Transcription automatique de l’épisode par Ausha :

Je vous souhaite la bienvenue dans cet épisode au cours duquel on va mieux comprendre ensemble ce qu’est la logothérapie et ce qu’elle peut vous apporter dans votre recherche de sens. Et à la fin de cet épisode, je vous proposerai un exercice permettant de plonger au cœur de cette thématique. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici. Une flamme s’allume, celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, logothérapeute. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. J’ai donc aujourd’hui envie de vous proposer de mieux comprendre ensemble ce qu’est la logothérapie et ce qu’elle peut vous apporter. La logothérapie, elle a été créée par Viktor Frankl, qui était un neurologue et psychiatre autrichien, né en 1905 et il est décédé en 1997. Viktor Frankl, c’était un contemporain de Freud et d’Adler et il est considéré comme l’un des plus grands psychothérapeutes du XXe siècle. Alors, il est un petit peu moins connu. pour le moment en France, ou en tout cas moins reconnue. Et je dis pour le moment parce que, à mon sens, et je vais le développer un petit peu dans cet épisode, la recherche de sens, le besoin de recherche de sens est tellement central de nos jours que forcément la pensée de Viktor Frankl ne peut que revenir à la lumière en France. Ou en tout cas, je le souhaite réellement parce que cette approche est vraiment magnifique. Alors. Par rapport à ça d’ailleurs, je dis que son approche est absolument magnifique et à la fois c’est important pour moi de préciser une toute petite chose. On va voir énormément de points de cette pensée de Viktor Frankl au cours de cet épisode. J’aimerais qu’on garde en tête que cette pensée est aussi teintée de l’époque dans laquelle vivait bien évidemment ce grand psychiatre. Et pourquoi je précise ça ? Parce qu’il y a quand même quelque chose dans la pensée de Frankel qui, moi, m’interpelle un petit peu, qui, à mon sens, n’est plus à l’ordre du jour, à savoir qu’il y avait quand même à l’époque une vision assez spéciste de notre environnement ou de notre société. et il est souvent précisé dans la pensée de Frankl, comme à l’époque les philosophes, que l’homme est supérieur à l’animal. Et ça… forcément, ça ne correspond plus vraiment aux valeurs de notre société, et à juste titre, à mon sens, et bien heureusement même. Ou en tout cas, on est sur le chemin d’une réflexion pour justement ne plus avoir cette vision très spéciste de notre société. Voilà, donc ça c’était juste une petite parenthèse avant de rentrer plus en détail dans ce qu’est la logothérapie et la pensée de Frankel. Mais pour moi, quand même, c’était très… très très très important de le préciser que je n’ai pas cette vision-là et d’ailleurs vous ne m’entendrez plus évoquer cette distinction entre l’homme et la minimale qui est pourtant assez centrale finalement dans cette pensée-là. Mais pour moi, c’est très important de ne pas, bien évidemment, tout refuser de la pensée de la logothérapie juste compte tenu de cette ancienne valeur-là. qui était celle de l’époque. Voilà, donc ça c’était ma petite précision. Allez, rentrons un petit peu plus en détail maintenant dans ce qu’est la logothérapie et comment elle est venue à la pensée de Frankel. Alors Frankel, il a commencé à développer sa pensée après la crise de 1929, puis surtout pendant son expérience des comptes de concentration, parce qu’il a été en effet déporté et pendant cette terrible expérience, Il a pu se rendre compte que les prisonniers qui survivaient le moins mal possible à cette terrible expérience, c’était ceux qui avaient conservé un but, un sens à leur vie. Et donc ça, ça lui a permis de développer la logothérapie et l’analyse existentielle que je vais développer. Donc la logothérapie, ça vient de logos, qui signifie parole, ou encore par extension, la rationalité. l’intelligence. Or, pour Frankel, trouver un sens à sa vie, c’est avant tout trouver et exprimer, donc en utilisant la parole, ses valeurs. Logos est donc pris dans l’acception de sens et donc la logothérapie, c’est une thérapie basée sur la recherche de sens. La logothérapie, c’est associé à l’analyse existentielle. On parle souvent d’analyse existentielle et de logothérapie. Pour simplifier, l’analyse