Épisode. Pourquoi sommes-nous devenus si sérieux ?

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Transcription automatique par Ausha :


Nous sommes désormais en octobre, la rentrée est passée depuis longtemps et nous avons donc repris nos routines, nos habitudes et nos têtes de gens bien trop sérieux, notamment dans les transports en commun. Où sont passées nos envies d’enfants de découvrir le monde avec avidité et surtout avec légèreté ? Pourquoi pour certains auteurs, le sérieux est clairement devenu le mal du siècle ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble aujourd’hui. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez « Où est le sens ? » Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble. vers ce qui fait sens. Je vais commencer en vous racontant une petite histoire. Lors d’une formation Agilité Émotionnelle en entreprise, j’ai l’habitude de faire une micro-séance de yoga du rire. Alors si vous ne connaissez pas le yoga du rire, l’objectif est de se « forcer » à rire en groupe grâce à certains exercices et souvent ensuite le rire devient naturel car très communicatif. Et une fois dans un groupe, il y a eu un participant qui justement avait un rire, mais extrêmement, extrêmement communicatif. Donc, on a vraiment eu un fourrir collectif qui nous a fait un bien fou. C’était en fin de journée, c’était un moment absolument extraordinaire. Et dans le tram de retour, je repense forcément à ce moment. Et d’un coup, à nouveau, le fourrir me prend. Sauf que, eh bien, ce fourrir, je l’ai tout simplement bloqué. Et ça, eh bien, ça m’a pas mal interpellée. Parce que j’avais passé deux jours… à travailler la question du lâcher prise émotionnelle et aussi la libération du regard des autres. Et là, je me retrouve à bloquer quelque chose qui aurait été forcément extrêmement agréable. Mais j’ai, soyons honnêtes, tout simplement eu peur de passer pour folle à me marrer toute seule. Et ça, malheureusement, on le vit tous et toutes très fréquemment. Sur la question du rire, on entend souvent que les enfants rient 400 fois par jour contre seulement 15 fois pour les adultes. En réalité, cette statistique très répandue, elle n’a pas de source scientifique clairement identifiable. Donc attention avec ce genre de ratio. En revanche, des recherches qui datent de 2002 portant sur plus de 10 000 personnes montrent bien, oui, que la fréquence du rire diminue globalement avec l’âge. Nous ne rions pas assez, c’est évident. Mais nous avons également perdu notre spontanéité de l’enfant. Ainsi, même nos loisirs deviennent ni plus ni moins des projets à optimiser. Il faut être productif, que le projet soit valorisant, voire instagrammable. Même prendre soin de soi devient une injonction super sérieuse avec des routines en 8 étapes pour la skin care. Nous avons désormais du mal à simplement nous amuser pour nous amuser. D’ailleurs, un fait intéressant que vous avez sans aucun doute remarqué, souvent, on s’autorise à retrouver notre âme d’enfant en présence d’enfant. Le parent, il va tout à fait s’autoriser à faire de la balançoire quand son enfant est là. Par contre, il y a peu de chances qu’il le fasse seul en sortant du bureau pour décompresser. Alors pourquoi, en tant qu’adulte, en sommes-nous là ? Peut-être déjà, car le sérieux, ça nous donne une impression de contrôle, de maîtriser les choses et donc de se protéger. Le sérieux, ça permet d’éviter le regard des autres, le ridicule, mais aussi l’échec. D’ailleurs, ce qui est quand même questionnant, c’est que les jeunes indiquent désormais clairement la peur d’être gênant. Ça, c’est lié à l’omniprésence de l’image. De nos jours, tout peut être filmé et se retrouver sur les réseaux, avec malheureusement tout ce qui peut être lié à cela, le harcèlement notamment. Et forcément, ça ne les aide pas à oser sans avoir peur du ridicule. Finalement, nous perdons peu à peu notre spontanéité. Et être sérieux, eh bien oui, devient finalement ne surtout pas se mettre en danger. Alors attention, je ne dis pas que ce n’est pas légitime comme ressenti. Nous avons d’ailleurs tous et toutes déjà subi la moquerie ou pire du harcèlement. Nous savons donc à quel point cela peut être dur ou carrément terrible quand on parle de harcèlement. Nous avons donc appris à nous protéger. Mais cette protection, ça nous empêche de vivre notre vie mais aussi de trouver de la joie. Le sérieux nous empêche la curiosité, de faire quelque chose juste comme ça pour rien. de créer, de se tromper aussi. Et toutes ces choses-là, elles sont source de plaisir en réalité. Alors, vous allez peut-être me dire mais le monde, lui, il est sérieux, donc comment ne pas l’être ? C’est vrai qu’on pourrait le penser. Et à la fois, la légèreté n’est pas la superficialité. Car on peut être profondément engagé dans ce monde et pourtant savoir rire, jouer, faire l’idiot. Car Et si justement, la légèreté était un levier pour faire face à ce monde en tension ? Et c’est justement avec cette question-là que l’on recoupe la question du sens. Nous pensons souvent que le sens de nos vies se trouve dans des choses sérieuses. Un métier, des engagements, des responsabilités. Ce qui met d’ailleurs une pression assez importante. Or, ce que nous explique Viktor Frankl, le père de la logothérapie, donc la thérapie centrée sur le sens, c’est qu’une des grandes sources de sens se trouve en réalité dans l’expérience. Donc, dans ce que nous vivons, expérimentons, découvrons, ressentons. Et donc, pas seulement dans de grandes choses, de grands projets. La joie, le rire, la beauté peuvent être des expériences riches de sens. Car oui, une vie riche de sens, n’est donc pas forcément une vie grave, bien au contraire. Retrouver la légèreté, ça permet de se retrouver, retrouver ses envies réelles cachées, souvent, oui, sous des couches de sérieux. Et c’est ça qui peut nous remettre sur chemin vers le sens. Alors, maintenant que, j’espère, vous avez compris avec moi l’intérêt de se remettre un petit peu en tension, un petit peu en danger, et retrouver finalement la légèreté, la joie de l’enfance, quelques pistes justement pour y accéder. Tout d’abord, pour une fois, essayez de faire quelque chose sans aucun objectif. Sans le partager sur les réseaux, par exemple. Non, juste pour soi. Autre chose, ça je trouve qui est extrêmement puissant, retrouver des activités que l’on faisait enfant ou adolescent, des livres que l’on lisait aussi. Vraiment, repratiquer cette activité-là, c’est une sensation, si vous l’avez déjà fait, vous l’avez forcément vécu, c’est une sensation qui est très particulière parce que, oui, on a l’impression de retrouver l’enfant. Ça peut être un moteur très intéressant de retour vers notre âme d’enfant. Également, laisser une place à l’imprévu. Oui, alors ça, c’est pas simple, j’en conviens, dans nos vies extrêmement rythmées. Mais oui, parfois, se tromper de chemin. laisse place à l’imprévu et peut permettre une expérience très riche de sens. Autre chose, accepter d’être mauvais et aussi de rire de soi. Alors ça c’est pareil, c’est super difficile. Donc attention, quand je vous dis ça, c’est pas une injonction, c’est un chemin, c’est une piste tout simplement. Qu’est-ce qui peut nous aider à ça ? Déjà, se souvenir que tout le monde a été un jour débutant. et que personne ne maîtrise toutes les activités et tous les sujets. Allez, je vais même vous faire une proposition encore plus concrète, avec l’idée d’un défi. Alors, le défi que je vais vous proposer, il est tiré au sort dans le livre 365 jours pour retrouver son âme d’enfant, paru aux éditions Larousse. J’ai un petit peu peur d’écorcher le nom de l’autrice, donc je vais éviter, et à la place je mettrai le lien vers cet ouvrage très sympathique. dans la description de cet épisode. Donc j’ai tiré au sort un défi proposé parmi les 365 défis, et j’ai vraiment tiré au sort. Mais ce qui est assez rigolo, c’est que ça tombe bien, car le défi que je vais vous proposer, je l’adore vraiment, et je l’avais d’ailleurs réalisé avec une amie. Je suis sûre d’ailleurs qu’elle se reconnaîtra, et je l’embrasse donc très fort au passage. Ce défi, il est nommé « Ramène un trésor » . L’objectif, c’est d’aller se promener avec son âme d’enfant. Et cette âme d’enfant qui voit dans chaque caillou, chaque feuille, un trésor inestimable. Si vous vous prenez au jeu, oui, je vous promets qu’en effet, vous trouverez des trésors. Alors, vous allez peut-être me dire « Oui, mais quel objectif a ça ? » Eh bien, aucun, justement. Si ce n’est, peut-être, enfin… de prendre du plaisir à être ici et maintenant, de redécouvrir le monde avec des yeux d’enfant et de retrouver enfin la liberté que nous avons perdue en grandissant. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. À bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée. Et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. (Re)trouver du sens au travail

