Épisode. Nos souffrances invisibles

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Traduction automatique par Ausha :

Aujourd’hui, je souhaite vous proposer de réfléchir ensemble à ce qui, j’en suis absolument sûre, fait notre humanité. Car je suis tout simplement persuadée que chaque être humain traverse d’immenses tempêtes dont nous n’avons absolument pas idée. Et la question est, et si cette compréhension pouvait être une véritable source d’apaisement collectif ? Allez ! Je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Aujourd’hui… Nous sommes le 19 juillet et le 19 juillet, c’est un jour très spécial pour moi, notamment car il y a 20 ans, mon père mourait. Mais en réalité, c’était la deuxième fois que je le perdais. Ce qui s’est passé, c’est que de très nombreuses années après, une stagiaire de formation pour laquelle je donnais des techniques de communication, et donc cette stagiaire, je la connaissais depuis deux heures, et elle me dit « c’est facile de dire ça pour quelqu’un comme vous qui n’a jamais… rien vécu dans sa vie. Alors, souvent, quand je raconte cette anecdote, tout de suite, ça ouvre des grands yeux, et on dit, ah là là, c’est pas possible d’être comme ça, etc. Sauf qu’en réalité, c’était pas vraiment méchant. Ce qu’elle disait, j’en suis persuadée, c’est, j’aimerais bien mettre en œuvre ce que vous proposez, mais je me sens pas à la hauteur avec ce que je traverse. Ou peut-être, encore, elle disait que, pour elle, la vie est bien trop difficile. pour qu’elle arrive à croire que des gens de tous les jours puissent mettre cela en œuvre. Quand je dis cela, c’est donc les techniques de communication qui, c’est vrai, demandent quand même de faire des efforts, ni plus ni moins, dans la relation. Et finalement, cette participante, elle ne voyait que la formatrice que j’étais. Celle, bah oui, qui sourit toujours, qui est toujours positive, qui croit en la puissance de l’être humain et de la relation. Mais ce qu’elle ne voyait pas, c’était la personne qui avait traversé ce qui allait aussi lui amener le sens de sa vie. Mon père, en réalité, il a sombré quand j’étais encore une enfant, dans l’alcool, puis plus tard dans la maladie psychiatrique. Et alors que j’étais en réalité qu’une enfant, mon monde s’est ni plus ni moins bien évidemment écroulé à ce moment-là. Et je me souviens très bien que pour la première fois de ma vie, je me suis dit… La vie, c’est pas possible, ça ne peut pas être que ça. Je savais finalement inconsciemment que j’allais souffrir pendant de très très longues années. Je ne savais pas que je ne passerais pas une seule semaine sans pleurer, compte tenu de tout ce que nous traversions ensemble. Je ne savais pas non plus que j’aurais le plus mémorable fourrir de ma vie en sortant pour la première fois d’un hôpital psychiatrique. après l’avoir visité et dans un lieu dans lequel il reviendrait de nombreuses fois par la suite. Je ne savais pas non plus, et heureusement que je ne le savais pas encore à l’époque quand j’étais qu’une enfant, que j’aurais honte sans arrêt de lui, de sa pathologie, de moi aussi, car je n’étais pas à la hauteur de ce que nous traversions. Et j’avais honte de moi alors que finalement je n’étais qu’une enfant, puis une jeune femme dans la tourmente. Alors, je vous rassure, cet épisode, c’est pas un épisode sur mon père et notre histoire, tout simplement aussi, parce qu’elle serait quand même bien plus complexe à raconter que quelques phrases. Mais aujourd’hui, c’est vrai que ça fait 20 ans qu’il est parti après des années d’errance, et aussi une légionne héloïse qu’il a finalement emportée à l’âge de 56 ans. Aujourd’hui, j’avais pas envie quand même de passer à côté de cette date, et je voulais d’ailleurs que cet épisode, il m’aide à amener… des thématiques en lien aussi avec ce que j’ai vécu et en lien avec ce sens de la vie qui est venu grâce, oui oui j’ose dire grâce, à notre histoire commune. Aujourd’hui j’avais pas envie de faire finalement comme si cette date elle n’existait pas. Pourquoi ? Parce que j’avais plus envie de vivre mon histoire comme un secret. C’est grâce à lui, grâce à notre histoire. que dans ma vie, au quotidien, je parle finalement sans cesse de non-jugement, notamment. Allez, rentrons dans ce thème. Nous jugeons sans cesse l’autre. Il est paresseux, elle est agressive, il est égoïste, elle exagère. Nous sommes en réalité sans cesse en train de regarder le comportement. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce comportement ? En réalité, nous ne voyons pas les peurs, les histoires, les blessures, les combats invisibles, la santé mentale, la santé tout court aussi. Qui explique bien souvent le comportement ? Alors ça, je l’ai beaucoup dit, c’est pas parce que ça explique le comportement que ça va excuser, bien évidemment. Mais oui, ça explique forcément le comportement. Tout simplement parce que nous sommes tous et toutes façonnés de manière unique. Chacun de nos comportements, absolument chacun, est le fruit de notre histoire, nos épreuves, nos succès, nos deuils, nos rencontres, nos traumatismes, etc. Et tout cela, eh bien, ça façonne… Notre façon d’être au monde, nos habitudes. D’ailleurs, j’ai fait un épisode sur cette notion-là, la notion que l’on appelle vision du monde. Je vous remets le lien en description parce que c’est vrai que cet épisode-là, il vous a beaucoup intéressé et il intéresse toujours beaucoup en formation. Donc c’est peut-être important que je vous le repropose à nouveau. Et ce que ça dit finalement, cette notion de vision du monde, c’est que nous devons comprendre que nous sommes Merci. le fruit de nos expériences. Mais aussi que nous jugeons l’autre à travers notre prisme, nos expériences, en oubliant qu’il ou elle est différent, qu’il n’a pas vécu les mêmes expériences que nous et que ça le rend unique. Alors parfois, on me pose la question « Mais alors, et si on a vécu la même expérience ? » Sauf que non, nous n’avons jamais. vécu la même expérience qu’une autre personne. Une expérience qui s’en rapproche, oui, mais pas la même. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que nous sommes différents. Nous n’avons pas les mêmes émotions, pas les mêmes ressources, pas le même environnement. Donc nous vivons absolument tout différemment des autres. Et ça, c’est important de le comprendre. Nous n’avons jamais vécu Merci. la même situation qu’une autre personne. Sauf qu’on a tendance à l’avoir oublié, et bien nous jugeons l’autre à travers notre prisme. Aussi parce que clairement, nous pensons très bien que nous aurions pu faire mieux que l’autre. Mais en réalité, nous n’en savons absolument rien. Chacun répond aux situations à partir de là où il se trouve. D’ailleurs, c’est ce qu’on appelle en logothérapie notre liberté ultime. C’est-à-dire, comme l’indiquait Frankel, entre ce qui nous arrive et comment nous y répondons se trouve notre espace de liberté. Alors, je le redis, c’est important, l’objectif n’est toujours pas d’excuser, mais de comprendre que nous réagissons comme nous le pouvons en réalité. En fonction de qui l’on est. Comprendre, ce n’est pas excuser, ce n’est pas approuver. Mais c’est aussi reconnaître la complexité de l’être humain. J’ai l’habitude aussi de dire en formation que si on avait conscience de ce que chaque être humain traverse dans sa vie, nous serions, j’en suis persuadée, absolument moins difficiles les uns avec les autres. J’insiste, beaucoup, je le sais, mais ce n’est pas excuser, à nouveau. C’est essayer. de faire preuve d’humanité. Je vais reprendre un exemple qui me concerne. Justement, dans cette situation-là, peu de temps après le décès, j’étais en voiture et j’étais un petit peu dans un état second, il faut le dire, et sûrement que je n’ai pas été attentive en voiture. Je ne sais pas spécialement ce que j’ai pu faire comme bêtise. Si j’ai oublié un clignotant, si je ne roulais pas assez vite, je n’en sais rien. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que derrière moi, il y a un monsieur qui était… vraiment pas content. Et vraiment, je l’ai vu dans son rétroviseur me donner tous les noms d’oiseaux possibles, imaginables. Et je crois que cette fois-là, je me suis fait une promesse. Je me suis dit, je ne sais pas ce que les gens traversent. Cette personne-là, je pense que si elle savait peut-être ce que j’étais en train de traverser, le fait que je roulais peut-être un peu lentement, ou que j’ai oublié un clignotant, peu importe, peut-être que ça lui aurait été égal. J’ai une vraie croyance dans l’être humain, je pense que vous l’entendez depuis le début des podcasts, si vous m’écoutez depuis là. Je suis persuadée en effet que l’être humain a un bon fond et… et que nous cherchons tous à être heureux, en réalité. Alors oui, par contre, souvent, on se perd en chemin par rapport à ça, et certains s’égarent très très très nettement, mais souvent, face au drame, même un inconnu sera capable de tendre la main. Et donc, suite à ça, je me suis promis que la prochaine fois que quelqu’un m’agacerait au volant, eh bien, j’essaierais de me rappeler ça, et de me dire que peut-être cette personne-là, Ben oui Elle est soit très pressée parce que quelque chose d’important pour elle vient d’arriver, ou alors elle est à côté de la plaque parce que malheureusement elle vit une chose difficile. Alors, bien évidemment, je ne vais pas vous vendre du rêve, je n’y arrive pas tout le temps, très clairement, mais je sais que j’essaye quand même de temps en temps de me le rappeler. Alors, aujourd’hui, cela fait donc 20 ans que mon père est parti, et comme je l’ai dit, je l’ai clairement perdu deux fois. Mon père, il a été à la fois ma plus grande souffrance, mais aussi mon plus beau cadeau. J’ai pas envie par contre de parler de résilience ici. Donc la résilience, capacité d’un organisme à récupérer d’un traumatisme. Pourquoi j’ai pas envie de ça ? Parce que mon objectif avec cet épisode n’est certainement pas de donner une leçon de résilience ou ce genre de choses. C’est pas du tout l’esprit. Chacun réagit comme il peut. Dans mon cas… Ce que j’ai vécu, ça m’a permis de me questionner sans cesse sur le sens de tout ce que je vis. Et je dis bien sans cesse, donc oui, parfois c’est un petit peu fatigant, mais très clairement c’est ce qui m’a aussi permis de survivre psychiquement. Et puis j’ai de la chance parce que me questionner comme ça sur le sens de la vie, ou de tout ce que je vis, ça a été à l’origine de ma vocation, de mon regard aussi sur les autres et sur le monde. C’est peut-être le temps aussi de vous faire une petite confession. Cet épisode, il m’est quand même très très difficile à faire. J’ai édité 20 fois, je l’ai refait peut-être 30. Et donc forcément, ça m’a pris un petit peu de temps. Alors, très clairement, c’est pas lié au passé, à ce que j’ai vécu dans cette histoire-là, parce que c’est maintenant derrière moi, j’ai beaucoup de chance justement de le vivre comme un événement du passé, de moins en moins douloureux avec les années qui passent. Mais pourquoi ça a été encore difficile ? Eh bien oui, parce que j’ai en réalité encore un peu honte. Pourquoi j’ai un petit peu honte ? Eh bien parce que je me dis qu’il y a mille fois pire. Et c’est vrai. Bien sûr que c’est vrai. Donc oui, la réalité c’est que j’ai un peu honte d’en faire un épisode. Pourtant, je le dis à chaque personne que j’accompagne. Peu importe finalement, il y aura toujours, bien sûr… bien pire dans le monde. Mais c’est ce que vous vivez, donc forcément c’est important. Cette phrase-là, le « oui je souffre, mais il y a pire » , est une de celles en réalité que l’on entend le plus souvent par les personnes justement qui sont dans la souffrance et dans la difficulté. En réalité, cette phrase-là, elle est louable en soi. Souvent, l’objectif conscient ou inconscient, il est de ne pas se victimiser. de garder aussi un sens des proportions, de reconnaître des souffrances bien plus graves que les siennes. Mais malheureusement, ça amène quand même certaines déviances, finalement, dans notre fonctionnement. Parce que c’est comme si la souffrance, elle n’était légitime qu’à un certain seuil, presque, comme s’il y avait une compétition implicite. Et malheureusement, tout cela, ça amène à se taire en réalité. Mais se taire… eh bien ça n’aide pas à guérir. Et n’aide pas non plus ceux et celles qui auraient besoin d’entendre notre histoire, car ils peuvent s’y reconnaître. Et ça, à mon sens, c’est vraiment quelque chose d’extrêmement important. Je l’ai dit, j’ai beaucoup souffert de honte à l’époque où mon père était vivant et dans la tourmente. Honte de la situation, honte d’avoir honte, ce qui était assez terrible. Et je suis d’une époque où il n’y avait pas… autant d’accès à l’information via les réseaux, etc. De nos jours, la parole se libère un petit peu par rapport à tout ça. Déjà, la parole des malades, mais aussi la parole des familles. Et c’est vrai que si j’avais eu accès à plus de récits de vie, de récits de personnes qui avaient traversé, et ou pour qui c’était derrière eux, peut-être, justement, que j’aurais un petit peu moins honte. Donc c’est vrai que, parfois, On a besoin d’entendre des histoires qui ressemblent un petit peu aux nôtres pour pouvoir aller mieux. Et également, le fait de se taire, ça peut renforcer la détresse et la solitude. La question de la santé mentale, elle est clairement centrale de nos jours. Et pas besoin que notre souffrance soit la pire pour qu’elle mérite d’être reconnue et entendue. Et oui, cela passe par accepter ce que l’on vit et qui l’on est. Ça passe aussi par verbaliser ce que l’on ressent, même si, oui, il y a toujours pire et il y aura toujours pire. Mais personne ne vit exactement ce que l’on vit. Par contre, ce qui est sûr, et c’est ce qui fait notre humanité, nous souffrons tous et toutes à un moment de notre vie. D’un deuil, d’une transition de vie, d’une image de soi altérée, d’un trop plein, d’un pas assez plein, de complexe, de peur, d’un isolement, d’un lien toxique, d’une colère ou d’un chagrin, etc. Et il est grand temps de s’en rappeler justement de tout ça pour prendre soin du collectif. Allez, on arrive à la fin de cet épisode. Si j’ai souhaité vous raconter cette histoire, ce n’est pas parce qu’elle serait exceptionnelle. C’est précisément car elle ne l’est pas. Alors, la prochaine fois qu’un comportement vous surprendra ou vous agaissera, et pas qu’en voiture, sans l’excuser, nous pouvons aussi nous rappeler que la personne aussi porte forcément une souffrance invisible. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt. Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Avoir le courage d’être aimé·e

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Traduction automatique par Ausha :