existentielle, c’est la théorie et la logothérapie, elle, c’est l’approche clinique, c’est-à-dire les outils qu’on utilise lors des rencontres avec les patients. Donc, pour mieux comprendre ce que sont ces deux approches, on va développer certains mots-clés qui sont très présents dans la logothérapie. Tout d’abord, un terme que l’on entend beaucoup, c’est ce qu’on appelle la noésis. Partez pas tout de suite, promis, je vais largement expliquer tout ça. Alors, noésis, ça vient de nous, qui signifie esprit, intellect ou raison. Et qui, selon Platon, et la faculté d’atteindre la vérité par l’intuition. Platon voyait d’ailleurs la noésis comme l’expression la plus élevée de l’âme humaine, celle qui transcende les désirs et les passions pour atteindre une vérité supérieure. Alors pour Frankel, la noésis renvoie également aux capacités de transcendance de l’humain et à sa capacité à rechercher du sens, y compris dans la souffrance. Et oui, puisque je l’ai bien expliqué, c’est vraiment dans son expérience des… quand qu’il a développé cette pensée-là. Donc pour lui, la noésis reste présente, même dans des conditions terribles de souffrance. Et ce qui est quand même fascinant, c’est que l’être humain se pose toujours la question du sens de la vie. Et cela, quelle que soit sa situation sociale, physique ou psychologique. Alors vous allez peut-être me dire à juste titre, non, il y a plein de gens qui ne se posent absolument pas. la question du sens, ou alors qui disent que justement, la vie n’a pas de sens. Et moi, j’en connais également. Sauf que, en disant cela, que par exemple, la vie n’a pas de sens, justement, ce qu’ils disent, c’est que le sens de la vie est qu’il n’y a pas de sens à la vie. Ok, ça y est, ça commence à partir dans tous les sens. Non, je m’explique. Je prends des exemples de personnes que je connais et qui me disent que pour eux, profiter de la vie sans se poser plus de questions et finalement la seule chose à faire. Et bien clairement, en exprimant ça, ils indiquent que pour eux, le sens de leur vie est de profiter de la vie. Donc l’être humain se pose systématiquement la question du sens de la vie. Autre terme important en logothérapie, ce qu’on appelle la névrose noogène. Alors noogène venant également de nous, donc toujours de la dimension spirituelle de l’homme, comme on vient de le voir. Pour comprendre facilement ce qu’on nomme la névrose noogène, une citation de Frankel, à savoir l’homme ne souffre pas uniquement de ce qui lui arrive, mais surtout de l’absence de sens qui l’accorde à ce qui lui arrive. Alors ce que signifie cette citation, c’est que la névrose noogène est une souffrance existentielle liée à l’absence de sens. Or, quelque chose qui est très intéressant, je trouve, et qui le différencie justement de ses contemporains, c’est que, selon Frankel, la souffrance noogène, elle est inhérente à l’être humain, donc elle fait partie intégrante de notre humanité, et surtout n’a rien de systématiquement pathologique. Et ça, forcément, c’est assez novateur presque. Pourtant, c’est des théories anciennes, mais c’est quand même assez novateur. Je vais m’expliquer. Déjà, cette pensée-là, elle était quand même très différente de celle de ses contemporains, Freud et Adler, pour qui toute souffrance était liée à une maladie ou à une pathologie. Or, selon Frankel, ce n’est pas forcément le cas. Alors oui, parfois, une pathologie physique ou psychologique peut s’ajouter à la souffrance existentielle. Mais cette souffrance existentielle, elle peut exister seule parce qu’elle fait partie intégrante de notre humanité. Je vais le dire de manière un petit peu plus triviale. Oui, parfois, je dis bien parfois, c’est pas systématique, mais parfois, on n’a pas forcément besoin de creuser pendant des heures encore et encore dans nos souffrances passées pour aller mieux. Ben non. Bien évidemment qu’à de très les nombreuses occasions, c’est absolument pertinent et essentiel. Mais parfois aussi, à certains moments de vie, Et bien, découvrir un sens à ce que nous sommes en train de traverser, et bien peut profondément apaiser et nous remettre sur le chemin de notre destinée. Une autre citation de Frankel pour illustrer celle-ci, je l’aime beaucoup parce que je la trouve vraiment très belle et source