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Dans le premier épisode sorti dimanche dernier et consacré à la notion de sens au travail, nous avons essayé de voir si le travail a encore un sens. Aujourd’hui, nous allons voir quoi faire pour retrouver du sens au travail quand on semble finalement l’avoir perdu. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Alors, avant de commencer, une toute petite précision. Quand je parle de… Travail, ce n’est bien sûr pas que l’activité professionnelle. Il peut s’agir aussi, par exemple, de l’investissement d’une personne retraitée dans des associations. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que ça prend aussi beaucoup de place et de temps dans la vie de ces personnes-là. Et parfois aussi, le sens peut se perdre dans ce contexte, même s’il était bien sûr au démarrage parfaitement choisi. Donc cet épisode, il vous est oui aussi dédié. Toutes les personnes qui ont une activité à l’extérieur de chez eux, même si j’utilise le mot travail, remplacez-le par implication dans des associations par exemple, etc. Mais voilà, c’est pour toutes les personnes qui ont une activité à l’extérieur. Alors, le premier point à réfléchir si vous pensez avoir perdu le sens au travail, c’est qu’avez-vous perdu en réalité ? Est-ce que c’est le travail en lui-même qui n’a plus de sens ? Est-ce que ce sont les conditions qui ont changé et qui donnent donc l’impression d’avoir perdu le sens ? Est-ce que c’est le lien avec les collègues, l’encadrement, les clients, les bénéficiaires qui ne sont plus satisfaisants ? Ou est-ce nos propres aspirations quelque part qui ont changé ? Ces questions, elles sont importantes parce qu’elles permettent de faire la différence entre une fatigue, un épuisement et une réelle perte de sens. Car… parfois, oui, une fatigue peut nous donner l’impression d’avoir perdu le sens. Et le sens, il est peut-être alors seulement caché sous des liens devenus insatisfaisants, par exemple. Alors attention, comme je l’ai déjà dit dans l’épisode 1, que je vous invite à aller écouter si ce n’est pas encore déjà fait, l’idée n’est certainement pas de minimiser la souffrance au travail. La question du sens, elle n’est Pas à se poser clairement en l’état si vous vivez dans un environnement toxique. Parce que se poser cette question-là, ça serait presque minimiser votre souffrance et pourrait au contraire l’aggraver. Donc si vous avez des doutes, je le redis, je l’ai dit dans l’épisode 1, mais je le redis parce que c’est très important pour moi. Si vous êtes dans une souffrance professionnelle et que vous avez des doutes sur ce que vous traversez, faites-vous accompagner. Ça vous permettra justement d’éclaircir les situations que vous traversez et de mieux comprendre s’il s’agit d’un environnement inapproprié ou d’une perte de sens. Alors, revenons à la perte de sens. L’idée, ça va être de chercher où il peut encore se trouver, où se retrouver. Souvent, nous cherchons le grand sens, celui qui va nous épanouir sur de nombreux plans. Et ça, je vous envoie à nouveau vers l’épisode 1 où je l’avais expliqué. Or le sens, en réalité, il se cache souvent dans des actes très concrets, voire très simples. Pour nous aider à comprendre ça, on peut se poser la question qu’est-ce que mon travail, mon activité m’apporte et apporte concrètement ? Donc pas qu’à moi, aux autres, au monde. Se poser cette question-là… Qu’est-ce que le travail m’apporte et apporte concrètement ? Eh bien, ça permet de mettre en lumière une des trois voies du sens selon la logothérapie. Allez, la première voie du sens, c’est la création. Donc la création, ce que l’on crée, accomplit, qui est un facteur puissant de sens. Or, parfois, sous la pression, la fatigue, nous perdons de vue justement ce que le travail peut apporter au monde. Et ça ? Pour retrouver du sens, c’est important d’aller à la recherche, de se rappeler de ce que finalement nous créons. La seconde voie du sens, c’est l’expérience. Et ça, l’expérience, ça va passer par ce que l’on vit et ou reçoit. Donc la question, c’est quelles rencontres, relations, expériences ont encore de la valeur dans ce que je vis dans mon quotidien. Le sourire d’un client, d’un bénéficiaire par exemple, permet souvent de refaire émerger le sens qu’on a perdu sous la pression ou la fatigue. Et enfin, un accent. peut être très intéressant pour retrouver du sens, c’est notre positionnement. Nous n’avons souvent pas la main sur les contraintes, le salaire, les collègues, les conditions de travail, etc. Mais nous avons une liberté, notre façon de réagir face à cela. Et ça, eh bien oui, c’est une source très puissante car ça nous redonne notre liberté intérieure. Oui, nous choisissons en… permanence. Je vais m’expliquer, mais cette question-là, elle surprend souvent beaucoup mes participants et participantes en formation. Pourtant, c’est vraiment une notion importante car elle nous redonne du pouvoir et de la liberté. Ce que nous devons comprendre, c’est que nous avons toujours le choix. Oui, tous les matins, nous choisissons consciemment de rejoindre un travail qui peut-être ne nous convient plus. Je vous entends presque hurler là en m’écoutant. Et vous allez peut-être dire mais c’est complètement faux, j’ai des factures à payer, le loyer, etc. Et oui, vous avez tout à fait raison, c’est vrai. Mais par contre, on pourrait faire différemment et en subir les conséquences. L’idée, c’est que oui, on pourrait ce matin-là ne pas aller travailler. Mais par contre, on aurait bien sûr des conséquences. Donc nous avons en permanence le choix. Alors attention, quand je dis ça, le but n’est certainement pas de faire culpabiliser. Au contraire, bien comprendre cette notion-là, ça ramène de la légèreté. Comme je l’ai dit, oui, je pourrais ne pas aller travailler ce matin. Mais je choisis d’y aller pour ne pas subir les conséquences négatives. Comprendre cela, que l’on a choisi en conscience, ça permet peut-être d’être… un petit peu moins ronchons au travail. Ou en tout cas, de vivre la journée avec un petit peu plus de légèreté. Je vais prendre un exemple. J’adore souvent les formations parce qu’il y a toujours un côté un petit peu magique par rapport à ce qui se passe. Je m’explique. J’ai expliqué ce concept-là à un groupe et clairement on n’était pas d’accord avec ça. Me renvoyer à juste titre que la vie c’est pas si simple et que nous avons des obligations, etc. Et j’ai une participante qui, elle, dit Mais moi, je suis tout à fait d’accord avec vous. » Et elle nous explique que ça faisait des mois qu’elle vivait dans un environnement toxique au niveau professionnel. Et un jour, elle a compris ça. Elle a dit « Mais finalement, tous les jours, je choisis d’y retourner. » Et là, elle a pris une décision. Elle a tout quitté. Elle a démissionné. Alors, chapeau bas quand même à cette participante. Je ne sais pas, peut-être qu’elle m’écoutera, on ne sait jamais. Mais chapeau bas. Elle était maman solo. avec enfant en bas âge à cette époque-là, et elle a démissionné. Donc, vraiment, oui, chapeau, clairement. Par contre, ce qu’elle nous racontait, c’est que derrière, ça a été un immense cadeau, parce qu’elle a pu trouver le travail qui lui convenait en tout point, quelque part. Donc, ce qu’elle a vraiment mis en lumière, c’est que oui, nous choisissons. Mais attention, l’idée, encore une fois, n’est pas de se culpabiliser, mais de vivre les choses avec un petit peu plus de légèreté, comme je le disais. en se disant, ben ok, là, pour l’instant, j’en suis là. Pour l’instant, je choisis d’être, de rester dans ce travail qui ne m’épanouit pas. Et c’est ok, on verra plus tard si je fais un autre choix. Mais aujourd’hui, à chaque instant, je fais ce choix-là. Ce discernement-là, il nous permet, comme pour ma participante, eh bien, parfois, oui, de partir. Ou alors, eh bien, oui, de rester plus léger, comme je le disais. mais aussi de retrouver du sens dans des petites choses alors que nous l’avions perdu. C’est grâce à cela finalement qu’on va pouvoir se dire « bon, je fais ce choix-là, c’est vrai que c’est difficile, mais c’est vrai que j’aime bien la relation avec telle personne, telle personne, puis quand même, ça aide quand je fais telle tâche, etc. » Donc ça permet de nous reconnecter aux petites choses en lien avec le sens. Car comme je l’ai dit, c’est là qu’il se cache en réalité. Le sens dans les petites choses. Et d’ailleurs, ça va permettre de reconnecter le travail avec nos valeurs. Ça permet ainsi de se demander ce qui compte vraiment pour nous et de se poser ensuite la question « Quelles valeurs je peux encore exprimer dans mon travail ? » « Est-ce que je peux modifier quelque chose pour qu’il soit davantage en cohérence avec mes valeurs ? » Ainsi, dans des petites actions, remettre du sens permet de pouvoir exprimer à nouveau nos valeurs si importantes pour notre bien-être et notre santé mentale. Mais si… Après tous ces questionnements-là, on se rend compte que retrouver du sens, c’est vraiment pas possible dans notre métier actuel. Est-ce que la seule solution dans ce cas-là est partir ? Peut-être pas. Non, parce que parfois, comme on l’a vu, c’est impossible compte tenu de nos contraintes personnelles. Mais je le rappelle, le travail n’a certainement pas à être notre unique source de sens. Un autre exemple de participante. On travaillait justement la question des valeurs et cette participante m’expliquait que, eh bien, elle vivait très mal depuis quelques mois son activité professionnelle. En la faisant réfléchir aux valeurs importantes pour elle, elle a compris qu’elle croyait à tort que sa valeur fondamentale était la bienveillance. Elle avait beau mettre toute la bienveillance qu’elle voulait dans sa relation avec ses clients, elle ne se sentait pas nourrie. Et en l’écoutant, moi je me suis dit, je ne suis pas sûre que ça soit votre valeur. Number one presque. Et en réfléchissant, elle s’est rendue compte qu’en effet, pour elle, c’était la justice sa valeur la plus importante. Et elle avait l’impression que dans sa structure était vécu beaucoup d’injustices en lien avec la clientèle justement. Donc en réfléchissant avec elle, il n’était pas possible de quitter son travail, ou en tout cas elle ne souhaitait pas quitter son travail, mais elle a pris la décision de s’investir dans une association d’aide humanitaire qui lui a permis de remettre sa valeur de justice sociale au service ni plus ni moins du monde. Donc le sens n’est pas forcément dans ce que l’on fait, mais dans notre manière dont on contribue au monde. Et cela, oui, peut se vivre bien sûr dans le travail, mais aussi dans des associations, mais aussi par exemple dans l’art que nous offrons au monde, dans la relation avec nos voisins, dans un simple compliment même. offert à un inconnu, compliment qui lui aura alors illuminé sa journée. Notre société consumériste, elle nous a fait croire que le travail n’était plus seulement un moyen de subvenir à nos besoins et d’avoir des projets, mais aussi toute notre identité et notre unique source de sens. Et je crois qu’une fois qu’on a compris tout ça, il est grand temps de se réapproprier notre sens dans le travail. Oui, pourquoi pas, si cela vous parle. Mais surtout dans ce qui nous rend unique. Voilà, on est à la fin de cet épisode. Et je ne peux que vous souhaiter une belle réflexion, justement, sur ce qui vous rend unique. Mais allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt. Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Le travail a-t-il encore un sens ?

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Transcription automatique par Ausha :