Aujourd’hui, je souhaite faire le pendant d’un épisode que j’ai déjà publié et je voudrais amener une réflexion sur notre tendance à douter de notre place parmi les autres. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand. conférencière et formatrice. Dans cet épisode, je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous et à avancer ensemble vers ce qui fait sens. Comme je disais en introduction, j’ai donc fait un épisode qui s’appelait « Avoir le courage de ne pas être aimé » . Je vous mettrai bien évidemment le lien dans la description de cet épisode pour pouvoir réécouter pourquoi pas ce premier épisode. Et le but de ce dernier, il était d’apprendre… à accepter que ce que les autres pensent et ou disent de nous, en réalité ne dit rien de nous. Mon objectif, il était de pas à pas réussir à apprendre à se détacher du regard des autres pour pouvoir cheminer dans sa vie et dans une vie tant qu’à faire pleine de sens. Et c’est vrai que c’est un épisode qui a beaucoup interpellé et beaucoup plus visiblement. Donc ça m’a amenée aujourd’hui à avoir l’envie de regarder de l’autre côté. Même si, on va le voir, ça a quand même un lien entre les deux. L’objectif, ça va être de se rendre compte que nous n’avons pas un avis réellement impartial sur ce que pensent les autres à notre sujet. Ça, c’est un biais cognitif, c’est-à-dire un fonctionnement, un raccourci de notre cerveau qui se nomme le linking gap. Alors, il y a une étude fondatrice qui date de 2018. C’est une étude qui a été d’ailleurs bien reproduite, ce qui nous permet de mieux comprendre justement ce phénomène. Comme d’habitude, je vous mettrai la référence de cette étude en description. Et c’était des auteurs américains qui sont partis d’une hypothèse de travail que nous sous-estimons combien nous plaisons à notre interlocuteur. Il y a eu différentes parties dans cette étude. Et la première, elle s’est faite en laboratoire et nos chercheurs ont réuni des personnes de même sexe et les ont invités à discuter ensemble pendant cinq minutes. Puis, les deux participants devaient noter, entre 1 et 7, combien ils ont apprécié leur interlocuteur, mais aussi combien ils pensaient que l’autre les a appréciés. Et ce qui est bien sûr très intéressant, c’est que la note… elle était systématiquement plus faible sur, bien évidemment, la seconde note que la réalité. Je ne sais pas si je suis très claire, donc je vais le redire différemment. Systématiquement, les participants évaluaient plus faiblement la possibilité d’avoir plus, entre guillemets, à leur interlocuteur que la réalité. Et cette étude-là, elle a été ensuite reproduite dans la vie réelle, puisque la première partie était quand même dans le laboratoire. Donc ça a été reproduit dans la vie réelle et aussi dans des interactions plus longues, jusqu’à même faire une étude sur une année entière de vie pour des étudiants en colocation. Et systématiquement, le résultat a été le même. Nous sous-évaluons combien nous pouvons être appréciés quelque part par nos interlocuteurs. Il y a autre chose aussi qui était intéressante dans cette étude, en tout cas dans la première partie en laboratoire. À savoir qu’il y avait des observateurs extérieurs, donc des assistants de recherche, qui, eux, ont bel et bien observé qu’il y avait des signaux d’intérêt positif qui étaient bien présents lors de l’interaction. Sauf que, la difficulté, les participants ne les captaient pas alors que ces signaux démontraient clairement que la personne était réellement appréciée. Alors ? Ces études, elles nous montrent finalement que nous sommes, la majorité du temps, concentrés sur ce que l’on veut dire et moins finalement sur la qualité de notre interaction et ce qui nous fait quelque part louper des signaux d’intérêt positif, même lorsqu’ils sont bel et bien présents. Ce qui explique aussi ce phénomène, c’est bien évidemment et légitimement la peur du rejet. Cette peur, elle nous rend hésitants à exprimer l’intérêt que nous pouvons avoir pour notre interlocuteur. Également, il a été montré que nous surestimons à quel point notre gêne, nos maladresses sont visibles auprès des autres. Et enfin, bien évidemment, nous pensons que nos pensées négatives à notre égard sont aussi celles que l’autre a pour nous. Nous pensons donc être moins appréciés que nous le sommes en réalité. Dans l’autre épisode, comme je vous le disais, qui s’appelait « Avoir le courage de ne pas être aimé » , j’avais parlé de l’importance de se détacher du regard des autres, notamment pour notre quête de sens. Car celle-ci, elle se nourrit de notre liberté d’être. Et ces études-là que je viens d’évoquer, elles disent en réalité la même chose. Car finalement, sans même en avoir conscience, nous nous verrouillons. Nous nous censurons par peur de déplaire et ou par peur d’être jugés. Bien évidemment, ces peurs-là, elles sont extrêmement légitimes. C’est essentiel pour l’être humain de se sentir apprécié, reconnu et surtout intégré. Donc la peur d’être rejeté, c’est une peur qui est extrêmement viscérale, ni plus ni moins. Et ça… J’en reparlerai notamment dans un autre épisode sur les neurosciences affectives et sociales qui nous montre à quel point nous avons besoin d’être en interaction et dans le lien. Sauf que par rapport à ça, il y a quand même une information très importante à avoir. À savoir que les gens, en réalité, ils se moquent de ce que nous faisons. Alors oui, ça pique un peu, peut-être dit comme ça, mais ce qu’il faut bien comprendre… c’est qu’en réalité, nous sommes tous et toutes concentrés sur nous-mêmes. Alors oui, parfois, on va bien sûr avoir un commentaire un peu négatif sur l’autre ou un jugement. Ok, c’est humain aussi. Sauf que très rapidement, on va revenir à nous. Nous, nos histoires, nos problèmes, etc. Donc finalement, dans le « pire » des cas, la pensée de l’autre à notre égard, Elle est fugace et ensuite elle sera complètement oubliée par l’autre. Et dans le meilleur des cas, comme on vient de le voir, nous sommes en réalité plus appréciés, voire admirés que ce que l’on croit. Allez, revenons à la quête de sens. Oui, quand même, c’est l’objet de ce podcast. Je l’ai déjà expliqué, c’est important à comprendre que nos relations humaines sont une grande source de sens. Bien évidemment. Et c’est peut-être d’ailleurs pourquoi c’est aussi les relations humaines, souvent, une grande source de questionnement et ou même de souffrance. L’être humain, je viens de le dire, il a besoin de liens. Et à la fois, nous avons besoin de créer notre propre vie, une vie pleine de sens. Quitte, bah oui, pour cela, à ne pas être compris, voire rejeté. Alors avec tout ça, comment trouver l’équilibre ? Peut-être en apprenant pas à pas à se décentrer. Alors se décentrer, c’est tout simplement, entre guillemets encore une fois, essayer de voir le monde ou la situation plutôt comme si c’était un œil extérieur qui la voyait. Et ça, ce travail de décentration, c’est quand même un gros gros gros boulot. Parce que notre cerveau, il a justement besoin de maintenir son monde et ses croyances. Donc c’est vrai qu’apprendre à voir le monde sous le regard de l’autre, c’est quand même un travail important à faire. Pourtant, si pas à pas, nous réussissons à nous décentrer, eh bien, ça nous permettra peut-être de nous rendre compte que nous sommes admirés, oui, même dans les échecs, aimés, même dans nos faiblesses. apprécié, même si nous sommes pas très doués en small talk, ces fameuses petites conversations pluies et beau temps qui peuvent être si difficiles, notamment pour les introvertis. Et ainsi, si on arrive à revenir à cette situation, ou à cette compréhension-là plutôt, eh bien, nous pourrons lâcher l’hyper-contrôle sur nous-mêmes. Et de lâcher cet hyper-contrôle, bah oui, ça va, pourquoi pas, nous permettre d’oser, de vivre et de créer une vie riche de sens, mais aussi des liens riches de sens. Un petit exercice, tiens, pour réfléchir à tout ça. Lors de votre prochaine interaction avec quelqu’un, essayez de vous concentrer mais vraiment sur ce que dit l’autre. Ça veut dire quoi vraiment ? Ça veut dire ne pas se demander ce qu’il est en train de penser de nous. Ne pas couper la parole. Et ne pas se demander aussi qu’est-ce qu’on peut bien répondre à cela. Parce que la réalité de nos interactions, c’est que souvent, nous n’écoutons pas pour comprendre, nous écoutons pour répondre. Et faire l’effort, eh bien oui, ça permet justement, pas à pas, de faire ce travail de décentration. Alors oui, ça peut paraître quand même compliqué ce travail-là. Ça tombe bien, nous aurons encore plein d’autres épisodes pour travailler ces questions-là ensemble. Allez ! Maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.