d’énormément d’éléments de réflexion. Donc cette autre citation qui dit, « Si on ne sait pas pourquoi vivre, aucun comment ne semble suffisant. » Je la redis, peut-être ? Ouais. Si on ne sait pas pourquoi vivre, aucun comment ne semble suffisant. Alors, ce qu’on peut entendre par ce comment, eh bien, ça serait tout ce qu’on va mettre en œuvre, finalement, pour vivre différemment. Par exemple, on peut travailler sa confiance en soi. On peut, bien évidemment, travailler à guérir de ses traumas. Et ça, c’est le comment vivre. Comment je fais pour avoir plus confiance en moi, pour m’exprimer plus dans la vie ? Bien sûr que ça c’est essentiel et à la fois si on n’a pas compris le pourquoi vivre, donc quel est le sens, et bien ce comment va nous amener d’autres comments et il risque fort de ne jamais être suffisant. Autre point par rapport à cette souffrance noogène, toujours selon Frankel, ça serait une névrose collective contemporaine. Alors notre société elle repose sur la recherche du plaisir et de l’immédiateté. Ça, je pense qu’on ne peut être que d’accord là-dessus. Et ça, forcément, à un moment ou un autre, ça amène un vide existentiel. Et surtout, ça risque de créer un cercle vicieux. Parce que ce vide existentiel peut nous amener à nous réfugier encore plus dans des distractions superficielles, la consommation, le divertissement, renforçant ensuite, forcément, le vide existentiel. Donc, ça crée un espèce de cercle vicieux. Et donc pour sortir de cette névrose collective, il va falloir reprendre du pouvoir face à la réaffirmation de nos valeurs et à la souffrance que peut créer la névrose néogène. Et ça, ça va être créé par ce qu’on appelle l’anodynamique. Alors à nouveau, en termes de logothérapie, l’anodynamique qui est considéré comme un état de tension entre ce que la personne est dans le présent et ce qu’elle cherche à devenir ou à accomplir dans la vie. Et cette tension noéodynamique, c’est l’un des moteurs de la santé mentale. Tout simplement car elle nous pousse à aller de l’avant, à créer et à chercher de l’épanouissement en donnant du sens à notre existence et en sortant de ce fameux cercle vicieux de la névreuse noogène. Et le but de la logothérapie, c’est de stimuler cette noéodynamique lorsqu’elle s’est éteinte lors d’une étape de souffrance noogène, donc dans notre perte de sens. Avant de rentrer dans les techniques qui permettent de travailler tout ceci en logothérapie, je vais rappeler ce que j’ai indiqué dans le premier épisode, à savoir comment on peut découvrir ou redécouvrir le sens dans notre vie. Et selon Frankel, c’est dans les trois domaines suivants. Tout d’abord, le sens. peut se découvrir dans l’expérience, c’est-à-dire dans la relation à l’autre, dans l’amour, dans la relation à la nature, aux animaux. Il peut également se découvrir dans la création. Quand on entend création, on pense forcément à une œuvre, mais en réalité c’est ce qu’on offre au monde. Donc bien sûr dans une œuvre, mais c’est aussi par exemple dans nos engagements. Et enfin, le sens peut se découvrir dans l’attitude face à la souffrance qui est inhérente. elle aussi à notre expérience en tant qu’être humain. Allez, un exemple pour illustrer ces trois domaines. Dans notre jeunesse, on peut, pourquoi pas, trouver du sens dans l’amitié, tout d’abord. Puis jeune adulte, dans l’engagement militant, par exemple. Et puis, peut-être plus âgé, on trouvera du sens dans la résilience et la transmission des valeurs que nous a offert un proche décédé. Donc voilà les trois domaines qui… permettent de découvrir ou de redécouvrir du sens de notre vie. Donc l’expérience, la création et l’attitude face à la souffrance. Et en logothérapie, il y a différentes techniques justement pour aider à retrouver l’anneau dynamique et donc retrouver du sens dans notamment ces trois domaines. Quelles sont ces différentes techniques ? Tout d’abord, on va aider notre patient à se focaliser sur les possibilités futures plutôt que sur les souffrances passées. Forcément, ça, ça le différencie d’autres thérapies. Alors attention, ce n’est pas quelque chose qui vient s’opposer aux autres pratiques thérapeutiques. D’ailleurs, en fonction de ce que va traverser le patient, très clairement, la logothérapie ne va être que complémentaire. Je