Nous sommes en septembre et je crois qu’il est désormais grand temps de réfléchir ensemble à la question du sens de notre travail. Vaste thème qui va déjà faire l’objet de deux épisodes, un aujourd’hui et un la semaine prochaine, et sans aucun doute d’autres dans les semaines qui viennent. Alors aujourd’hui, nous allons réfléchir pour savoir si le travail a encore un sens. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Alors, avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois quand même préciser qu’il s’agit d’un sujet, je trouve, très sensible à aborder. La société matérialiste fait souvent porter individuellement le poids d’un dysfonctionnement collectif. Je m’explique, parfois on peut voir l’organisation de formation gestion du stress sans réfléchir à ce qui stresse réellement les salariés dans le fonctionnement de l’entreprise. Alors, si je prends cet exemple, Je ne dis pas que les formations sont inutiles, je suis formatrice, donc ça serait quand même un petit peu étrange. Par contre, ce que je tiens vraiment à préciser, c’est que parfois, consciemment ou inconsciemment, il est cherché à masquer la toxicité du système, notamment en abordant la question du sens au travail ou retrouver du sens au travail. C’est pour ça que je trouve que c’est un thème qui est quand même assez sensible à aborder. et donc si vous souffrez au travail, déjà c’est absolument légitime. Cette souffrance, elle peut, oui, bien sûr, masquer une perte de sens et on va le réfléchir ensemble. Mais ça peut aussi masquer une toxicité dans la structure dans laquelle vous évoluez. Donc ce qui est important par rapport à ça, par rapport à votre ressenti, eh bien c’est de vous faire confiance et oser demander de l’aide. Un professionnel Il saura justement vous aider à faire la part des choses, comprendre si on est sur une recherche de quête de sens ou s’il y a des choses bien plus graves que vous subissez et qui demanderont peut-être un accompagnement différent. Voilà, c’était super important pour moi de faire ce petit préambule pour vraiment vous inciter et vous inviter à prendre soin de vous dans ces questions de souffrance au travail. Parce que le travail, de nos jours, il occupe une place immense dans nos vies. Tant bien sûr en temps, que ça nous coûte, tant de déplacement, tant de travail en lui-même, mais aussi en énergie globale. Le travail, il est aussi devenu quelque part la source de notre identité. On se présente souvent en disant « je suis comptable » , « je suis formateur » , etc. Et c’est un « je suis » plutôt que j’exerce le métier de. Notre métier dans notre société, eh bien oui, il nous définit. Donc il nous définit, mais il est également source des relations que nous pouvons y créer. La question du salaire, elle est bien sûr essentielle, mais pour beaucoup, la question centrale est est-ce que mon travail a un sens ? Si on élargit, on peut même se poser la question, est-ce que le travail en lui-même peut être source de sens ? Historiquement, le travail est associé à la survie, à la contrainte. Le travail servait nos objectifs de vie, nourrir sa famille, avoir un toit. Alors, bien évidemment, c’est toujours le cas. Mais une contrainte supplémentaire est venue s’y ajouter. Désormais, le travail, comme je l’ai dit, il est aussi source de définition de soi. On est nombreux à y chercher une utilité, une reconnaissance. Le fait d’avoir la sensation de contribuer à quelque chose de plus grand. Il nous est clairement vendu de nos jours que le travail doit nous épanouir. Nous y cherchons donc du sens. Aussi, parce que justement ça nous définit. Le fameux « tu fais quoi dans la vie ? » C’est difficile de répondre par un « je joue à des jeux vidéo » ou « je sors mon chat en laisse » . Ça, pour la petite blague, c’est un petit clin d’œil à l’épisode sur la curiosité. pour ceux qui l’ont écouté. Non, le code collectif veut que nous répondions par un métier, par quelque chose de sérieux, mais surtout par ce qu’il sous-entend, nos valeurs. nos compétences et même, finalement, notre statut social. Donc ce qui était à l’origine qu’un moyen d’assurer une qualité de vie est devenu presque un étendard de toute notre identité. C’est donc pas étonnant que nous souhaitions désormais, oui, qu’il nous épanouisse, qu’il nous passionne, voire nous fasse grandir. Le travail, il est devenu, finalement, le lieu de réponse à des questions existentielles. C’est donc logique que le travail devienne si décevant. Car si un travail peut bien sûr, oui, être source de sens, il ne peut certainement pas en être l’unique source de sens. Or, en lui donnant une telle place dans la définition de qui nous sommes, nous lui confions aussi parfois cette place unique de source de sens. Sauf que, qu’est-ce qui se passe quand le travail devient décevant. La souffrance, à ce moment-là, elle peut être tout simplement terrible. Mais également, quand notre identité est liée à une activité. Que devient-on quand on est au chômage ou à la retraite, par exemple ? Quand nos missions changent, quand l’orientation de notre entreprise change également. Si nous sommes salariés, bien sûr. Que devient le sens que nous donnions à notre activité ? Si, également… l’activité entrepreneur que nous avons initiée ne porte pas ses fruits, comment ne pas y voir une remise en question de qui nous sommes en intégralité ? La santé mentale, elle est pour la seconde année grande cause nationale. Bon, avec des résultats jugés décevants par les professionnels en première ligne, mais ça c’est une autre histoire. Et la souffrance au travail est un thème qui est de plus en plus évoqué justement dans la question de la santé mentale. Alors attention ! À nouveau, en disant cela, je vous renvoie à mon introduction sur la précaution par rapport à ce que vous ressentez en lien avec votre travail et la souffrance en lien avec le travail, puisque, j’insiste, oui, la souffrance peut être liée à un environnement toxique, et la question du sens, malheureusement, dans ce cas-là, elle n’a pas à être prioritaire, si, par exemple, on vit bien sûr un harcèlement. Mais parfois, plus simplement, la question est, est-ce que cela mérite que je me lève chaque matin ? Et c’est là que la question du sens est présente. En réalité, le travail, il n’a certainement pas besoin d’être parfait ou confortable pour avoir un sens. La journée, elle peut être, oui, pénible, épuisante et pour autant continuer à nous nourrir. Des exemples, des soignants, des éducateurs, des enseignants, des éboueurs peuvent vivre une journée particulièrement difficile et pourtant y voir un sens profond. A l’opposé, parfois, un professionnel peut avoir un très bon salaire, des conditions de travail agréables et pourtant ressentir un vide profond. D’ailleurs, sur ces questions de santé mentale, on parle de plus en plus du burn-out. Alors, on connaît bien le burn-out qui est lui un épuisement physique et psychique lié au stress professionnel chronique, notamment dans le cadre de surcharge de travail ou exigence de travail excessive. Mais on connaît un tout petit peu moins le burn-out qui est lui… aussi une grande souffrance psychologique liée à un ennui professionnel chronique, notamment quand le travail est vécu comme sous-stimulant et ou vide de sens. Alors, quelles sont les sources de sens ? Je pense que vous commencez à les connaître si vous m’écoutez régulièrement. Selon la logothérapie, les trois sources de sens au travail, qu’est-ce que ça donne ? Eh bien, tout d’abord, la création. La création, c’est qu’est-ce que je produis ? au service de l’autre, du monde, dans le cadre de mon travail. La seconde source de sens, c’est l’expérience, le lien aux autres, les collègues, la hiérarchie, les clients par exemple, sont-ils une source d’enrichissement personnel ? Et enfin, l’attitude face aux contraintes, c’est se demander comment je choisis de me positionner quand je rencontre des difficultés. Alors, ce dernier point, lié au travail précisément, il mérite d’être éclairci. Une des sources de sens, comme je l’ai dit, est notre positionnement face aux épreuves ou aux contraintes, pour reprendre l’exemple précédent. J’ai d’ailleurs fait de nombreux épisodes en lien sur ce podcast. Selon moi, notre réaction face aux épreuves va nous montrer justement si celle-ci a un sens ou non. Allez, prenons deux collègues qui vivent les mêmes contraintes dans un même service professionnel. La première personne, elle est régulièrement frustrée. Parfois en désaccord, mais elle continue à trouver du sens car elle sait pourquoi et pour qui elle réalise ses missions. Ses contraintes, bien sûr elles sont pénibles, mais elles restent compatibles avec ce qui compte pour elle. La deuxième collègue, par contre, elle vit les mêmes contraintes, mais elles deviennent progressivement insupportables. Elle a l’impression de répondre à des procédures absurdes et d’être surtout inutile. Et la difficulté c’est qu’elle commence pas à pas à ne pas… plus voir à quoi elle sert. Ce que ça montre, c’est que pour ces deux personnes, ce ne sont pas les contraintes qui ont changé ou qui sont différentes, c’est le rapport au sens. Les contraintes ne sont finalement qu’un révélateur du rapport au sens. Alors pourquoi cette différence entre les deux collègues ? Eh bien, ils n’ont peut-être pas les mêmes valeurs ou le même verbe de vie. J’ai fait un épisode sur cette notion de verbe de vie, je vous mets le lien en description de celui-ci, mais déjà l’idée est que chacune de nos actions répond à notre verbe. Cela recoupe d’ailleurs les valeurs quelque part. Ainsi pour certains, aider, soutenir, réparer, embellir est leur verbe de vie. Si le travail répond, eh bien le sens sera sans doute là. Sinon… malheureusement le sens peut s’enfuir. Le sens au travail ne dépend donc pas seulement du métier exercé. La question n’est alors pas seulement est-ce que mon travail a un sens, mais aussi peut-être surtout, qu’est-ce que je cherche à travers lui ? On arrive à la fin de cet épisode, mais je vous rappelle que je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour poursuivre la réflexion. Nous verrons. Comment retrouver du sens au travail quand on a l’impression justement de l’avoir perdu ? Mais allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de « Où est le sens ? » . J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée. Et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie

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Transcription automatique par Ausha :