Épisode. Responsable mais pas coupable

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Transcription automatique par Ausha :

Aujourd’hui, je vais évoquer un thème qui me semble très important, notamment dans nos relations, mais aussi bien sûr dans notre quête de sens, à savoir la différence entre responsabilité et culpabilité. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast « Où est le sens ? » Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans cet épisode, je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous et à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens. En logothérapie, on parle bien souvent beaucoup de responsabilités, notamment par la question star, finalement, de la pratique thérapeutique qui est « qu’est-ce que la vie attend de moi dans cette situation ? » Et cette question, elle nous renvoie donc à notre responsabilité, et c’est pour ça que j’ai trouvé très important de faire cette différence entre responsabilité et culpabilité. Parce que bien souvent, nous confondons les deux. Or, ce qu’il faut comprendre, c’est que l’une nous enferme et nous fige, alors que l’autre, en réalité, elle nous offre une lumière pour avancer. Allez, on va largement détailler tout ça. Déjà, pourquoi on confond les deux ? Bien évidemment, vous allez peut-être vous en douter, ce qui crée finalement le fait de confondre ces deux notions entre responsabilité et culpabilité, eh bien, c’est bien sûr la culture dans laquelle on a grandi. Et je dirais même la culture de la faute dans laquelle on a grandi. Ça, ça vient bien évidemment de la religion. Il faut comprendre que l’on parle quand même… dans les religions, de péché mortel. Donc c’est quelque chose que, que l’on soit croyant ou non, eh bien forcément a façonné nos inconscients collectifs. C’est complètement illusoire de penser que cette notion-là de péché n’a pas eu du tout d’impact sur nous, encore une fois, que l’on soit croyant ou non. Tout simplement parce que ça a façonné nos inconscients collectifs et donc notre propre inconscient. Et ça, forcément, ça laisse une trace. Ensuite, c’est notre société, notamment à l’école, qui crée finalement une notion de culpabilité assez forte dans nos inconscients, encore une fois. Au sein de l’école, on traque quand même la faute. Et rapidement, ce qui peut se passer, c’est qu’on va se sentir coupable de ne pas être assez. Donc cette culpabilité, comme je l’ai dit, elle fige ni plus ni moins. Or la responsabilité, elle, elle offre un pouvoir. Le pouvoir de redevenir acteur ou actrice de sa vie, ni plus ni moins. Je vais prendre tout de suite un exemple et un exemple relationnel. On entend souvent… que nous sommes responsables de la façon dont on transmet les choses dans nos relations, mais pas coupables de la façon dont l’autre les reçoit. Je vais m’expliquer par rapport à ça. L’autre, il reçoit forcément ce qu’on va lui dire, lui indiquer, selon ses propres filtres, selon sa vision du monde. Alors, je souris, je suis sûre que vous l’entendez en le disant, parce que j’ai fait un épisode sur la vision du monde. Et ce thème-là, c’est fou comme autant en formation qu’ici sur ce podcast, il vous interpelle et vraiment il vous questionne. Donc oui, encore une fois, on parle de vision du monde même dans ce thème-là. Je vous mettrai bien sûr le lien vers l’épisode de la vision du monde dans la description de celui-ci. Donc je disais, l’autre, il interprète tout ce qu’on va lui transmettre à travers sa propre vision du monde. Donc parfois, eh bien oui, il sera blessé par nos propos, par exemple, alors que ce n’était absolument pas notre intention. Donc, nous ne sommes en réalité pas coupables de la façon dont il va le recevoir. Alors dans ce cas, est-ce qu’on s’en lave les mains, quelque part, de son ressenti ? Eh bien, absolument pas. C’est là, au contraire, justement, qu’on va regarder notre responsabilité. Notre responsabilité, c’est par exemple… Comment je communique ? Comment j’ai transmis justement mes propos à la personne ? Est-ce que j’ai pris en compte aussi son état émotionnel du moment ? Est-ce que j’ai fait attention à sa sensibilité ? Elle est là, finalement, notre responsabilité. On a une responsabilité sur la situation, comme je l’ai indiqué, mais nous ne sommes pas coupables de la réaction de l’autre. Ce qui est intéressant quand même, c’est qu’avoir cela à l’esprit, ça aide aussi à réparer, si besoin, notamment la relation. Pourquoi ? Parce que… En effet, donc la culpabilité, elle fige et elle enferme. Or, la responsabilité, elle va aider. Si on est dans la culpabilité, ce qui peut se créer comme équation finalement de notre esprit, c’est l’autre est blessé, je suis donc une mauvaise personne. A l’opposé, la responsabilité, elle va aider à regarder et nous aider à reconnaître notre part, puis à changer la situation si cela est possible. Maintenant, venons-en à un thème déjà un petit peu plus sensible, les épreuves que nous sommes amenés à traverser. Bien évidemment, nous ne sommes absolument pas coupables des épreuves que nous traversons, ni coupables, bien sûr, de ressentir des émotions. Par contre, oui, nous avons un pouvoir. Pouvoir de choisir notre réaction. Je vais prendre des exemples pour illustrer. Encore une fois, l’humain quand même, il est assez tordu, soyons honnêtes. Par exemple, nous n’allons pas bien, on vit un moment difficile, et pourtant, on va refuser les moments, les sorties sympas avec les amis qui pourraient nous faire du bien. Ou alors, on va écouter de la musique bien bien pourrie qui va encore plus nous mettre le moral à zéro, comme on dit. On a donc réellement un… pouvoir finalement sur la façon dont on se sent dans ces situations-là. Alors attention, encore une fois, responsabilité n’est pas culpabilité. Si on va mal, on ne va pas en plus se sentir coupable d’aller mal. Non, ce n’est absolument pas l’objectif de comprendre cette notion-là. L’idée, c’est au contraire d’avoir une petite lumière au bout du tunnel. L’idée, c’est de se dire, ok, pour l’instant, je ne suis pas capable. capable de choisir d’aller mieux dans cette situation. Et c’est ok. Par contre, je me rappelle que j’ai quand même ce pouvoir-là de choisir de faire des choses qui m’aideront à m’en sortir. Donc pour résumer, la culpabilité, c’est une énergie de fermeture. Elle est axée sur le passé. Elle est souvent composée de rumination, d’autocondamnation, de besoin de se punir aussi, malheureusement parfois. Alors que la responsabilité, elle, c’est une observation de la situation avec lucidité. Une reconnaissance aussi de notre part dans la situation. Et une orientation surtout vers l’avenir qui nous permet de redevenir acteur et actrice. Et cette notion-là, eh bien oui, elle est aussi importante dans la quête de sens. Pourquoi ? Bien tout simplement parce que quand nous allons mal, nous cherchons naturellement une cause ou un coupable. Et ça, trouver justement une cause ou un coupable, ça peut donner sur le moment un semblant de sens à la situation. Il est important de comprendre que notre cerveau, il a un besoin absolu de sens. Et face à une épreuve, il est absolument naturel de se dire, c’est de ma faute. Ou bien j’aurais dû faire ceci ou cela. Paradoxalement, en réalité, c’est plus facile de se dire que c’est de notre faute que d’admettre que nous ne maîtrisons pas tout. Pourquoi ? Parce que ne pas tout maîtriser, ça peut être profondément anxiogène. Et oui, la culpabilité, elle donne finalement une illusion de contrôle qui rassure, mais qui ne va rassurer qu’un temps. Si c’est de notre faute, on a l’impression que le monde est lisible et compréhensible. Cette culpabilité, elle permet un temps de réduire nos angoisses et nos incertitudes. Et de ce fait, de penser que nous avons trouvé du sens, alors qu’il s’agit simplement d’une volonté de toute puissance. La quête de sens, elle, via la responsabilité bien sûr, elle ne se demande plus pourquoi c’est arrivé, mais qu’est-ce que je vais faire ? de cette expérience. Et ça, eh bien oui, ça change tout. Car le sens, il n’est plus trouvé, il est créé. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.