vais m’expliquer. La logothérapie, elle va aider à se focaliser sur le potentiel du futur. Mais si la personne est dans une détresse psychologique importante sur le moment qu’il y a une dépression installée, très clairement, la logothérapie ne sera pas suffisante. Le patient devra impérativement être accompagné par un professionnel type psychiatre ou psychologue pour pouvoir le soutenir. face à sa dépression et éventuellement accompagnée d’un traitement adapté. Donc ça c’est quelque chose de très important à garder en tête. Oui la logothérapie, si la souffrance est noogène mais pas associée à une pathologie, la logothérapie peut être suffisante. Dans beaucoup de situations, elle va venir en complément d’autres thérapeutiques. Et ce travail thérapeutique en logothérapie. se fera par la focalisation sur les possibilités futures, comme je le disais. Également, autre outil de la pratique logothérapeutique, c’est ce qu’on nomme le dialogue socratique. Alors, le dialogue socratique, c’est absolument pas une chasse gardée de la logothérapie. C’est une méthode de questionnement qui est pratiquée par de très nombreux professionnels, qu’ils soient thérapeutiques. ou en coaching par exemple, mais qui est vraiment centrale dans la pratique de logothérapie. Alors, une définition du dialogue socratique, c’est une méthode de questionnement qui a été développée par Socrate, dont l’objectif est de guider l’interlocuteur dans une quête de vérité afin de découvrir par lui-même les connaissances qu’il porte en lui sans le savoir. Et au vu de cette définition, on peut… Bien évidemment, se rendre compte que c’est une méthode de questionnement qui est très clairement utilisée par de très nombreux professionnels thérapeutiques. Alors pourquoi le dialogue socratique est tellement utilisé ? Eh bien, parce qu’il aide à voir les choses différemment et à remettre notamment nos croyances en perspective, ce qui est un outil fondamental pour justement avancer dans sa quête de sens. Et au vu de la présentation de ces deux outils, Alors… Il y en a d’autres, mais je ne vais pas non plus tout dévoiler dans ce premier épisode de présentation de cette démarche thérapeutique. Donc, ces deux outils, ce qu’ils déjà mettent en valeur, j’espère, c’est que dans cette pratique thérapeutique, il n’y a pas de recette miracle proposée. Du type, faites ceci et tout ira bien. L’idée de ce petit commentaire, de cette petite précision, c’est de dire que bien évidemment, le développement personnel a beaucoup de valeur. Parce que quand je parle de recette miracle, c’est un peu de ça dont je vais parler, donc à savoir ce qu’on appelle le développement personnel. À mon sens, le développement personnel a énormément de valeur et j’ai moi-même beaucoup travaillé, plein d’outils de développement personnel à titre… personnel justement et puis j’en propose également, toujours en formation et en accompagnement. Donc pour moi ça a énormément de valeur. Malheureusement, parfois il y a quand même une grosse déviance avec ces outils-là qui peuvent être proposés comme des recettes miracles et amener une forme d’injonction. Donc si vous n’utilisez pas cette méthode-là, c’est quand même, vous avez raté votre vie presque, comme on dirait. Et ça, c’est quand même un petit peu dommage à mon sens, parce que, comme je le disais, ça crée des injonctions. Et les injonctions, il y a toujours un côté un petit peu culpabilisant, et en plus de ça, on n’est pas obligé de se reconnaître dans chacun des outils, vendus comme une recette miracle. Et c’est en ça, à mon sens, que la logothérapie est une magnifique pratique d’accompagnement individuel, car elle ne propose certainement pas. de méthode miracle, mais elle invite chacun à réfléchir à sa vie, à ses valeurs, afin de trouver justement un nouveau sens à sa vie. Alors je veux également revenir sur une des questions phares que j’ai déjà posées dans l’épisode de présentation, une des questions phares donc de logothérapie, à savoir qu’est-ce que la vie attend de moi en ce moment ? Alors pourquoi j’ai envie de revenir sur cette question ? Eh bien car elle nous invite à sortir d’une croyance collective que la vie nous doit quelque chose. Je vais m’expliquer et ça, quand on le comprend, il y a un côté un petit peu dérangeant. Nous avons