Peut-on réellement trouver un sens à sa vie… et cela, même dans les situations les plus difficiles ? C’est la question au cœur du livre Découvrir un sens à sa vie, écrit par le fondateur de la logothérapie. Aujourd’hui, je vous propose d’en explorer les idées essentielles, pour comprendre concrètement comment se découvre le sens.Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. J’ai souhaité nommer cet épisode du titre du livre best-seller de Viktor Frankl « Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie » . Alors cet ouvrage, il a été réimprimé plus de 140 fois en langue anglaise. Il a été traduit dans 22 langues et publié à 3,5 millions d’exemplaires. Et pourtant, il est en réalité… assez peu connus en France alors qu’à mon sens tellement essentiels. Je vais bien sûr vous dire quelques mots sur Viktor Frankl, l’auteur de ce livre best-seller. Mais avant, on va voir pourquoi, à mon sens, ces apports méritent désormais vraiment d’être plus connus. Quand on parle du sens de la vie, c’est souvent indiqué comme quelque chose caché quelque part que l’on doit chercher et surtout trouver, surtout dans notre société consumériste. On trouve d’ailleurs de très nombreux ouvrages proposant des méthodes en 5, 10 ou plus étapes pour trouver le sens. Alors attention, là mon propos n’est certainement pas une critique de ces bouquins. Pourquoi ? Car ils sont tout simplement, à mon sens, très importants, notamment car ils comportent des outils que l’on va nommer de développement personnel qui peuvent être extrêmement utiles. Ces outils, ils peuvent être une très belle ressource, notamment quand le vide existentiel est présent. Donc, j’insiste, vraiment, ce genre d’ouvrage est très utile et essentiel. Pourtant, il comporte quand même une limite, à savoir que le sens en réalité ne se trouve pas, il se révèle à nous. Donc ces ouvrages dont je parle, alors pas de celui de Viktor Frankl que je vais détailler. Là, je parle des ouvrages plus modernes avec des étapes, oui, qui sont indiquées pour trouver ou retrouver un sens à sa vie. Donc ces ouvrages-là, récents, modernes, ils peuvent nous mettre sur le chemin vers le sens. Pour autant, ils ne peuvent pas nous offrir le sens sur un plateau. Voilà, ça c’était juste la limite que je voulais indiquer par rapport aux ouvrages, j’insiste, modernes. Car pour laisser le sens apparaître, il faut en réalité lui laisser l’espace pour. Et cet espace, eh bien là, c’est celui qui est défini par la logothérapie qui est donc l’objet de l’ouvrage de Viktor Frankl. Et c’est vraiment ce que j’aime dans cette pratique de la logothérapie, c’est qu’elle conceptualise ce qu’est la quête de sens. Mais sans donner de réponse, ni même sans donner réellement de chemin. Tout simplement. Car le sens est unique. La logothérapie, elle ne dit pas ce qu’est LE sens de la vie. Ni même d’ailleurs s’il en existe un. La logothérapie, elle met en lumière comment NOTRE sens peut se révéler. En se rappelant que le sens de la vie est tout simplement différent pour chacun et chacune. J’espère que cette petite introduction vous a plu. Mais alors, c’est quoi justement la logothérapie ? Alors, logo… s’est pris dans l’acception de sens. Il s’agit donc d’une thérapie centrée sur le sens. Et cette thérapie, elle a été conceptualisée et développée par Viktor Frankl, qui était un psychiatre autrichien qui a vécu l’horreur des camps de concentration. Frankl, c’était un contemporain, donc, de Freud et d’Adler, et il est considéré, ni plus ni moins, comme l’un des plus grands psychothérapeutes du XXe siècle. Son livre, best-seller, donc nommé « Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie » est composé de deux aspects. Il s’agit tout d’abord d’un témoignage absolument poignant, bien évidemment, en première partie de son vécu des camps de concentration. Puis, dans la seconde partie, ce sont les grands concepts de sa pratique thérapeutique, la logothérapie, qui sont développés. Ce que nous explique surtout ce livre, c’est que ceux qui survivaient dans les camps de concentration étaient ceux qui avaient conservé un but, un sens à leur vie, et non pas les plus forts. La logothérapie, vous l’avez peut-être compris, elle n’est donc pas née dans un cabinet cosy, comme on dirait aujourd’hui, de psychologue. Même si Frankel avait quand même théorisé beaucoup de choses avant sa terrible expérience, c’est vraiment au contact du réel le plus brutal qu’il a développé justement ces principes de logothérapie. Souvent, nous nous demandons, qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Qu’est-ce qui me rendrait heureux, heureuse ? Quel est mon but ? Frankel, lui, il renverse complètement la pensée sur le sens et complètement finalement ses questions avec sa grande question centrale qui est qu’est-ce que la vie attend de moi dans cette situation ? Nous cherchons le sens, Frankel, lui, change la question. Frankel parle notamment dans son ouvrage de la liberté ultime de l’être humain. Alors attention, l’idée n’est bien sûr pas de dire « soyons positifs » . Bien évidemment que, vu la situation absolument terrible qu’il a vécue, ce n’était absolument pas son propos. Par contre, ce qu’il nous explique, c’est que nous avons le choix, dans notre manière, de répondre à chaque situation. Et cela peut donner du sens. Ainsi, dans son livre, il dit « lorsque l’on ne peut pas répondre à chaque situation, peut modifier une situation, on n’a pas d’autre choix que de se transformer. Il nous montre alors une des trois voies du sens. Donc les trois voies du sens selon la logothérapie. Tout d’abord il y a le sens de la souffrance, comme je viens de l’indiquer, à savoir que oui, malheureusement, les plus grandes épreuves de notre vie nous aident à nous transformer, bien souvent, et peuvent nous mettent sur le chemin du sens. Il y a également le sens de l’accomplissement. C’est-à-dire que le sens, il peut passer par la création d’une œuvre, une action, quelque chose que nous offrons au monde. Et enfin, il y a le sens de l’amour, qui permet de faire l’expérience de la beauté, dans le lien à la nature par exemple, de la bonté, et là je reprends ces termes, mais également de la vérité et bien sûr, dans la relation aux autres. Dans cet épisode, je vais vous épargner les termes quand même complexe, qui compose la théorie de la logothérapie. Pourquoi ? Parce que j’ai fait plusieurs épisodes justement pour expliquer tout cela, notamment un glossaire, et ces épisodes, ils sont à votre disposition sur ce podcast. Vous aurez à votre disposition les termes expliqués de cette pratique thérapeutique. Aujourd’hui, ce que je voulais plutôt montrer de la logothérapie, donc sans son jargon, c’est la puissance de cette pratique. La puissance qui est selon moi notamment la conceptualisation de la quête de sens. Nous sommes dans une société qui veut des réponses tout de suite, mais qui a aussi tendance à psychologiser. Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est que malheureusement, nous avons tendance à considérer les périodes de vide existentiel comme une anomalie et un problème à résoudre tant qu’à faire le plus rapidement possible. Pour Frankel, au contraire, le vide existentiel et tout simplement un passage obligé de toute vie humaine. Et quelque part, moi, je trouve ça un petit peu rassurant. Et je ne suis en réalité pas la seule. Ce que disent souvent les personnes accompagnées, c’est qu’elles sont dans une phase, oui, de vie d’existentiel, mais globalement, elles ont l’impression d’aller bien. Et ça, ça peut être quand même assez déroutant. Donc le fait de poser des mots sur leur ressenti, via les mots de la logothérapie, eh bien oui, ça apaise et redonne de l’espoir. Oui, le vide existentiel est une phase difficile, mais légitime à vivre. On n’a pas à la refouler, la refuser et ou la psychologiser. Et des outils aident pour soutenir et accompagner le retour vers le sens. Frankel nous dit bien que tout être humain se pose un jour ou l’autre la question du sens de sa vie et de la vie. Cette question, c’est une quête universelle. Et la logothérapie nous aide à la mettre en mots. Alors, j’espère que vous l’avez compris, je ne peux que vous recommander l’ouvrage fondateur de Viktor Frankl. Je ne vous remets pas le titre puisque c’est le titre de cet épisode, mais pourquoi je le recommande ? Eh bien tout simplement aussi par devoir de mémoire de sa première partie. Et également, j’ai à cœur, avec mon podcast, d’explorer les nombreux aspects de cette pratique, de vous proposer des outils, des concepts. et plein d’autres choses en lien avec la logothérapie. Je vous invite donc à explorer, mais aussi pourquoi pas, à partager, vous abonner aussi, afin d’aller plus loin ensemble sur ces merveilleuses questions de la quête de sens. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment ! qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. La curiosité : un chemin vers le sens

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Transcription automatique par Ausha :


Quand l’épisode d’aujourd’hui va sortir, nous serons déjà mi-septembre et peut-être que, comme beaucoup, vous êtes dans le tunnel des choses à faire et de l’emploi du temps à maîtriser. Mais et si cela était justement un obstacle au sens ? Pour réfléchir à ça ensemble, aujourd’hui je veux vous parler de balader un chat en laisse, de curiosité et de quête de sens bien évidemment. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez « Où est le sens ? » Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Cet été, j’ai donc eu à promener en laisse la petite Calie, une chatte de 7 ans. Alors, ne vous offusquez pas tout de suite, c’était suite à une opération avec une obligation de rester au calme au maximum. Mais j’ai quand même eu, suite à cette opération, envie de lui offrir quand même l’extérieur grâce au harnais et à une laisse. Et elle l’a d’ailleurs extrêmement bien accepté, ce qui m’a beaucoup surpris dès la première fois. C’était d’ailleurs la première fois aussi pour moi de promener un chat en laisse et je dois avouer que c’est un vrai concept philosophique, ni plus ni moins. Promener son chat en laisse, ça n’a absolument rien à voir avec ce qu’on voit sur les réseaux la majorité du temps. Pourquoi ? Parce que le chat, il attend 20 minutes pour démarrer, il fait trois pas, il s’assoit à nouveau, se relève, passe 20 minutes à renifler une feuille, puis marche. Fais demi-tour, etc., etc. Alors, vous allez peut-être me dire, oui, comme un chien, en fait. Alors, oui, comme un chien, sauf que si le chien, il passe 20 minutes à renifler une feuille, il y a de fortes chances qu’on lui dise, bon, on y va. Et dans ce cas, on y va. Sauf qu’avec un chat, le on y va, c’est, ah non, non, on n’y va pas. Alors, pourquoi ça m’a inspiré, finalement, cet épisode, cette expérience avec cette petite ? Eh bien, car si on vit… vraiment l’expérience de balader son chat en laisse, c’est super méditatif à regarder. Parfois, je le faisais d’ailleurs sans prendre mon téléphone et observer sa curiosité est finalement super inspirant. Pourquoi ? Parce que depuis combien de temps n’avons-nous pas vraiment observé une fleur ou une feuille avec curiosité ? Il est fort à parier que c’était il y a bien bien bien longtemps, car notre cerveau adulte, il est fait comme ça. Il se dit, ça je sais, ça je connais, donc pas le temps, finalement pas besoin plutôt de chercher à observer avec attention. En s’étant de rentrée, nous parlons objectifs, motivations, rarement de curiosité, ou en tout cas peut-être un peu moins souvent de curiosité. Pourtant… Si je reste du côté du cerveau et des neurosciences, la curiosité, elle est réellement indispensable. Ainsi, un article de l’école normale supérieure nous rappelle que les trois piliers pour garder un cerveau en bonne santé au cours du vieillissement, eh bien, sont l’activité physique, des relations sociales de qualité et rester curieux et avide d’apprendre tout au long de sa vie. Je vous mettrai cet article en description de cet épisode. Donc si on parle de l’art, et si un des enjeux pour cette rentrée, mais aussi pour le reste de l’année, ça serait de ne pas chercher à tout maîtriser, mais d’être curieux. La curiosité, ce n’est pas seulement apprendre ou accumuler des connaissances, c’est surtout accepter de ne pas tout savoir, ou plutôt de se souvenir que l’on ne sait pas tout. Non, on ne connaît pas cette feuille-là. Ou cette fleur-là. Je reprends ma métaphore de la balade avec Ali et je grossis le trait, bien évidemment, pour illustrer un petit peu mon propos. Je vous l’avais compris, avec cette histoire de feuilles, j’ai repris la métaphore de ma balade avec la petite Calie et grossis le trait, bien évidemment. Mais la curiosité, c’est donc rester ouvert à ce qui peut nous surprendre. Et c’est finalement une véritable… posture face à la vie, c’est passer du contrôle à l’exploration. Nous avons tendance, en tant qu’être humain, pour nous rassurer bien évidemment, à chercher des certitudes et à vouloir confirmer ce que l’on sait déjà. C’est d’ailleurs un des fonctionnements clés du cerveau, notamment pour économiser son énergie, et on nomme cela un biais de confirmation. Biais de confirmation, c’est bah oui, ça c’est une feuille, je le savais déjà. On n’a pas besoin d’y réfléchir, donc ça économise notre énergie cérébrale. La curiosité, elle nous sort justement de ça. Et elle nous invite à nous poser des questions plutôt qu’à chercher des certitudes. D’ailleurs, elle transforme aussi, parfois, des difficultés en occasion de découvrir quelque chose sur soi, sur les autres et le monde. D’ailleurs, quand on parle de curiosité, on pense souvent à quelque chose qui nous oriente vers le monde. On parle de voyager, rencontrer, découvrir, apprendre. Sauf qu’il existe… aussi une véritable curiosité envers soi-même. Ça, c’est pas simple quand même, parce que ça nous demande de sortir du filtre du jugement. Mais c’est se poser de manière neutre des questions telles que Pourquoi ai-je réagi comme ça ? Qu’est-ce qui m’anime vraiment ? De quoi ai-je vraiment envie maintenant ? Alors, comme je le disais, ça c’est ce genre de questions, c’est pas simple du tout. Car, bah oui, nous avons… plein d’angles morts en ce qui nous concerne. Mais se poser ces questions-là avec une véritable curiosité, c’est une véritable source de connaissance de soi et de chemin vers le sens. Mais la curiosité, c’est aussi une source de connaissance de l’autre. Nous passons notre temps à juger et à catégoriser. Il réagit comme ça parce qu’elle est comme ça. Et la curiosité… c’est un véritable antidote à cet obstacle à la vraie connaissance de l’autre. La curiosité, c’est accepter qu’il existe une histoire derrière chaque comportement. D’ailleurs, je pense que deux épisodes que j’ai déjà publiés sur ce podcast permettront de compléter ceci. Ces deux épisodes s’appellent « Nos souffrances invisibles » et « La fameuse vision du monde » . Je vous mets les liens en description. Pourquoi je vous propose ces deux épisodes complémentaires ? Tout simplement parce que je ne peux pas à chaque fois réinvestir en totalité les notions que j’aborde. Mais là, ce que j’expliquais avec cette notion de curiosité, c’est que plus on va faire preuve de l’envie de découvrir l’autre vraiment tel qu’il est, plus on va sortir du jugement que nous plaquons tous et toutes, ni plus ni moins, en permanence. Mais alors, et le lien avec le sens par rapport à tout cela ? Eh bien, la curiosité, c’est un véritable moteur de sens. Je rappelle que le sens, d’ailleurs, il ne se fabrique pas, mais il se découvre. Sauf que difficile de découvrir si l’on pense déjà tout savoir, sur nous, sur le monde et ou sur les autres. Nous nous fixons souvent des objectifs à long terme, surtout, comme je le disais, dans les périodes de rentrée. Mais souvent, le sens se découvre quand on prête attention ici. et maintenant, donc en sortant des objectifs à long terme. Car c’est ici et maintenant que les émotions sont présentes. Et les émotions, elles sont un indicateur précieux de ce qui nous convient et ou de ce qui nous fait vibrer. Les émotions, elles sont un appel. Un appel à changer quand c’est une émotion désagréable, la peur, la colère, ou à reproduire quand c’est une émotion agréable. La curiosité, cela nous rend donc disponibles aux appels de la vie. Et ces appels, ils sont notamment ceux du sens. Une petite précision, cependant, la curiosité n’est pas une qualité, selon les principes de la logothérapie. C’est plutôt une posture face à la vie, comme je le disais un petit peu en avant. Pourquoi cette précision est importante pour moi ? Eh bien parce que les qualités dans notre société, elles sont connotées… positivement, c’est plutôt valorisé. Et d’ailleurs, on nous indique qu’on doit les développer au détriment des défauts, et je mets bien de gros guillemets, parce que pour moi, il n’y a pas de défauts en réalité, mais plutôt des axes d’amélioration. Donc l’idée, c’est si on prend la curiosité non pas comme une qualité, mais comme une posture face à la vie, eh bien c’est neutre. Et si c’est neutre, eh bien c’est plus facile, en effet, d’être dans le non-jugement par rapport à… tout ce qu’elle peut nous proposer notre curiosité. La curiosité, c’est celle du chat, en réalité. C’est ni positif, ni négatif. C’est juste là, quand elle passe 20 minutes à observer intensément une feuille. Alors, on arrive bientôt à la fin de cet épisode, et j’ai envie, pourquoi pas, de vous proposer deux défis en lien avec cette thématique-là. Notamment, si vous avez envie de retrouver l’âme curieuse de l’enfant. Cette semaine, première proposition, cette semaine, choisissez quelque chose que vous faites en automatique. Le trajet vers le travail, se brosser les dents, promener son chien ou son chat. Et essayez de le vivre comme si c’était la première fois. Deuxième défi, posez-vous chaque jour une question dont vous n’avez pas encore la réponse. D’ailleurs, pas besoin de l’avoir la réponse. Juste, poser la question est suffisant. Pourquoi ? Tout simplement car cela éclaire tout ce que nous ne savons pas. Et oui, il y a un paquet de choses que nous ne connaissons pas. Et se rendre compte de cela, ça ouvre tout un univers de curiosité. Qui, je l’espère, vous offrira un nouveau sens à votre vie. Ou tout simplement, une chouette balade avec votre chat. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Trouver du sens dans un monde incertain