Épisode. Que faire de notre colère

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Transcription automatique par Ausha :

Aujourd’hui, j’ai très envie d’explorer avec vous un thème qui me semble absolument primordial, à savoir l’accueil émotionnel. Et nous allons ainsi enfin arrêter d’essayer de gérer nos émotions. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast « Où est le sens. Ici, une flamme s’allume. Une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans cet épisode, je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous et à avancer ensemble vers ce qui fait sens. Si j’ai eu envie d’évoquer ce thème dans cet épisode, c’est qu’au moment de sa préparation, j’étais très en colère. Mais vous savez, pas n’importe quelle colère. Celle qui n’a pas de réelle raison. En tout cas, pas de réelle bonne raison. Celle qui est agacement avant de devenir franche contrariété, puis vraie colère. Avec bien évidemment en plus une grande agitation intérieure. Alors cet état, on le connaît clairement tous et toutes. Mais souvent, dans un pareil cas, on se dit « Allez, il faut que je gère cette colère ! » Comme finalement s’il s’agissait d’un dossier à traiter, puis à classer. Sauf que, dommage hein ! Les émotions, elles ne répondent pas à cette logique très terre-à-terre. En effet, elles ont un message à nous transmettre, à savoir tout simplement qu’un besoin n’est pas rempli. Et surtout, surtout, elles demandent du mouvement. De ce fait, je ne suis pas à l’aise, personnellement, avec des termes tels que la gestion des émotions, comme on vient de le voir. Ou encore un autre terme avec lequel je ne suis pas à l’aise, qui est l’intelligence émotionnelle, parce que ça fait appel au mental. Je leur préfère des notions telles que accueil émotionnel et agilité émotionnelle, qui est un terme choisi par la psychologue et chercheuse sud-africaine Suzanne Devine. Pour ce dernier terme, donc celui d’agilité émotionnelle, il s’agit en réalité d’une logique d’écoute intérieure, de mouvement, et d’adaptation. Les enfants, d’ailleurs, sont de précieux enseignants pour nous montrer cette logique-là. Tout petits, ils vivent l’émotion dans leur corps. Ils sautent de joie, se roulent par terre de colère, manifestent les larmes aussi avec beaucoup de vigueur. Mais ensuite, notre société leur apprend que les émotions ne peuvent pas s’exprimer comme ils le souhaitent. Ils ont envie de sauter de joie, par exemple. mais ce n’est pas le moment puisqu’ils sont en classe et doivent écouter. Et ainsi, pas à pas, nous commençons à vouloir canaliser, gérer l’émotion. C’est un petit peu logique en même temps. Qui s’autoriserait à se rouler par terre de contariété en pleine réunion professionnelle ? Cette évocation nous fait un petit peu sourire. Pourtant, en réalité, c’est bel et bien cela dont nous aurions finalement besoin. Mais comme nous vivons dans une société où cela serait un peu mal vu, et c’est le moins que l’on puisse dire, nous devons trouver d’autres stratégies. Car oui, je le redis, nous devons vivre nos émotions et non chercher seulement à les gérer. Donc souvent, finalement, quand on dit gérer, on cherche à les refouler en réalité malheureusement. Et la colère, notamment à mauvaise presse. Elles seraient vécues comme une perte de contrôle. Enfin, soyons honnêtes, quand même, malheureusement, selon notre genre, la colère, elle ne sera pas accueillie de la même manière. Dans notre société, une colère masculine, elle est souvent perçue comme légitime. Alors qu’une féminine, elle a plutôt tendance à être dévalorisée. Alors, je vais être très claire, dans notre société, c’est l’inverse pour la tristesse, par exemple. Mais la colère, c’est vrai que c’est important de le comprendre. En réalité, même si elle peut être mal vue, elle peut être source d’une très grande puissance. Notamment pour changer ou faire changer une situation qui ne nous convient pas. En tout cas, ce que nous devons comprendre, c’est que la colère, c’est une énergie hormonale dont le but est donc de nous mettre en mouvement. Nous ne devons donc pas gérer notre colère, nous devons la vivre. Alors, non, je ne suis pas en train de dire que nous devons taper le ou la collègue qui nous casse les pieds, même bien au contraire. D’ailleurs, c’est souvent car nous n’avons pas sainement vécu notre colère que nous pouvons exploser malheureusement. Et oui, cette énergie intérieure, elle doit être libérée. Et si elle est muselée, elle ressortira forcément à un moment ou à un autre et malheureusement peut-être plus puissante et désordonnée. C’est pourquoi nous avons souvent peur de notre colère. Justement, car nous n’avons pas appris à la vivre. Nous essayons de la faire taire ou alors nous tapons de toutes nos forces dans un oreiller comme on nous l’a appris. Alors très clairement cette dernière pratique elle n’est pas inutile en soi mais je trouve qu’il y a quand même beaucoup plus efficace. En effet si vous avez déjà testé, on ressent bien une forme d’apaisement en suivant mais il peut y avoir aussi une forme d’inquiétude face justement à cette charge. Très agressif déployé. Alors pourquoi cette pratique est malgré tout efficace ? Quand on dit cette pratique, c’est le fait de taper dans un noyer par exemple. Elle est efficace malgré tout car elle libère l’énergie, elle la sort de notre corps. Donc la grande question, c’est pourquoi ne pas essayer de la sortir différemment ? Ce que je propose en formation par exemple, c’est tout simplement de faire le tour du bâtiment plusieurs fois en marchant très vite avec la volonté de vivre l’émotion. Ou encore, si on a la possibilité de s’isoler, de bouger tout simplement. Oui, bouger, danser, tirer la langue, pourquoi pas se secouer. Tout ce qui permet d’utiliser cette intense énergie de colère sans faire de mal à soi ni aux autres. Alors, je vais m’arrêter là pour cet épisode de présentation de l’agilité émotionnelle. Car, bien sûr, je ferai un épisode long sur ce thème, sur les différentes émotions, mais aussi, toujours, sur le lien avec la quête de sens. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, je voulais surtout commencer à vous proposer de sortir de la pure réflexion intellectuelle pour revenir enfin dans le corps. Car en réalité, c’est dans l’expérience que peut se vivre le sens. Donc ce que je vais faire, je vais vous laisser avec une musique. Je vais vous inviter, si vous le souhaitez, à libérer vos émotions grâce à son aide. Loin de tout regard, essayez de bouger, crier, danser avec l’intention de vivre les émotions que vous traversez. Et accueillez-les, enfin. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt !

Épisode. Ne pas aimer l’été

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Transcription automatique par Ausha :
En ce premier jour de l’été, j’ai envie de réfléchir avec vous aux injonctions, aux normes que nous subissons et qui nous éloignent finalement de nous-mêmes et donc de notre quête de sens. Car oui, par exemple, nous pouvons très bien ne pas aimer l’été. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast « Où est le sens ? » Ici. Une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans cet épisode, je vous invite à écouter ceux qui se réveillent en vous et à avancer ensemble vers ce qui fait sens. Ah l’été, ces soirées tardives, les vacances bien évidemment, la plage, les apéros interminables, les copains. L’été, on entend qu’il est attendu par… tous et toutes, absolument toute l’année. C’est le soleil aussi qui est synonyme de joie, de plaisir dans notre inconscient collectif. Sauf que malheureusement, certains vivent une toute autre réalité. Et alors très clairement, ceux qui vivent cette autre réalité, on va les appeler gentiment ou un peu moins gentiment parfois, des rabat-joie par exemple. Alors, j’ai choisi cet exemple car il illustre une injonction, mais des injonctions, bien évidemment, il y en a plein d’autres. Tout ce qui touche à nos vies, finalement, devrait correspondre aux normes collectives. On devrait forcément, tous et toutes, vouloir des enfants, faire carrière, devenir propriétaire, aimer Noël, et bien sûr aimer l’été, si on reprend cet exemple-là. Or, les injonctions, elles nous éloignent de nous-mêmes. Et en plus de ça, nous finissons peut-être aussi par croire ne pas être tout à fait normaux. Et ça, cette croyance-là, elle peut nous empêcher de créer notre vie pleine de sens. Allez, revenons à l’exemple de l’été qui est, bien sûr, vous l’avez compris, une illustration, une métaphore. Et oui, je vais parler de moi. Pourquoi je vais parler de moi ? Eh bien, parce que dans le passé, écoutez ceux qui vivaient ce que moi aussi j’avais l’impression de vivre. eh bien, ça m’a beaucoup aidée. Déjà, à mieux me comprendre, mais aussi à savoir justement que je n’étais pas seule à vivre certaines choses. Et ça m’a aidée, eh bien oui, à avoir moins honte, ni plus ni moins. Et donc moi, par rapport à cette question des saisons, eh bien, clairement, je suis une femme du froid. J’aime l’hiver, j’aime la pluie, oui. J’aime la beauté artistique aussi, des arbres nus par exemple. J’aime les bougies, les plaides, les livres qu’on lit le soir avec une tisane et un chat. Et surtout, je ne supporte pas du tout la chaleur. Alors avant, pour ne pas être jugée, j’avais tendance à dire que ma saison préférée, c’était plutôt le printemps ou l’automne. Mais non, clairement, je crois vraiment que l’hiver est réellement ma saison préférée. Alors là, j’entends gna gna gna, oui, la vie de mamie, etc. Eh bien, oui, très clairement, si c’est considéré comme une vie de mamie, eh bien oui, c’est ma vie et mes plaisirs à moi. Notre monde, c’est clairement celui des extravertis. De ceux, les extravertis, c’est de ceux qui se rechargent au contact des autres. Les introvertis, qui ne sont à ne pas confondre surtout avec les timides, ils ont eux besoin plutôt de solitude et de calme pour se recharger. Alors ? Bien évidemment, tous les introvertis n’ont absolument pas une préférence pour les saisons froides. C’est une métaphore finalement, les saisons entre extraversion et introversion. Parce que oui, l’été c’est plutôt bien sûr une saison d’extraversion, et l’hiver bien sûr plutôt une saison d’introversion. Et notre société, elle valorise, oui, l’extraversion. Donc aussi l’été, le bruit. Et nous pouvons… alors avoir tendance à avoir honte ni plus ni moins de qui nous sommes. Alors, pourquoi cette réflexion-là sur la métaphore ou la symbolique des saisons, elle est importante ? Eh bien, c’est important en réalité concrètement et symboliquement. Déjà, concrètement, ce qu’il faut savoir, c’est que les difficultés, elles peuvent s’exacerber l’été. Et ça, c’est important, ne serait-ce que pour prendre soin des uns des autres. Car, bah oui, de manière extrêmement pratique, un été chaud, eh bien ça peut être source d’une grande souffrance. Bien sûr pour ceux déjà qui sont dans la précarité. Ceux qui travaillent aussi au contact des éléments. Donc ça c’est d’un point de vue très pratique. Mais aussi psychologiquement. On sait que l’anxiété a tendance à augmenter l’été. Les troubles anxieux, par exemple, sont aggravés avec les grosses chaleurs. Je ne vais pas rentrer forcément dans les détails ici parce que ce n’est pas l’objectif, mais peut-être pour en dire deux mots. Les personnes qui souffrent de troubles anxieux, il a été montré qu’ils ont une proprioception qui est plus faible que la moyenne. Alors, qu’est-ce que c’est la proprioception ? Eh bien, c’est ce qu’on appelle notre sixième sens interne. C’est notre capacité à ressentir les messages du corps et à les interpréter correctement. Donc, tout simplement, j’ai le ventre qui gargouille. Bah tiens ! C’est le moment d’aller déjeuner. Vous voyez, c’est ça la proprioception. Et donc, une personne qui a un trouble anxieux, elle va avoir une proprioception qui est assez faible. Et elle va donc mélanger les signaux corporels. En été, forcément, on va avoir des manifestations corporelles différentes. On va transpirer plus, on va être plus fatigué, etc. Peut-être aussi avoir le rythme cardiaque qui s’accélère. Donc, des manifestations. Et… forcément ces personnes-là, elles peuvent confondre justement la manifestation normale liée à la chaleur avec un problème de santé. Donc c’est pour ça que des personnes qui peuvent avoir un trouble anxieux vont voir ce dernier aggravé par la chaleur. Également, quelque chose dont on parle de plus en plus, c’est l’éco-anxiété. Et ça, oui, forcément, il a été largement montré que les personnes qui souffrent d’éco-anxiété, eh bien voient leurs conditions s’aggraver. avec des étés particulièrement chauds. Donc forcément, ces situations-là, eh bien oui, ça crée des personnes qui peuvent être en souffrance, alors que la société collectivement dit c’est magique, c’est l’été, c’est formidable, on est tous heureux et heureuses. Également, quelque chose auquel on ne prête pas suffisamment attention, justement en lien avec cette survalorisation de cette période-là, eh bien c’est le sentiment d’isolement. Voir la vie des autres qui s’étale absolument partout, des vacances, avec les amis, ce genre de choses, eh bien oui, peut créer une forme de détresse émotionnelle, ni plus ni moins, chez des personnes qui n’auraient pas un environnement amical, familial, qui n’ont pas le budget pour s’offrir les mêmes choses. Et donc tout ça, ça peut aggraver un sentiment d’isolement. Et… Ces différents points, forcément, peuvent avoir un impact énorme sur la santé mentale, avec en plus moins d’accès aux dispositifs de soutien. Oui, parce que légitimement, les thérapeutes, les psychologues, prennent aussi des vacances et donc vont être moins disponibles. Et un dernier point par rapport à ça, c’est qu’en plus de cette aggravation des symptômes en lien avec la santé mentale, les personnes peuvent justement avoir honte. De ressentir tout cela, puisque, je l’ai déjà dit, notre société nous renvoie en permanence que nous devrions n’être que fête et joie pendant l’été. Donc ça amène un cercle vicieux, une difficulté à verbaliser, à demander de l’aide, ce qui amène un renforcement des difficultés et ainsi de suite. Donc c’est pour ça que c’est important quand même de réfléchir à cette question de est-ce que cette injonction, finalement, sociétale, Elle parle à tout le monde et elle convient à tout le monde. Également, pourquoi c’est important de réfléchir à ça ? Comme je vous l’ai dit, c’est aussi important symboliquement. Parce qu’une vie pleine de sens, elle passe notamment par l’expérience. L’expérience, celle que nous nous autorisons à vivre. Mais aussi, celle que nous refusons. Pourquoi ? Parce qu’elle ne nous convient pas, par exemple, tout simplement. Et se détacher des injonctions amène une possibilité de mieux se connaître, de mieux connaître ses besoins, ses valeurs, et forcément de se créer une vie qui nous correspond. Et peu importe, quelque part, si les autres la trouvent vide ou estiment que c’est une vie de mamie, pourquoi pas ? D’ailleurs, en lien avec ça, je vous invite à écouter l’épisode que j’ai fait justement sur la question de ne pas être compris dans le sens que l’on a ou qu’on l’a trouvé à sa vie. Je vous mettrai… en description de cet épisode, justement, le lien pour aller plus loin sur cette question-là. L’été, il est donc désormais là. Et faites ce qui vous anime, même si, oui, c’est rester chez soi en mode hiver alors que tout le monde fait la fête à l’extérieur. Alors, quand même, je dois reconnaître que pour ma part, je profite bien mieux désormais du rayonnement de joie collective liée à l’été. Mais je crois justement que je l’aime un peu plus l’été désormais, depuis que j’ai compris que j’avais le droit d’assumer et de dire clairement. que je n’aimais pas l’été. Allez, avant de vous quitter, je vais vous inviter à partager cet épisode à des gens qui, vous le pensez, auraient peut-être besoin de l’entendre. Mais également, c’est important pour moi de vous dire que ce podcast, il a désormais 3 mois et il a maintenant besoin de votre aide. Donc si cela vous parle, je vous invite, comme je l’ai dit, à partager, mais aussi à mettre une note et ou un commentaire sur votre plateforme d’écoute préférée. Ainsi, mon podcast, il va, je l’espère, pouvoir grandir et donc toucher vraiment ceux qui auraient besoin de l’entendre. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.