collectivement ce qu’on appelle le biais cognitif de la vie juste. Alors déjà ce que c’est un biais cognitif, c’est un bug dans le cerveau, ni plus ni moins. C’est-à-dire que le cerveau un petit peu feignant, il va prendre des raccourcis pour se faciliter la tâche. On appelle ça donc un biais cognitif. Et donc nous avons celui de la vie juste. Celui-ci, il est assez terrible quelque part, mais il est essentiel à comprendre. Nous avons cette croyance collective. que nos bonnes actions seront récompensées par la vie. Alors juste pour préciser, cette notion de biais cognitif, elle a été largement étudiée en sciences sociales depuis très très très très longtemps. Donc c’est pas quelque chose que je tire du chapeau comme on dit. Vraiment, cette notion-là, elle est largement connue et elle est source de beaucoup d’incompréhensions et voire de souffrances dans nos quotidiens. Donc nous attendons. de la vie qu’elle nous récompense. Et ça, forcément, ça ne peut être que source de souffrance. Parce que la vie, en réalité, et c’est une très mauvaise nouvelle, la vie n’est ni juste, ni injuste, malheureusement. La vie est, tout simplement. Et plus on va avoir cette croyance qu’elle nous doit quelque chose, plus on peut être dans la souffrance. Et en se posant la question de qu’est-ce que la vie attend de moi en ce moment, On peut sortir justement de ce biais cognitif. Et peut-être qu’au contraire, la vie, par la souffrance qu’elle nous impose par exemple, nous pousse à chercher du sens et donc à se remettre en mouvement pour revivre à nouveau de l’anodynamique. Et le but de la logothérapie, il est justement d’aider l’individu à transformer sa souffrance en expérience utile pour lui. Et pourquoi pas pour les autres et le collectif. Donc on passe de c’est la vie qui nous doit à qu’est-ce que nous, nous pouvons faire ? Qu’est-ce que la vie nous invite à faire ? De la souffrance qu’on est en train de traverser, ni plus ni moins. Et ainsi, une fois qu’on aura dépassé notre souffrance, nos gènes, et bien ça nous permettra de découvrir que le sens de notre existence consiste en réalité en une fine adéquation entre nos valeurs. Notre projet de vie est ce que l’on met en œuvre pour le réaliser. Allez, je vais m’arrêter là pour cet épisode déjà bien rempli sur cette question de la logothérapie. Si vous avez des questions par rapport aux différents termes que j’ai évoqués, besoin de compléter un petit peu cette thématique-là, je vous invite comme d’habitude à commenter cet épisode dans l’espace dédié, c’est avec plaisir que j’y répondrai. Comme promis, je vais vous proposer un petit exercice. Sauf que, on va faire les choses un petit peu différemment. Souvent, face à une souffrance existentielle, notre société, elle nous invite à faire, faire, faire et encore faire. Comme je le disais, c’est les outils miracles qui sont proposés quand on est dans la souffrance. Or, bah pas aujourd’hui. Moi, c’est pas ce que j’ai envie de vous proposer. Ce que j’ai envie de vous proposer, c’est… pas forcément quelque chose de confortable, pourtant c’est essentiel justement pour remettre du mouvement. C’est d’abord se poser dans ce vide existentiel. Alors pas de la méditation, pas faire de la méditation, pas chercher à regarder ses pensées passer. Non, juste se poser et ne rien faire. Ne rien faire donc pas même de la méditation. Alors ça peut être trois minutes, cinq minutes, dix minutes, voire même une heure, pourquoi pas. Comme bon vous semble. Mais simplement, voilà, acceptez que ce vide est là. Que là, pour l’instant, on est dans cette phase de je ne sais plus. Je ne sais plus où je vais. Je ne sais plus pourquoi j’y vais. Je suis juste ici. Alors oui, c’est extrêmement inconfortable. Ça nous fait peur. Et c’est logique. On a vu le fait d’en avoir peur. On va chercher à se distraire. À se distraire malheureusement. Sauf que c’est justement dans ce vide-là que l’on peut retrouver notre non-dynamique et donc notre motivation à aller à nouveau à la recherche de sens. Alors, cette première étape, c’est d’accepter que ce vide soit là, qu’il fait partie de notre humanité, même si ce n’est pas facile. Et ensuite, seulement, on verra ce qu’on peut y faire pousser à l’intérieur de ce vide. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt !