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Traduction automatique par Ausha :

Aujourd’hui, je souhaite vous proposer de réfléchir ensemble à ce qui, j’en suis absolument sûre, fait notre humanité. Car je suis tout simplement persuadée que chaque être humain traverse d’immenses tempêtes dont nous n’avons absolument pas idée. Et la question est, et si cette compréhension pouvait être une véritable source d’apaisement collectif ? Allez ! Je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Aujourd’hui… Nous sommes le 19 juillet et le 19 juillet, c’est un jour très spécial pour moi, notamment car il y a 20 ans, mon père mourait. Mais en réalité, c’était la deuxième fois que je le perdais. Ce qui s’est passé, c’est que de très nombreuses années après, une stagiaire de formation pour laquelle je donnais des techniques de communication, et donc cette stagiaire, je la connaissais depuis deux heures, et elle me dit « c’est facile de dire ça pour quelqu’un comme vous qui n’a jamais… rien vécu dans sa vie. Alors, souvent, quand je raconte cette anecdote, tout de suite, ça ouvre des grands yeux, et on dit, ah là là, c’est pas possible d’être comme ça, etc. Sauf qu’en réalité, c’était pas vraiment méchant. Ce qu’elle disait, j’en suis persuadée, c’est, j’aimerais bien mettre en œuvre ce que vous proposez, mais je me sens pas à la hauteur avec ce que je traverse. Ou peut-être, encore, elle disait que, pour elle, la vie est bien trop difficile. pour qu’elle arrive à croire que des gens de tous les jours puissent mettre cela en œuvre. Quand je dis cela, c’est donc les techniques de communication qui, c’est vrai, demandent quand même de faire des efforts, ni plus ni moins, dans la relation. Et finalement, cette participante, elle ne voyait que la formatrice que j’étais. Celle, bah oui, qui sourit toujours, qui est toujours positive, qui croit en la puissance de l’être humain et de la relation. Mais ce qu’elle ne voyait pas, c’était la personne qui avait traversé ce qui allait aussi lui amener le sens de sa vie. Mon père, en réalité, il a sombré quand j’étais encore une enfant, dans l’alcool, puis plus tard dans la maladie psychiatrique. Et alors que j’étais en réalité qu’une enfant, mon monde s’est ni plus ni moins bien évidemment écroulé à ce moment-là. Et je me souviens très bien que pour la première fois de ma vie, je me suis dit… La vie, c’est pas possible, ça ne peut pas être que ça. Je savais finalement inconsciemment que j’allais souffrir pendant de très très longues années. Je ne savais pas que je ne passerais pas une seule semaine sans pleurer, compte tenu de tout ce que nous traversions ensemble. Je ne savais pas non plus que j’aurais le plus mémorable fourrir de ma vie en sortant pour la première fois d’un hôpital psychiatrique. après l’avoir visité et dans un lieu dans lequel il reviendrait de nombreuses fois par la suite. Je ne savais pas non plus, et heureusement que je ne le savais pas encore à l’époque quand j’étais qu’une enfant, que j’aurais honte sans arrêt de lui, de sa pathologie, de moi aussi, car je n’étais pas à la hauteur de ce que nous traversions. Et j’avais honte de moi alors que finalement je n’étais qu’une enfant, puis une jeune femme dans la tourmente. Alors, je vous rassure, cet épisode, c’est pas un épisode sur mon père et notre histoire, tout simplement aussi, parce qu’elle serait quand même bien plus complexe à raconter que quelques phrases. Mais aujourd’hui, c’est vrai que ça fait 20 ans qu’il est parti après des années d’errance, et aussi une légionne héloïse qu’il a finalement emportée à l’âge de 56 ans. Aujourd’hui, j’avais pas envie quand même de passer à côté de cette date, et je voulais d’ailleurs que cet épisode, il m’aide à amener… des thématiques en lien aussi avec ce que j’ai vécu et en lien avec ce sens de la vie qui est venu grâce, oui oui j’ose dire grâce, à notre histoire commune. Aujourd’hui j’avais pas envie de faire finalement comme si cette date elle n’existait pas. Pourquoi ? Parce que j’avais plus envie de vivre mon histoire comme un secret. C’est grâce à lui, grâce à notre histoire. que dans ma vie, au quotidien, je parle finalement sans cesse de non-jugement, notamment. Allez, rentrons dans ce thème. Nous jugeons sans cesse l’autre. Il est paresseux, elle est agressive, il est égoïste, elle exagère. Nous sommes en réalité sans cesse en train de regarder le comportement. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce comportement ? En réalité, nous ne voyons pas les peurs, les histoires, les blessures, les combats invisibles, la santé mentale, la santé tout court aussi. Qui explique bien souvent le comportement ? Alors ça, je l’ai beaucoup dit, c’est pas parce que ça explique le comportement que ça va excuser, bien évidemment. Mais oui, ça explique forcément le comportement. Tout simplement parce que nous sommes tous et toutes façonnés de manière unique. Chacun de nos comportements, absolument chacun, est le fruit de notre histoire, nos épreuves, nos succès, nos deuils, nos rencontres, nos traumatismes, etc. Et tout cela, eh bien, ça façonne… Notre façon d’être au monde, nos habitudes. D’ailleurs, j’ai fait un épisode sur cette notion-là, la notion que l’on appelle vision du monde. Je vous remets le lien en description parce que c’est vrai que cet épisode-là, il vous a beaucoup intéressé et il intéresse toujours beaucoup en formation. Donc c’est peut-être important que je vous le repropose à nouveau. Et ce que ça dit finalement, cette notion de vision du monde, c’est que nous devons comprendre que nous sommes Merci. le fruit de nos expériences. Mais aussi que nous jugeons l’autre à travers notre prisme, nos expériences, en oubliant qu’il ou elle est différent, qu’il n’a pas vécu les mêmes expériences que nous et que ça le rend unique. Alors parfois, on me pose la question « Mais alors, et si on a vécu la même expérience ? » Sauf que non, nous n’avons jamais. vécu la même expérience qu’une autre personne. Une expérience qui s’en rapproche, oui, mais pas la même. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que nous sommes différents. Nous n’avons pas les mêmes émotions, pas les mêmes ressources, pas le même environnement. Donc nous vivons absolument tout différemment des autres. Et ça, c’est important de le comprendre. Nous n’avons jamais vécu Merci. la même situation qu’une autre personne. Sauf qu’on a tendance à l’avoir oublié, et bien nous jugeons l’autre à travers notre prisme. Aussi parce que clairement, nous pensons très bien que nous aurions pu faire mieux que l’autre. Mais en réalité, nous n’en savons absolument rien. Chacun répond aux situations à partir de là où il se trouve. D’ailleurs, c’est ce qu’on appelle en logothérapie notre liberté ultime. C’est-à-dire, comme l’indiquait Frankel, entre ce qui nous arrive et comment nous y répondons se trouve notre espace de liberté. Alors, je le redis, c’est important, l’objectif n’est toujours pas d’excuser, mais de comprendre que nous réagissons comme nous le pouvons en réalité. En fonction de qui l’on est. Comprendre, ce n’est pas excuser, ce n’est pas approuver. Mais c’est aussi reconnaître la complexité de l’être humain. J’ai l’habitude aussi de dire en formation que si on avait conscience de ce que chaque être humain traverse dans sa vie, nous serions, j’en suis persuadée, absolument moins difficiles les uns avec les autres. J’insiste, beaucoup, je le sais, mais ce n’est pas excuser, à nouveau. C’est essayer. de faire preuve d’humanité. Je vais reprendre un exemple qui me concerne. Justement, dans cette situation-là, peu de temps après le décès, j’étais en voiture et j’étais un petit peu dans un état second, il faut le dire, et sûrement que je n’ai pas été attentive en voiture. Je ne sais pas spécialement ce que j’ai pu faire comme bêtise. Si j’ai oublié un clignotant, si je ne roulais pas assez vite, je n’en sais rien. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que derrière moi, il y a un monsieur qui était… vraiment pas content. Et vraiment, je l’ai vu dans son rétroviseur me donner tous les noms d’oiseaux possibles, imaginables. Et je crois que cette fois-là, je me suis fait une promesse. Je me suis dit, je ne sais pas ce que les gens traversent. Cette personne-là, je pense que si elle savait peut-être ce que j’étais en train de traverser, le fait que je roulais peut-être un peu lentement, ou que j’ai oublié un clignotant, peu importe, peut-être que ça lui aurait été égal. J’ai une vraie croyance dans l’être humain, je pense que vous l’entendez depuis le début des podcasts, si vous m’écoutez depuis là. Je suis persuadée en effet que l’être humain a un bon fond et… et que nous cherchons tous à être heureux, en réalité. Alors oui, par contre, souvent, on se perd en chemin par rapport à ça, et certains s’égarent très très très nettement, mais souvent, face au drame, même un inconnu sera capable de tendre la main. Et donc, suite à ça, je me suis promis que la prochaine fois que quelqu’un m’agacerait au volant, eh bien, j’essaierais de me rappeler ça, et de me dire que peut-être cette personne-là, Ben oui Elle est soit très pressée parce que quelque chose d’important pour elle vient d’arriver, ou alors elle est à côté de la plaque parce que malheureusement elle vit une chose difficile. Alors, bien évidemment, je ne vais pas vous vendre du rêve, je n’y arrive pas tout le temps, très clairement, mais je sais que j’essaye quand même de temps en temps de me le rappeler. Alors, aujourd’hui, cela fait donc 20 ans que mon père est parti, et comme je l’ai dit, je l’ai clairement perdu deux fois. Mon père, il a été à la fois ma plus grande souffrance, mais aussi mon plus beau cadeau. J’ai pas envie par contre de parler de résilience ici. Donc la résilience, capacité d’un organisme à récupérer d’un traumatisme. Pourquoi j’ai pas envie de ça ? Parce que mon objectif avec cet épisode n’est certainement pas de donner une leçon de résilience ou ce genre de choses. C’est pas du tout l’esprit. Chacun réagit comme il peut. Dans mon cas… Ce que j’ai vécu, ça m’a permis de me questionner sans cesse sur le sens de tout ce que je vis. Et je dis bien sans cesse, donc oui, parfois c’est un petit peu fatigant, mais très clairement c’est ce qui m’a aussi permis de survivre psychiquement. Et puis j’ai de la chance parce que me questionner comme ça sur le sens de la vie, ou de tout ce que je vis, ça a été à l’origine de ma vocation, de mon regard aussi sur les autres et sur le monde. C’est peut-être le temps aussi de vous faire une petite confession. Cet épisode, il m’est quand même très très difficile à faire. J’ai édité 20 fois, je l’ai refait peut-être 30. Et donc forcément, ça m’a pris un petit peu de temps. Alors, très clairement, c’est pas lié au passé, à ce que j’ai vécu dans cette histoire-là, parce que c’est maintenant derrière moi, j’ai beaucoup de chance justement de le vivre comme un événement du passé, de moins en moins douloureux avec les années qui passent. Mais pourquoi ça a été encore difficile ? Eh bien oui, parce que j’ai en réalité encore un peu honte. Pourquoi j’ai un petit peu honte ? Eh bien parce que je me dis qu’il y a mille fois pire. Et c’est vrai. Bien sûr que c’est vrai. Donc oui, la réalité c’est que j’ai un peu honte d’en faire un épisode. Pourtant, je le dis à chaque personne que j’accompagne. Peu importe finalement, il y aura toujours, bien sûr… bien pire dans le monde. Mais c’est ce que vous vivez, donc forcément c’est important. Cette phrase-là, le « oui je souffre, mais il y a pire » , est une de celles en réalité que l’on entend le plus souvent par les personnes justement qui sont dans la souffrance et dans la difficulté. En réalité, cette phrase-là, elle est louable en soi. Souvent, l’objectif conscient ou inconscient, il est de ne pas se victimiser. de garder aussi un sens des proportions, de reconnaître des souffrances bien plus graves que les siennes. Mais malheureusement, ça amène quand même certaines déviances, finalement, dans notre fonctionnement. Parce que c’est comme si la souffrance, elle n’était légitime qu’à un certain seuil, presque, comme s’il y avait une compétition implicite. Et malheureusement, tout cela, ça amène à se taire en réalité. Mais se taire… eh bien ça n’aide pas à guérir. Et n’aide pas non plus ceux et celles qui auraient besoin d’entendre notre histoire, car ils peuvent s’y reconnaître. Et ça, à mon sens, c’est vraiment quelque chose d’extrêmement important. Je l’ai dit, j’ai beaucoup souffert de honte à l’époque où mon père était vivant et dans la tourmente. Honte de la situation, honte d’avoir honte, ce qui était assez terrible. Et je suis d’une époque où il n’y avait pas… autant d’accès à l’information via les réseaux, etc. De nos jours, la parole se libère un petit peu par rapport à tout ça. Déjà, la parole des malades, mais aussi la parole des familles. Et c’est vrai que si j’avais eu accès à plus de récits de vie, de récits de personnes qui avaient traversé, et ou pour qui c’était derrière eux, peut-être, justement, que j’aurais un petit peu moins honte. Donc c’est vrai que, parfois, On a besoin d’entendre des histoires qui ressemblent un petit peu aux nôtres pour pouvoir aller mieux. Et également, le fait de se taire, ça peut renforcer la détresse et la solitude. La question de la santé mentale, elle est clairement centrale de nos jours. Et pas besoin que notre souffrance soit la pire pour qu’elle mérite d’être reconnue et entendue. Et oui, cela passe par accepter ce que l’on vit et qui l’on est. Ça passe aussi par verbaliser ce que l’on ressent, même si, oui, il y a toujours pire et il y aura toujours pire. Mais personne ne vit exactement ce que l’on vit. Par contre, ce qui est sûr, et c’est ce qui fait notre humanité, nous souffrons tous et toutes à un moment de notre vie. D’un deuil, d’une transition de vie, d’une image de soi altérée, d’un trop plein, d’un pas assez plein, de complexe, de peur, d’un isolement, d’un lien toxique, d’une colère ou d’un chagrin, etc. Et il est grand temps de s’en rappeler justement de tout ça pour prendre soin du collectif. Allez, on arrive à la fin de cet épisode. Si j’ai souhaité vous raconter cette histoire, ce n’est pas parce qu’elle serait exceptionnelle. C’est précisément car elle ne l’est pas. Alors, la prochaine fois qu’un comportement vous surprendra ou vous agaissera, et pas qu’en voiture, sans l’excuser, nous pouvons aussi nous rappeler que la personne aussi porte forcément une souffrance invisible. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt. Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

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