Épisode. Justifier l’injustifiable

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Transcription automatique par Ausha :
Je vous souhaite la bienvenue dans cet épisode. Aujourd’hui, je souhaite répondre à une question qui m’a été posée suite à l’épisode sur le film La vie est belle. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand,conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous, et avançons, ensemble, vers ce qui fait sens. J’ai donc fait un épisode sur le film « La vie est belle » de Roberto Benigni. Et ce film, il illustre parfaitement les concepts clés de la logothérapie, notamment l’attitude face à la souffrance, et même très clairement dans cette œuvre, l’attitude face à l’horreur absolue. Je vous remets d’ailleurs le lien vers cet épisode dans la description de cet épisode-ci. Et suite à l’épisode sur ce film, on m’a posé une question, à savoir, à chercher du sens, ne risque-t-on pas de justifier l’injustifiable ? Cette question, elle est profonde, notamment car elle touche à nos limites en tant qu’être humain. Et ma réponse va être très transparente. Bien sûr qu’il s’agit d’un risque majeur. À croire, comme dans certains discours du développement personnel notamment, que tout a un sens, on peut commencer insidieusement à accepter l’inacceptable. Voir, pire, demander aux autres d’accepter l’inacceptable, ou en tout cas de sous-entendre qu’ils devraient dépasser leur situation facilement, puisque, entre guillemets, elle a un sens. Donc il s’agit d’un élément essentiel à prendre en compte. Car c’est aussi un mécanisme de notre cerveau pour faire face aux situations difficiles. Ainsi, les situations douloureuses qui nous mettent par exemple en opposition avec nos valeurs viennent bien sûr profondément bousculer nos fonctionnements. Et notre cerveau peut alors entrer en dissonance cognitive. La dissonance cognitive, c’est une tension interne qui est forcément difficilement supportable. Nous entrons dans cet état. notamment quand des informations simultanées sont incompatibles entre elles. Ainsi, des situations vécues peuvent être bien sûr en opposition profonde avec nos valeurs. Et face à cette dissonance cognitive, notre cerveau fera tout pour supprimer cette tension, quitte malheureusement à tolérer l’intolérable. Alors, je vais donner un exemple soft. Pourquoi soft ? Car je veux tout simplement éviter de projeter des images difficiles pour illustrer ce phénomène, car il peut tout simplement aussi se produire justement sur des situations du quotidien. Donc cet exemple. Une personne qui va être très attachée à l’honnêteté, qui pour elle est une valeur fondamentale. Mais un jour, au travail, son patron va lui demander de présenter un bilan un peu plus positif qu’il ne l’est réellement à un client. La première réaction de la personne sera forcément « non, ce n’est pas honnête » . Malheureusement, comme il y a un enjeu, une dissonance cognitive va s’installer. La personne est en désaccord avec ses valeurs et à la fois, forcément, elle va choisir de se confirmer à la décision de sa hiérarchie, notamment car elle ne souhaite pas perdre son travail. Et face à l’importante tension cérébrale que provoque cette dissonance, Elle va alors modifier sa représentation de la situation. Elle va se dire, par exemple, bon, c’est pas vraiment mentir, c’est juste présenter les choses sous un autre angle. Ou encore, allez, tout le monde le fait dans le métier. Ou également, bon, cela ne pénalise pas vraiment le client. Alors, peut-être que là, cet exemple, il vous paraît un peu gros à entendre. Pourtant, clairement… arranger la situation, nous faisons tout cela à un moment ou à un autre. C’est le cas par exemple quand on reste dans une relation, un travail qui ne nous convient pas mais que l’on n’arrive pas à quitter. On transforme alors la représentation de la situation pour faire baisser la tension interne quitte, oui malheureusement, à accepter l’inacceptable. Par exemple Si, pour une personne, le respect de la sensibilité de chacun est une valeur fondamentale, Mais que dans un groupe d’amis se trouve une personne avec un « humour » bien piquant, et que cette personne se trouve souvent la cible de ses attaques, eh bien la première des réactions sera légitimement « ce n’est pas ok pour moi, cette personne-là, elle me fait du mal et cela n’est pas en accord avec mes valeurs » . Mais malheureusement, face à ça, il y a d’autres choses qui peuvent se jouer. La peur de déstabiliser le groupe, par exemple. Également des souvenirs partagés avec cette personne. La peur d’être jugée, bien sûr, pour avoir osé verbaliser cette situation. Et là, c’est la dissonance justement qui s’installe. Et comme le changement est coûté en énergie pour notre cerveau, la personne va chercher à rationaliser. Et se dire par exemple, bon, c’est pas contre moi, c’est sa façon d’être. Ou encore, avec tout ce qu’on a vécu ensemble, c’est dommage de quitter cette relation maintenant. Ah, d’ailleurs, cet exemple, ne pas quitter la relation compte tenu de tout ce qui a été vécu, on appelle ça le biais des coûts irrécupérables. Ouais, je sais, j’utilise des termes qui peuvent paraître complexes, mais c’est simple à comprendre en réalité. Le biais des coûts irrécupérables, c’est la tendance à poursuivre une décision ou un engagement uniquement parce qu’on a déjà Investi du temps, de l’énergie ou des ressources, même lorsque cela n’est plus rationnel. Donc on le voit bien, on a malheureusement de nombreuses façons de justifier l’injustifiable. Alors bien sûr, la question c’est comment on peut faire face à ce mécanisme-là ? Ce que nous devons comprendre, c’est qu’on ne corrige pas les biais cognitifs, car ils font partie. intégrante de notre fonctionnement humain, notamment compte tenu de notre besoin absolu de sens et de cohérence. On peut seulement rester vigilant pour apprendre à vivre avec et ne pas se laisser aller à ses déviances. Ainsi, pour le biais des coups irrécupérables, il y a une question clé à se poser et elle fait d’ailleurs partie des questions du logothérapeute. Il s’agit de se demander si ton meilleur ami vivait exactement la même situation, que lui dirais-tu ? Alors ça, moi c’est vrai que cette question-là, je l’aime beaucoup. Elle est extrêmement aidante, car elle permet de se décentrer. C’est-à-dire qu’on va réussir à voir la situation comme si c’était vu par une autre personne à regard extérieur. Et elle nous permet de comprendre qu’en réalité, nous avons déjà parfaitement compris la situation et… compris vraiment la réalité. Car, malheureusement, le biais des coups irrécupérables dont j’ai parlé, mais aussi l’attachement, brouille notre jugement et notre lucidité. Et c’est comme ça, en fait, que nous acceptons à nouveau l’inacceptable. Cette question, elle permet de voir avec un œil neuf, ou presque, ce que nous vivons, et ainsi de retrouver notre lucidité. Également. Pour contrer les différents phénomènes que j’ai déjà décrits, il est important de revenir au point de départ, c’est-à-dire avant nos justifications. Quand nous sommes sur le point de rationaliser, de justifier, de nuancer, posons-nous la question de quelle était notre première réaction. Alors, bien sûr, parfois, sous le coup de nos émotions, la première réaction ne va pas non plus être la plus adaptée, ni celle qui correspond fondamentalement à nos valeurs. Mais cette compréhension, elle permettra quand même de se souvenir de notre premier ressenti et de se rappeler notamment si nos valeurs ont été fortement heurtées. Encore un autre point pour aider à faire face à ces situations. Il est d’ailleurs ce point également très important. Il s’agit de traquer les phrases qui cherchent à anesthésier notre ressenti brut. Ces phrases, elles sont souvent irritées de l’enfance. mais aussi de la société. Et elle nous incite, justement, à minimiser nos ressentis au risque de justifier à nouveau l’inacceptable. Elles sont nombreuses, ces phrases. Et d’ailleurs, vous en connaissez sans aucun doute certaines. Ce sont, par exemple, « Non, mais moi aussi, je suis trop sensible. » « Moi aussi, je ne suis pas assez à l’écoute. » « Cette personne a des problèmes en ce moment. » Ou bien sûr, le classique « Il y a plus grave dans la vie. » mais aussi le terrible dont je vous parlais au début, dans la vie, tout a un sens. Ce que nous devons comprendre, c’est que ces phrases, en soi, elles ne sont pas fausses, bien évidemment. La difficulté majeure est quand elles ont pour objectif de réduire l’inconfort plutôt que d’aider à clarifier la situation. D’ailleurs, par rapport à ces phrases, j’ai l’habitude de dire qu’il y aura toujours pire, mais que ce n’est pas pour autant que ce que nous vivons n’est pas important. Donc, lorsque nous nous entendons prononcer ces phrases, Comme je l’ai indiqué lorsque quelqu’un nous les assène, soyons vigilants à ne pas glisser dans l’acceptation de l’inacceptable. Également, pour éviter nos biais, quelque chose que je répète beaucoup et que vous m’avez forcément entendu dire si vous avez écouté d’autres épisodes, ce que j’espère vraiment, c’est que comprendre n’est certainement pas accepter. Nous pouvons tout à fait comprendre ce que fait