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Transcription automatique par Ausha :
Aujourd’hui, je souhaite réfléchir avec vous Ausha quoi bon » . Il suffit de nos jours d’ouvrir un journal télévisé ou les réseaux sociaux pour être complètement englouti émotionnellement par l’état du monde. Et parfois, nous avons cette sensation de l’impossibilité de mener une vie qui a du sens face à tout cela. Alors, en cette rentrée, J’ai envie que nous regardions les choses différemment, ou au moins avec un petit peu plus de nuances. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez « Où est le sens ? » Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous, et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Si vous m’écoutez, vous savez que, comme beaucoup de podcasters, mes épisodes sont forcément enregistrés bien avant la mise en ligne. Et au moment où j’enregistre celui-ci, nous sommes en plein cœur des incendies qui ont lieu en France. Nous sommes donc au milieu de beaucoup de souffrances, bien évidemment, mais aussi de grands espoirs. notamment quand on voit la solidarité qui s’est mise en œuvre. Mais ces images, qui génèrent forcément beaucoup d’angoisse pour beaucoup, peuvent amener cette fameuse question « à quoi bon ? » . Notre époque, soyons honnêtes, elle semble avoir perdu son sens. Les guerres, les crises climatiques, la violence, etc. Nous pouvons donc avoir l’impression que tout va mal. Et oui, ça peut être légitime d’avoir cette sensation-là. Sauf que cette sensation-là, elle peut clairement nous faire vaciller. Nous avons l’impression alors, ou nous pouvons avoir plutôt l’impression alors que nos actions ne sont que des gouttes d’eau. Si on prend l’exemple du changement climatique, ce qui pouvait nous donner du sens, comme devenir végétarien par exemple, ou arrêter de prendre l’avion, eh bien ça peut nous sembler tout d’un coup inutile face à l’immensité du chantier. Et cette sensation, oui, elle est parfaitement légitime. Sur un autre thème, je l’ai traversé de nombreuses fois, par exemple avec mon métier, qui je le rappelle, mon premier métier c’est la médiation, et puis aussi la formation sur toutes les thématiques de la relation, de la gestion des conflits. Et je me souviens d’une fois, avec ma douce Cécile, celle qui était et restera d’ailleurs pour toujours mon associée lorsque nous travaillions à l’époque avec les enfants, et bien nous étions en classe, donc avec des enfants, pour travailler la communication relationnelle et la gestion des conflits avec des jeux ludopédagogiques. Sauf qu’une fois, nous étions donc en classe, mais c’était un lendemain d’un attentat majeur. Et il y a des enfants qui nous disent à ce moment-là, oui mais nos disputes à nous, c’est bien moins grave que ça. Nous avons alors traversé toutes les deux un à quoi bon, avant de se dire finalement qu’au moins on aura essayé. Au moins. On aura tenté de faire notre part. Est-ce que ce que nous faisions était dérisoire ? Oui, bien évidemment, sans aucun doute. Est-ce que cela a quand même donné du sens à nos vies ? Pour ma part, oui, clairement. Et Cécile n’est pas aujourd’hui avec moi pour en parler, mais pourquoi pas, un jour ça serait très chouette qu’elle vienne parler aussi du sens. de sa vie ou de son métier en tout cas, qui est le même que le mien, un médiateur, mais qu’elle vit forcément différemment de moi. Mais je pense, sans trop m’avancer, que oui, clairement, pour elle aussi, le fait de participer à notre petite échelle, au changement que nous souhaitions voir quelque part arriver dans ce monde, eh bien oui, donner du sens à notre vie. Et c’est ce qu’explique Viktor Frankl, qui était, je le rappelle, le créateur de la logothérapie. Alors, pour ceux qui n’ont pas encore écouté ce qu’est la logothérapie, je vous mettrai un lien qui explique cette pratique thérapeutique en description. Frankel, c’était le créateur de cette pratique thérapeutique et il était neurologue et psychiatre. Et il a vécu l’enfer des camps de concentration. Et c’est au cœur de cette horreur qu’il a compris que les prisonniers qui survivaient, eh bien, ce n’étaient pas forcément les plus forts. C’était ceux qui conservaient un sens à leur vie. Ce qu’il nous explique, c’est que le sens ne supprime certainement pas la souffrance, mais il transforme la façon de le traverser. Nous pensons souvent, de manière tout à fait légitime, que nous serons heureux et capables de donner du sens à nos vies quand tout ira bien. Mais cette attente, elle nous enferme et surtout elle nous rend passifs et passives. Le sens, il ne se crée pas artificiellement, il se découvre. Dit différemment, oui, pour trouver du sens, il faut quand même être dans l’action, avoir une dynamique. si on l’a temps, malheureusement, souvent il va nous échapper. Donc le sens se découvre. Et comme je vous le disais, pour cela, nous devons être dans la tension entre ce que nous sommes et ce qu’il nous reste à réaliser. Cette tension, c’est celle qui nous permet d’être à l’écoute de ce qui peut naître en nous dans le chaos. Car oui, le monde, il peut nous sembler absurde et sans aucun sens. Mais chaque petit acte créateur de sens pour nous. peut être une forme de résistance à l’absurde. Et l’espoir alors dans tout cela ? Eh bien l’espoir, ce n’est pas une condition du sens. Ça peut surprendre, mais on peut tout à fait manquer d’espoir et pourtant continuer à agir. Et le sens peut alors parfois précéder l’espoir. Alors, comment on trouve du sens justement dans ce monde qui peut nous sembler complètement incertain, voire absurde ? Eh bien les trois voies du sens selon toujours pareil Viktor Frankl. Tout d’abord c’est la création et c’est peut-être justement la voie la plus puissante pour faire face notamment à l’angoisse que peut provoquer pour beaucoup l’état du monde. Je pense notamment à l’éco-anxiété, donc cette peur liée au changement climatique notamment. Créer c’est agir, construire et ou transmettre. Si je reprends le cadre de l’éco-anxiété, Créer, c’est passer de spectateur à acteur. On ne va alors pas résoudre le problème, mais on arrête de seulement le subir. On retrouve, en créant, aussi un pouvoir d’agir, ce qui donne un sentiment d’efficacité personnelle, qui est un important facteur de diminution de la détresse. Ça, vraiment, les sciences de la psychologie l’ont réellement prouvé. Avoir un sentiment d’agir fait vraiment… diminuer la tension intérieure, voire la détresse. Parce qu’on ne contrôle pas la situation du monde, mais on contrôle au moins certains de nos choix et de nos actes. Et ça, oui, ça fait baisser notre tension et amène, pourquoi pas, un véritable sens à nos vies. La seconde voie pour le sens, c’est choisir son attitude face à la souffrance. Et c’est un peu dans la même logique, quelque part. C’est comment ? je souhaite me positionner face à la situation que nous traversons. Et d’ailleurs, une question phare de la logothérapie permet de mieux comprendre ça. Cette question, c’est qu’est-ce que la vie attend de moi dans cette situation ? Je la repose parce qu’elle est importante. Qu’est-ce que la vie attend de moi dans cette situation ? Oui, on peut se poser cette question-là lorsqu’on voit des événements majeurs surgir. Et en se posant cette question, eh bien oui, ça peut nous amener, encore une fois, dans l’action et trouver du sens. Et la troisième voie vers le sens, c’est l’expérience. L’expérience dans le lien aux autres, à la nature, à la beauté qui peut permettre de découvrir le sens. Et je crois d’ailleurs que les feux de cet été illustrent parfaitement cela. Encore une fois, nous sommes en plein dedans quand j’enregistre. Donc vraiment, mes propos sont clairement teintés de la réalité du moment. Ce que nous voyons aujourd’hui… c’est une chaîne de solidarité extraordinaire se mettre en place. Des dons afflux pour les hommes, les femmes et aussi pour leurs animaux. Des civils viennent en renfort, des pompiers professionnels. Et il semble évident que chacun a pu mesurer à quel point s’engager, aider comme ça peut donner du sens à nos vies, quand on arrive comme ça à tendre la main. Et si, avec tout cela, Nous avions là une façon de faire face à l’absurdité du monde. Et si, demain, nos dons ne s’arrêtaient pas aux frontières de notre département, de notre pays ? Et si notre compassion englobait aussi les animaux d’élevage, par exemple ? Le sens, il s’est, j’en suis persuadée, dévoilé pour beaucoup dans cette expérience collective. Le monde, il n’a pas besoin d’être parfait pour que notre vie ait du sens et une direction. Car non, on ne choisit pas toujours les événements, mais on peut toujours choisir la façon d’y répondre. Le sens, il n’a certainement pas besoin que tout aille bien. Il est souvent ce qui nous permet au contraire de continuer, même quand c’est difficile. Comme on est à la fin de cet épisode, j’avais pas envie de conclure sur cette phrase-là, donc j’espère plutôt sincèrement que votre été a été ressourçant et vous a amené justement à trouver du sens. Du sens qui donne envie de se lancer dans les projets de la rentrée. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Que reste-t-il de l’été ?

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Transcription automatique par Ausha :

Quand cet épisode sortira, nous serons le 30 août. Pour beaucoup, les vacances sont depuis longtemps terminées et la rentrée scolaire approche maintenant à très très grands pas. L’été est donc derrière nous. J’ai d’ailleurs fait deux épisodes pour parler de la période estivale et aujourd’hui, j’ai envie de parler de la nostalgie de l’été. Mais surtout, bien sûr, de la nostalgie tout court. de son pourquoi et aussi de ce qu’elle peut nous apporter dans notre quête de sens. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez « Où est le sens ? » Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. J’ai donc, comme je le disais, réalisé deux épisodes sur le thème de l’été. À savoir, ne pas aimer l’été et les vacances ont-elles un sens ? Je vous mettrai bien évidemment les liens dans les descriptions de cet épisode. Je parle dans ces épisodes notamment des injonctions liées à cette période qui est quand même très particulière. mais aussi de son potentiel à nous mettre ou remettre sur le chemin vers le sens. Car, qu’il soit joyeux ou non, apprécié ou pas, l’été et tous les symboles qui y sont associés amènent quand même son lot de questionnements. Des questionnements liés à nos envies, nos besoins, nos liens, tout ce qui finalement est lié au sens. Et quelque part, il est tout à fait normal que nous voyons sa fin comme une étape particulière. J’insiste, même si nous n’avons pas spécialement apprécié l’été. Pour certains, la fin de l’été peut se teinter clairement de nostalgie. Pour d’autres, un espoir que le suivant sera peut-être différent. En résumé, cette période, elle ne laisse en réalité personne indifférent. Revenons à la nostalgie. Déjà, définir ce qu’elle est. La nostalgie, c’est un mélange… assez étrange de plaisir et de tristesse. Car en nous se mêle, oui, la douceur des souvenirs, mais aussi la tristesse que ces moments soient tout simplement passés. En cette fin d’été, nous voyons alors s’éloigner les vacances, les moments privilégiés et partagés, les longues soirées, etc. Alors, une petite aparté. À l’heure où j’enregistre cet épisode, je ne sais pas encore comment va être l’intégralité de l’été. Donc, peut-être que par contre nous serons quand même très très nombreux à ne pas avoir la nostalgie des très grosses chaleurs. Alors, fin de la petite aparté, mais l’été importante notamment pour rappeler l’idée que oui, nous n’apprécions pas tous l’été. Par contre, je suis sûre que cette période est quand même teintée d’une forme de nostalgie. C’est vraiment ce paradoxe-là que j’avais envie d’aborder dans cet épisode. Et donc oui, cet été, peut-être qu’on ne l’aime pas, par exemple à cause des grosses chaleurs, mais on va peut-être apprécier ce rythme collectif ralenti, une possibilité d’avoir un peu plus le temps de prendre soin de soi, une sensation aussi collective des vacances et de tout ce qui est lié. Donc oui, l’humain il est un petit peu ambivalent par rapport à ce thème-là, entre autres, et c’est bien normal. Donc oui, comme je disais, Vous pouvez très bien ne pas aimer l’été et pourtant en avoir une certaine nostalgie à la rentrée. C’est très humain. Peut-être parce que justement ça va être teinté de regrets de ce qui n’a pas été fait ou pas vécu. Et cette nostalgie liée à l’été ou à la fin de l’été, elle pose quand même des questions. Pourquoi certaines périodes, situations, prennent-elles une valeur particulière une fois terminées ? Eh bien, c’est souvent lié à notre rapport au temps. Nous savons que ces moments-là, ils sont précieux, tout simplement parce qu’ils ne durent pas. Mais de quoi alors sommes-nous nostalgiques ? Est-ce vraiment d’un lieu, d’une situation, de personne, ou plutôt de ce que nous ressentions ? Est-ce que c’est donc l’été qui nous manque, ou ce qui nous permet de vivre ? Alors, collectivement, nous pensons que la nostalgie est une émotion tournée vers le passé. Et si finalement, c’était plutôt une émotion tournée vers le présent, c’est-à-dire vers ce qui nous manque aujourd’hui. Et là, nous touchons au sens de nos vies. Certains souvenirs, ils sont profondément ancrés en nous. Et qu’est-ce qu’ils nous apprennent finalement de nous, ces souvenirs, de nos valeurs ? Parce que certains souvenirs nous mettent en lumière justement, oui, nos valeurs profondes. Pour bien comprendre ça, se poser la question, qu’est-ce qui nous manque vraiment quand nous repensons à ces souvenirs ? Est-ce que c’est le lien que nous avions aux autres à ce moment-là ? Le sentiment de liberté, le lien à la nature aussi, le sentiment d’être libre, pleinement vivant. Donc, plein de possibilités. Ce que ça montre, ça, finalement, c’est que la nostalgie, c’est une boussole. La nostalgie, elle nous renseigne sur ce qui donne du sens à notre existence. Alors, j’ai aussi fait un épisode sur le verbe de sa vie. Et je vous mettrai, oui, aussi le lien en description. Car les souvenirs, ils mettent aussi en lumière le verbe de sa vie. Alors, dit brièvement, trouver le verbe de sa vie, ça permet, oui, à nos adolescents par exemple, de s’orienter… vers un métier qui les intéresse ou nous en tant qu’adultes vers se réorienter, mais aussi le verbe de sa vie, ça nous permet, oui, de donner ou redonner du sens à notre vie. Le verbe de sa vie, c’est autre chose qu’un métier. C’est le verbe qui nous anime et qui se cache souvent derrière un premier verbe. À nouveau, je vous renvoie vers l’épisode, mais un exemple pour quand même illustrer tout de suite. Par exemple… On peut imaginer que nous, ce qui nous anime vraiment dans notre quotidien, c’est prendre soin. Sauf que si je vous pose la question, mais pourquoi prendre soin ? C’est tellement important pour vous. Eh bien, vous allez peut-être me dire parce que ça permet d’élever la personne. Et là, le verbe élever est peut-être le sens, le verbe de votre vie et donc vous permet d’aller chercher le sens de votre vie. Sur le thème de l’été, par exemple, on va avoir un verbe qui va émerger, c’est peut-être faire la fête. Une expression, plus qu’un verbe, mais j’espère que vous me comprenez. Et donc faire la fête, ça peut cacher le verbe célébrer, pour le coup. Et célébrer, on peut le faire de multiples façons, sans forcément faire la fête. Donc voilà ce que nous amène la nostalgie finalement, à la fois comprendre pourquoi pas nos valeurs profondes et le verbe de notre vie. Et à partir de ces deux compréhensions, comment transformer la nostalgie en élan plutôt qu’en regret ? Parce que oui, les deux sont possibles. Il y a ce qu’on entend souvent, le fameux « c’était mieux avant » , qui là, clairement, est un regret qui enferme dans le passé. Mais il peut y avoir aussi « qu’est-ce que cette expérience m’a appris sur ce qui compte pour moi ? » Et là, cette façon d’envisager nos souvenirs, eh bien ça nous permet une mise en mouvement. La nostalgie, elle ne nous invite alors pas forcément à revenir en arrière, mais surtout à ramener dans le présent ce qui a compté de nos souvenirs et créer de nouveaux espaces nourrissant les mêmes valeurs. Voilà, l’été se termine, mais en réalité… les moments passés ne sont jamais perdus. Tout simplement parce que ce que nous avons vécu, aimé, expérimenté, fait partie à jamais de notre histoire. La fin de l’été n’est donc pas une simple fin. C’est aussi, et peut-être surtout, la possibilité d’emporter avec nous ce qui a vraiment compté. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin et vous souhaite bien évidemment une très belle rentrée. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Les langages de l’amour

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Transcription automatique par Ausha :

Je vous souhaite la bienvenue dans ce court épisode au cours duquel nous allons aborder une théorie relationnelle nommée les langages de l’amour. Et à la fin de cet épisode, je vous proposerai un petit exercice en lien. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice, et je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous, puis à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens. Afin de mettre du sens dans certaines de nos situations relationnelles que nous sommes amenés à vivre, j’ai souhaité aujourd’hui partager avec vous une théorie d’un auteur américain qui s’appelle Gary Chapman, qui évoque… ce qu’il nomme les cinq langages de l’amour. Alors, cette théorie, elle explique qu’en situation relationnelle, nous nous sentons aimés, reconnus, lorsque nous recevons un des cinq langages que je vais vous évoquer juste après. Et également, ce qu’il nous explique, c’est que naturellement, nous donnons aux autres notre langage de l’amour privilégié. Alors, avant de vous détailler les cinq langages, une petite précision. Si le terme amour ne vous parle pas, utilisez par exemple le terme de reconnaissance. Moi j’utilise cette notion des cinq langages de l’amour pour respecter bien évidemment la théorie de l’auteur. Mais cette notion-là, elle est aussi valable en situation professionnelle par exemple. Donc forcément si la notion d’amour ne vous parle pas, utilisez comme je vous le disais par exemple les cinq langages de la reconnaissance. Le principe, c’est que nous avons… besoin de nous sentir reconnus, aimés et donc ça va passer par l’un des cinq langages. Alors, selon cet auteur, donc les cinq langages de l’amour sont les paroles valorisantes, donc les compliments par exemple, les moments de qualité passés avec l’autre, les cadeaux, les services rendus et le toucher, le contact physique. Alors, petite précision. Quand on entend cadeau, parfois ça peut un petit peu surprendre. Et d’ailleurs en formation, j’ai certains participants qui à ce moment-là lèvent les yeux au ciel. Sauf que quand on parle de cadeau, on ne parle absolument pas de valeur matérielle. On parle finalement de la petite attention. Un exemple, vous rentrez dans une librairie, vous trouvez un joli marque-page qui vous fait penser à quelqu’un, vous lui offrez, c’est un cadeau. Il n’y a pas besoin que ça ait une valeur matérielle très importante pour que ça soit… Un des langages de l’amour, d’accord ? Et donc, comme je vous le disais, ces cinq langages nous permettent de nous sentir aimés, reconnus. Ou plutôt, un des cinq langages. Et oui, parce que le principe, c’est que nous avons naturellement un des cinq langages qui est beaucoup plus important que nous. Alors, vous allez sûrement me dire à juste titre, oui mais les cinq langages, moi je les aime tous. On est bien d’accord, si on a la chance. Dans nos relations, de bénéficier du package complet des cinq langages et de recevoir, je vous les redonne au passage, des paroles revalorisantes, d’avoir des moments de qualité, de recevoir des cadeaux, d’avoir des services rendus et un contact physique, bien évidemment, on peut dire qu’on est plutôt chanceux dans nos relations. Malgré tout, il y a quand même un des cinq langages qui est plus important pour nous. C’est comme ça. Il y en a un, vraiment, qui va faire en sorte que nous sommes particulièrement nourris. Alors, la grande question que vous vous posez sûrement, oui, mais comment je détermine mon langage privilégié ? Bien souvent, notre langage privilégié, c’est celui que nous allons naturellement donner aux autres. Naturellement, on va, en effet… offrir à l’autre ce qu’on aime nous-mêmes recevoir. Ça, si ce n’est pas suffisant pour déterminer quel est votre langage privilégié, vous pouvez aussi vous demander qu’est-ce qui, éventuellement, vous a manqué dans l’enfance. Parce qu’on a beau avoir eu un cadre très chaleureux, très aimant, il y a peut-être un des cinq langages qui était peut-être un peu manquant. Et souvent, c’est celui-ci qui va parler. C’est-à-dire qu’on va se rendre compte qu’on avait vraiment des moments de qualité, des cadeaux, on avait des parents câlins. Quand je dis parents, ça peut être aussi les personnes qui prenaient soin de nous, bien évidemment. Mais par contre, c’était des personnes qui ne nous valorisaient pas. Et ça, on se rend bien compte que ça nous a manqué. Ça peut être un indicateur, justement, pour trouver notre langage de l’amour. Et dernier point, si ces deux premiers points ne nous ont pas permis de déterminer quel est votre langage privilégié, vous pouvez tout à fait trouver très facilement sur Internet des tests gratuits pour déterminer votre langage de l’amour. Et j’insiste, c’est aussi valable en entreprise. Alors, petite chose importante par rapport à cette théorie de Gary Chapman. À mon sens, tout n’est pas à prendre justement dans sa pensée quelque part. Et je vais m’expliquer. De nos jours, on a un petit peu tendance à réduire ou plutôt à jeter, à rejeter toute une théorie parce que… Un des aspects de la théorie ne nous convient plus. Dans le cas de Gary Chapman, c’est quand même une théorie qui est très ancienne. Donc elle peut être, à certains moments, colorée de choses un petit peu anciennes, justement, de notre époque. À mon sens, ce n’est pas pour autant que toute la théorie doit être à rejeter. Je trouve ça extrêmement dommage. D’ailleurs, et j’en reparlerai le moment venu, en logothérapie aussi, comme c’est une… thérapie qui est quand même assez ancienne et il y a des choses qui ne me conviennent pas. Pour autant, à mon sens, il est quand même essentiel de prendre en compte toute la beauté de ce qui peut nous être transmis. Et donc, c’est exactement la même chose pour cette théorie des 5 langages de l’amour. Je ne cautionne pas une vision peut-être ancienne de nos relations, notamment familiales. Pourtant, à mon sens, quand même, en avoir connaissance… et assez intéressants. Et on le voit bien, par exemple, dans les relations familiales, dans les relations de couple. Un exemple, on peut avoir un couple qui est ensemble depuis très très très longtemps et on va avoir un des deux partenaires qui dit à l’autre « Mais de toute façon, tu ne m’as jamais aimé. » Et l’autre partenaire va répondre « Mais c’est complètement faux. Regarde encore ce matin, j’ai dégivré la voiture. » Et oui, langage de l’amour, service rendu. Et l’autre partenaire va peut-être répondre « Ah oui, mais tu ne me dis jamais que je suis beau ou belle. » Langage de l’amour, parole valorisante. Et donc, on va avoir un couple comme ça, qui est ensemble depuis de très nombreuses années, et pourtant, fondamentalement, qui ne se sent pas pleinement aimé ou reconnu dans la relation. Parce que l’autre partenaire offre son propre langage de l’amour, sans prendre en compte que l’autre à un langage qui est potentiellement différent. Et donc avec ce réajustement, ce questionnement de l’autre, de dire mais toi quel est ton langage ? Il y a, pourquoi pas, la possibilité de l’offrir à l’autre. Parfois il y a aussi quelque chose qu’on me dit en formation, c’est très bien, j’ai partagé à mon partenaire, ma partenaire, quel était mon langage. Et à ce jour, je suis… Je ne me sens toujours pas nourrie dans la relation en lien avec mon langage de l’amour. Alors, cette question qui me touche à chaque fois qu’elle m’est posée, très clairement, finalement, elle amène à re-réfléchir nos relations. Si, en effet, on a été en capacité de verbaliser à l’autre quels sont nos besoins, comment on se sent pleinement reconnu et aimé dans la relation, mais que malheureusement l’autre n’a pas la volonté ou n’a pas la possibilité d’offrir notre langage, il faut bien se rendre compte qu’il y aura toujours un vide en nous par rapport à cette relation. Donc, peut-être que ça amène aussi à requestionner justement la qualité de nos relations. Allez, on arrive au terme de cet épisode. Et donc, vous vous en doutez peut-être, je vais vous inviter à réfléchir à votre propre langage de l’amour. Donc soit avec les questions que je vous ai évoquées tout à l’heure, soit pourquoi pas en faisant un test sur internet. Et surtout, ce que je vous incite à faire, c’est de partager, bien sûr, avec vos proches, avec vos enfants, même petits, cette notion du langage de l’amour. Partagez aussi avec vos collègues, alors comme je le disais, dans ce cas-là, utilisez un autre terme qu’amour, parlez de reconnaissance, mais partagez autour de vous comment l’autre se sent pleinement nourri dans la relation. Et il peut y avoir des surprises. Allez, maintenant, je vous laisse poursuivre votre chemin. A bientôt !

Épisode. Méfions-nous du bon sens !

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Transcription automatique par Ausha :


Après avoir déconstruit la question de la mauvaise foi dans un épisode qui a été particulièrement écouté, aujourd’hui j’ai envie de m’attaquer à cette fameuse question du bon sens, avec une envie aussi de lui faire sa fête. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Un jour, un ami m’a dit, pour donner du sens au monde, il faut déjà le comprendre. Voilà pourquoi j’aime aborder… Plein de thèmes finalement très différents dans ce podcast. Et aujourd’hui, j’ai envie d’aborder cette question du bon sens. Parce que cette formulation, elle m’interroge en réalité depuis longtemps. Cette formule, comme je l’ai dit en intro, c’est un petit peu comme la mauvaise foi. Quelque part, c’est des formules que l’on sort un petit peu comme ça. Et moi, j’ai envie quand même de les remettre en question. D’ailleurs, si vous ne l’avez pas encore écouté, je vous mettrai dans la description de cet épisode le lien. vers l’épisode de la mauvaise foi. Allez, revenons au bon sens. Alors, comment ça m’a interpellé cette formulation-là la première fois ? Eh bien, c’était il y a très très très longtemps. Bon allez, non, pas si longtemps, faut peut-être pas exagérer, mais c’était il y a un petit moment et je faisais du babysitting. Je pose une question et à ce moment-là, on m’a amené comme réponse mais ça, c’est du bon sens. Et ma réponse à ça, ça a été un A. Complètement stupéfaite. Parce que quelque part, si je posais la question, c’est que ce n’était pas du tout évident pour moi. Et cette réponse-là de « c’est du bon sens » , ça a eu un double effet. Déjà, je n’ai pas reçu de réponse très claire finalement à ma question. Et puis aussi, je me suis sentie bête de l’avoir posée. Et c’est ce point-là finalement qui est intéressant. Le côté « je me suis sentie bête » . Parce que… Quand quelqu’un affirme « c’est du bon sens » , il ne dit pas simplement « je trouve cette idée pertinente » , par exemple. Il dit aussi, inconsciemment ou non, toute personne raisonnable devrait trouver cela évident. Et c’est là, finalement, que réside le problème de cette formulation-là. Parce que si c’était censé être évident, celui qui ne comprend pas ne va peut-être pas oser le dire. qu’il ne comprend pas. Allez, imaginons, on est en réunion, en formation. Quelqu’un explique une notion, peut-être un peu complexe, puis termine, mais enfin bon, ça c’est du bon sens. Combien de personnes à ce moment-là vont oser lever la main pour dire « Excusez-moi, mais moi je n’ai pas compris » . En réalité, sûrement très peu. Pourquoi ? Parce que là, il ne s’agit pas simplement de ne pas savoir. Il s’agit aussi de risquer de passer pour quelqu’un qui manque de bon sens, au risque d’être ni plus ni moins symboliquement rejeté par le groupe. Alors oui, symboliquement, on est bien d’accord. Sauf que le cerveau, lui, il vit la différence comme une véritable possibilité d’être rejeté. Donc, ce risque de paraître comme quelqu’un qui manque de bon sens active une forme de stress qui empêche de dire je ne sais pas. Or, ce je ne sais pas, il permet d’apprendre, de faire preuve de curiosité. Et c’est exactement ça que verrouille ce fameux c’est du bon sens. Également, cette formulation, elle verrouille la possibilité de questionner. Si je dis c’est du bon sens, je donne ni plus ni moins ma vision du monde. Sauf que, avec cette formule, je ne la présente pas comme ça. Je présente ma vision du monde comme une vérité que tout le monde devrait partager. Et ça, c’est pratique, finalement. Pourquoi c’est pratique ? Tout simplement parce que ça verrouille la possibilité à l’autre de venir questionner. Vous voyez peut-être pourquoi je n’apprécie pas spécialement cette formulation-là. D’ailleurs, revenons à la question de la vision du monde. Alors… Si vous m’écoutez depuis un moment, clairement j’en parle beaucoup de cette notion-là, donc je vais faire court. Cette vision du monde, c’est le fait que nous construisons tout ce que nous vivons en fonction de notre vécu, de nos expériences. Sauf que c’est tellement inscrit en nous que notre vision du monde, elle semble évidente pour nous. Elle est quelque part en arrière-plan de notre fonctionnement. C’est quelque chose de profondément inscrit en nous. Et c’est tellement, justement, évident. Nous essayons de prouver aux autres qu’elle est ni plus ni moins la seule qui vaille. Alors si en plus on lui adjoint « c’est du bon sens » , il y a de fortes chances que le dialogue s’en trouve complètement fermé. L’autre, à ce moment-là, il n’est plus seulement en désaccord. Il peut aussi, malheureusement, avoir le sentiment qu’on le considère comme un idiot. Or, dans les relations, chaque fois que nous fermons le dialogue, nous fermons aussi une possibilité de compréhension mutuelle. Alors, pour ma part, j’ai quand même une croyance absolue dans l’être humain, donc je ne pense pas que les personnes utilisent cette expression avec forcément une mauvaise intention. Pour moi, souvent. Simplement, ils souhaitent dire « cela me paraît logique » . D’ailleurs, j’ai lu récemment cette jolie formule. Je n’ai pas trouvé d’auteur identifié, mais cette formule, elle disait « Le bon sens, ce sont des choses que nous ne savons pas que nous savons. » Donc c’est plutôt joli quelque part, parce que c’est de l’ordre de l’inconscient en fait. Et oui, on pourrait imaginer que le bon sens existe quand même. Oui, ne pas mettre sa main dans le feu au risque de se brûler peut être vu comme du bon sens. Sauf que les mots ont un impact et cet impact, il dépasse largement nos intentions très souvent. Et malheureusement, cette expression, elle crée souvent une hiérarchie invisible. Parce qu’il y aurait ceux qui ont du bon sens et les autres. Or, en réalité, personne ne naît avec le savoir. Nous avons tous appris, nous avons tous ignoré. Et oui. nous ignorons encore énormément de choses. Dire je ne sais pas ou je n’ai pas compris permet la création du lien. Ça ouvre au dialogue, ça ouvre aussi à l’apprentissage, à la possibilité de changer d’avis et de sortir de la controverse qui est j’ai raison, tu as tort. Finalement, reconnaître que l’on ne sait pas est peut-être l’une des plus grandes preuves d’intelligence. À mon sens, j’en ai bien conscience dans ma vision du monde. Mais pourquoi j’ai cette croyance-là ? Parce que tant qu’on croit déjà savoir, eh bien finalement on n’apprend plus. Si je défends mon bon sens, je justifie, mais je n’explore plus. Et c’est précisément là que j’ai envie de faire le lien aussi avec la quête de sens, qui est donc l’objectif premier de mon podcast. Chercher du sens, ce n’est pas accumuler des certitudes. C’est accepter de rester en mouvement, d’être dans la no-dynamique, donc une dynamique entre là où j’en suis et là où j’ai envie d’être. Donc c’est accepter de rester dans le mouvement, accepter aussi que notre compréhension du monde, eh bien oui, elle évolue tout au cours du temps. C’est accepter aussi que certaines questions resteront peut-être longtemps sans réponse. Au fond, la quête de sens, elle commence souvent le jour où nous avons le courage de remplacer une affirmation par une question. On accepte à ce moment-là de remplacer cet évident par « je ne comprends pas, alors explique-moi » . De remplacer aussi, c’est du bon sens, par « je vois les choses comme cela, mais je peux aussi me tromper » . Parce que le sens, il ne naît pas de ce que nous croyons déjà savoir. Il naît de notre capacité à continuer à être curieux. Et finalement, peut-être que la phrase la plus porteuse de sens n’est pas « c’est du bon sens » , mais tout simplement, par exemple, « j’aimerais avoir ton avis là-dessus » . D’ailleurs, j’adorerais avoir votre avis là-dessus ! Donc je vous invite à commenter cet épisode si vous le souhaitez, mais aussi à vous abonner et bien sûr à partager. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Le verbe de sa vie

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Transcription automatique par Ausha :


Dans cet épisode, j’ai envie de reprendre la jolie formule « Trouver le verbe de sa vie » de l’autrice Sarah Roubato. Alors, même si le livre qui porte cette idée concerne l’orientation scolaire, je trouve que c’est quand même une magnifique réflexion pour nous aider, nous aussi adultes, à réfléchir à notre quête de sens. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez… Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Alors tout d’abord, je ne vais pas reprendre les propos de Sarah Roubato dans son livre. Je vais plutôt développer l’idée du verbe de sa vie, mais selon la logothérapie de Viktor Frankl. Alors, moi déjà, j’aime beaucoup cette idée du verbe, c’est pour ça que même si je ne reprends pas les propos exacts de l’autrice, j’aime cette idée, et d’ailleurs je l’ai retrouvée notamment dans un roman que j’ai lu il n’y a pas très longtemps. Donc je trouve que c’est vraiment une très jolie métaphore, finalement, ou un très joli concept pour nous aider à cheminer. Et pourquoi je l’aime beaucoup ? Eh bien, notamment car ça sort de l’injonction « trouver sa mission de vie » ou « donner un sens à sa vie » , par exemple. Et ce sont des notions ou des injonctions qui peuvent être d’ailleurs très anxiogènes, notamment pour les jeunes. Donc, c’est vrai que finalement, cette idée du verbe, elle nous sort un peu de ça parce que « donner un sens de sa vie » ou « trouver sa mission de vie » , c’est une injonction que l’on entend beaucoup. Donc, comme je le disais… Et malheureusement, c’est comme si nous devrions tous savoir cela. Et malgré tout, malgré son apparente simplicité, la question du verbe de sa vie, elle est loin de l’être, justement, simple. Regardons en général comment on se présente en société. Souvent, lors d’une nouvelle rencontre, il y a très rapidement une question qui arrive, à savoir, et toi, tu fais quoi dans la vie ? Alors ce qui se passe, bien souvent, eh bien on aligne les étiquettes. Mon métier est ceci, je suis parent de, conjoint de, donc des étiquettes. Et d’ailleurs, si on est honnête, concernant notre métier, il ne s’agit même plus que d’une étiquette, c’est souvent une véritable identité. On va dire par exemple, je suis formatrice. Et non, j’exerce le métier de formatrice. Alors vous pensez peut-être, en m’écoutant, qu’il y a peu de différence. Alors c’est vrai, dans la façon de le dire, oui. Ça peut paraître infime, la différence entre « je suis » et « j’exerce le métier de » . Sauf que dans la symbolique, il y a réellement une différence. Car si ce métier, c’est un « je suis » , alors on devient quoi quand ce rôle change ? En réalité, nous vivons différentes vies, différents rôles, différents métiers dans notre vie. Mais le verbe, lui, il ne change pas. Alors par contre, mauvaise nouvelle, il ne se décide pas non plus. Et c’est d’ailleurs cela qui rend, je trouve, ce concept encore plus intéressant. Le sens, il ne se fabrique pas. Selon Viktor Frankl, il se découvre. Ce n’est donc pas le verbe qui crée du sens. Le verbe, il révèle en réalité simplement notre manière unique d’être au monde. Par exemple, si quelqu’un ressent que son verbe est transmettre. Cela peut en effet bien sûr concerner un métier, donc être enseignant, guide culturel, bibliothécaire, auteur, chercheur qui vulgarise, etc. Mais ça peut être aussi un artisan qui forme un apprenti, un manager qui cherche à faire ressortir tout le potentiel de ses collaborateurs. Et bien sûr, ce verbe transmettre, il peut être présent dans les actes de la vie. des grands-parents, qui racontent une histoire à des petits-enfants. Recommander à quelqu’un un livre, un épisode de podcast qui nous a fait réfléchir. Aussi, aider quelqu’un à mieux se comprendre, à mieux comprendre ce qu’il ressent. Expliquer un concept à quelqu’un, etc. Donc, se transmettre, pour reprendre cet exemple-là, c’est bien plus qu’un métier. C’est même carrément une attitude existentielle. Parce que nous pouvons aussi transmettre de la joie. de l’espoir, une vision du monde, une façon de regarder les choses. Donc, poser la question du verbe de sa vie, ça permet de sortir de l’idée de donner un sens à sa vie. Oui, je sais, sur un podcast qui s’appelle Où est le sens ? Ça peut paraître un petit peu paradoxal. Sauf que le sens, il est déjà là en réalité. Il est présent dans chacun de nos actes. Et il nécessite d’être découvert. D’ailleurs, une des questions phares de la logothérapie, c’est qu’est-ce que la vie attend de moi ? Et comprendre son verbe, ça peut nous aider à y répondre. Car ce verbe, il est notre réponse au monde. Certains habitent le monde en le nourrissant, en le comprenant, en le protégeant, en y créant du lien, etc. Le verbe, c’est donc plus une réponse à la vie qu’un projet personnel. Alors, par contre, c’est déjà un petit peu compliqué et puis je vais remettre en plus une petite couche peut-être de compliqué. Parce que, parfois, le premier verbe qui va nous venir, c’est peut-être pas celui qui nous anime en réalité. Pourquoi ? Nous allons regarder nos actions et y voir un verbe principal. Or, c’est peut-être pas le plus profond. En réalité, le verbe principal, il sert peut-être à un autre bien plus fondamental. Mais alors, comment savoir ? Eh bien, ce que je vous invite à faire, c’est quand il y a un verbe qui arrive, parce qu’il vous tient à cœur, se demander systématiquement à quoi cela me sert de transmettre, pour reprendre cet exemple à nouveau. Peut-être que transmettre, ça vous sert à éveiller, questionner, éclairer. Et si l’une des réponses comme celle-ci surgit à ce questionnement-là, il est probable qu’un verbe cherche à émerger du premier verbe qui est transmettre. Si par contre, la réponse est que cela vous donne du sens, ça vous remplit de joie, ça permet de laisser une trace aussi, par exemple, et bien là, oui, il y a de fortes chances que le premier verbe soit votre verbe. Allez, je vais mettre une autre précaution aussi à ce propos, sur ce thème qui, moi, je trouvais extrêmement intéressant. Trouver le verbe de sa vie, bah oui, c’est très intéressant. Mais le risque, c’est que c’est encore une nouvelle proposition d’introspection. Et là, malheureusement, nous pouvons tomber dans l’introspection infinie. Ça, très clairement, ça peut être une dérive moderne de la quête de sens. On multiplie, on peut multiplier plutôt les… tests, les analyses, les rencontres, etc. avec la croyance que plus on va se connaître, plus on va trouver du sens et se trouver. Sauf que malheureusement, et ça peut-être que vous le vivez ou vous l’avez vécu, ça peut amener à être finalement de plus en plus dans le flou, avec une boucle quelque part de plus je cherche, plus je rends les choses complexes, et plus je rends les choses complexes, plus je cherche. Et ça, forcément, ça peut nous amener très clairement à être perdu. Parce qu’en réalité, plus on cherche du sens, moins on le vit. Et pourquoi moins on le vit ? Eh bien parce qu’on peut perdre contact avec ce qui nous met réellement en mouvement. Ce que l’on va faire spontanément, sans même se poser de questions. Et finalement, le risque avec l’introspection infinie est d’être dans « Mais quel est mon verbe ? » Et est-ce que c’est le bon verbe ? Et donc être prisonnier d’une boucle infinie. Alors, sortir de cette boucle, c’est pas arrêter de se questionner. Non, c’est pas non plus mon propos. Mais c’est peut-être déplacer notre regard. Car en réalité, ce verbe, il est visible dans nombreuses de nos actions. Ce travail sur le verbe, il n’est donc pas de chercher une vérité cachée, mais de regarder tout simplement, entre guillemets, ce qui est déjà là, en nous et dans notre rapport au monde. Alors finalement, et vous, quel est votre verbe ? Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de « Où est le sens ? » . J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée. Et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.