dit l’autre. Avoir fait également un travail pour être dans le non-jugement. Et donc, comprendre que l’autre puisse en être là où il en est. Et pourtant, la situation n’est bien sûr pas acceptable pour nous. Dire non à une situation avec l’autre, un comportement de l’autre, n’est pas dire non à l’autre. Et nous avons, par contre, tendance à mélanger. Nous avons, personnellement, l’impression d’être rejetés. quand on rejette une de nos demandes. Et nous pouvons alors avoir cette peur pour notre relation. Or, ne pas accepter un comportement n’est pas rejeter la personne dans son entièreté. Nous pouvons tout à fait comprendre ce que l’autre traverse, faire preuve de non-jugement et pourtant dire clairement que ce qui se passe avec cette personne n’est absolument pas ok pour nous. Cela permet alors de garder le lien, si cela est souhaitable, bien sûr, mais sans straille. Allez, autre point important pour ne pas accepter l’inacceptable, bien se connaître. Alors oui, dit comme ça, ça peut paraître complexe, surtout après avoir vu certains de nos biais cognitifs dans cet épisode où on se rend bien compte que notre cerveau nous drive presque tout seul, donc bien se comprendre après tout ça, ça peut paraître un peu complexe. Pourtant, si nous sommes attentifs, nous savons très bien quelles sont nos limites à ne pas franchir. Comment ? Tout simplement grâce à nos émotions. Nos émotions, surtout les désagréables, sont un indicateur que quelque chose ne nous convient pas, que nos valeurs, par exemple, sont heurtées, et ou que nos besoins ne sont pas remplis. L’idée est donc de se créer des repères non négociables. Par exemple, je dois me sentir en sécurité dans une relation. Ou encore, le second degré suivi d’un « mais c’est de l’humour » n’est pas acceptable pour moi. Ah oui, bah tiens, en le disant, je me rends compte que cette histoire de l’humour-ironie second degré méritera très clairement un épisode. Et promis, je le ferai parce que ça c’est vraiment des choses sur lesquelles j’échange beaucoup. avec mes participants en formation. Donc, c’est noté, je ferai un épisode sur cette question de l’ironie. Allez, revenons à nos besoins qui ne sont pas remplis, ou en tout cas, le lien avec nos émotions. Je prenais donc des exemples. Un autre. Me demander de mentir à un client, ben ça, c’est pas acceptable pour moi. En gros, avec ces exemples, je voulais montrer que nous avons, bien évidemment, chacun et chacune, nos limites personnelles. L’idée, c’est qu’il faut qu’elle soit claire pour nous, car elle résiste mieux justement aux tentatives de réécriture, de justification. Ça c’est important à comprendre. Ce qui se passe, c’est que lorsque nous sommes pris au piège, avec le biais des coûts irrécupérables, ou malheureusement cette difficulté à sortir d’une situation qui est difficile, nous avons initialement des émotions qui nous informent que la situation n’est pas ok pour nous. Mais après coup, bah oui, on va réécrire justement tout ça avec ce qu’on vient de voir, donc réécrire pour justifier ce qu’on est en train de vivre et ne pas en sortir. Or, plus nous aurons défini justement nos limites personnelles dans une réflexion globale sur la vie, plus il sera difficile justement de réécrire a posteriori. La dissonance intérieure sera beaucoup plus forte et donc ça sera beaucoup plus compliqué. de faire malgré justement nos valeurs qui ne sont pas respectées. Allez, continuons dans les propositions pour éviter la justification justement. Peut-être là, l’une des propositions les plus complexes, c’est accepter le coup de la lucidité. Oui, parfois, et ça va être extrêmement douloureux, une relation n’a plus lieu d’être. Ou un travail ne nous nourrit plus et nous devons alors prendre le risque d’en changer. Ou encore, parfois, Nous nous sommes oubliés dans la recherche de satisfaction, dans la peur de déplaire, etc. Ne pas rendre acceptable ce qui ne l’est pas a alors un véritable coup cognitif, en réalité. Cela peut créer, bien sûr, une tension relationnelle, amener une perte, une solitude, ou plus simplement un inconfort. Et ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le cerveau, il vit le changement comme une perte, comme un deuil. La perte d’une situation connue est confortable, mais confortable, attention, parce qu’elle est connue. Le non-changement le rassure alors, et c’est pour ça que notre cerveau tente de rationaliser pour rester dans la situation. Accepter de rencontrer l’inconfort du changement est un premier pas pour, enfin, refuser l’inacceptable. Oui, la transition. elle va être douloureuse. Mais sur le long terme, le coût de rester dans une situation inacceptable est bien plus élevé. Et c’est notamment ce coût qui peut amener une perte de sens. Pourquoi ? Par la déconnexion d’avec nos valeurs, nos besoins. En raison aussi du chemin que nous n’aurons jamais pris et qui nous laissera peut-être des « et si » . Donc oui, accepter le coût cognitif peut nous aider à ne plus banaliser ce qui dépasse nos limites. et de ce fait, avoir une vie alignée avec qui l’on est. Enfin, allez, un dernier aspect, alors celui-là, il peut paraître assez paradoxal finalement sur ce podcast, mais ce qui va aider à sortir de ces situations, eh bien ça va être aussi de ralentir le besoin de donner du sens à tout ce que nous vivons. Parce que parfois, nous avons tendance à chercher du sens bien trop vite, avant même… d’avoir posé un constat sur ce que nous traversons. Également, avant même d’avoir traversé les émotions liées à la situation inacceptable. Chercher du sens peut alors servir finalement à justement ne pas ressentir ces émotions douloureuses. Parce que, tout simplement, nous n’avons pas appris à le faire, parce que cela ne nous est pas autorisé dans notre famille, dans le collectif, par exemple. Mais aussi car nous pensons tout simplement ne pas avoir le temps. Et oui, dans la vie, il faut avancer, gérer le quotidien, faire face. Alors, écoutez cette petite voix intérieure qui murmure, avant de hurler très clairement, que quelque chose n’est pas juste pour nous, c’est un vrai défi. Pourtant, parfois, simplement se poser et reconnaître l’émotion permet de la transcender. Et ensuite, seulement. Une fois la situation dépassée, nous pourrons y trouver du sens, si et seulement si nous le souhaitons. Donc oui, parfois, il est bien trop tôt pour chercher du sens à ce que nous traversons. Nous sommes dans la situation, aux prises, avec nos biais cognitifs, comme on vient de le voir. Et cela, ça nécessite d’abord de se poser dans ce que nous vivons, de ressentir, afin… de savoir si la situation est ok pour nous ou non. Alors, je me rends compte qu’on a déjà vu beaucoup, beaucoup de choses dans cet épisode. Donc, pour peut-être ceux qui le souhaitent, vous trouverez la transcription écrite dans le descriptif de cet épisode si vous souhaitez reprendre tranquillement les différentes informations. Parce que je n’ai pas tout à fait terminé. Je voudrais compléter en mettant en lumière, justement, comment… repérer le point de bascule entre je cherche à comprendre et je suis en train de justifier l’injustifiable. Ça, j’espère que ça vous aidera, justement, la prochaine fois où vous poserez la question de où vous en êtes, est-ce que vous n’êtes pas en train finalement d’accepter l’inacceptable. Donc ce point de bascule entre les deux. En réalité, ce sont quand même des signaux faibles qui doivent être vérifiés ou entendus entre ces deux états. J’ai notamment parlé des émotions et très clairement les émotions sont un très bon indicateur. Quand finalement à l’autre on explique plus que l’on ressent, cela signifie souvent que nous sommes coupés de l’émotion pour tolérer ce que nos émotions ne peuvent plus tolérer. Je ne sais pas si je suis très claire, donc je vais le redire un tout petit peu différemment. L’émotion, comme je l’ai dit un peu plus en avant dans l’épisode, elle est là pour nous faire ressentir le fait que nos besoins ne sont plus respectés et qu’on n’est plus en accord. par exemple avec nos valeurs dans la situation. Si, au lieu de chercher à ressentir l’émotion, nous passons notre temps à expliquer ce que nous sommes en train de vivre, c’est que quelque part, nous sommes en train de nous déconnecter. Et forcément, si on est en train de se déconnecter de l’émotion, c’est que malheureusement, on est sûrement en train de basculer dans l’acceptation de l’inacceptable. Également, quand on justifie la situation, le travail, la relation, encore une fois, auprès des autres, tout simplement, ça, cela montre qu’il y a sûrement une bascule qui est en train de se faire. Tout simplement car une situation juste n’a besoin d’aucune justification. Allez, un exemple. Dire à nos proches, oui, mais tu comprends, mon conjoint, il a des problèmes en ce moment, c’est pour cela que c’est compliqué entre nous. Alors, Là, cet exemple-là, il peut peut-être surprendre car finalement, nous faisons cela assez souvent en réalité. Sauf que malheureusement, si ces justifications sont fréquentes, il est essentiel d’essayer de comprendre si la situation vécue est toujours en adéquation ou non avec nos valeurs. Enfin, un signal important est quand un élément d’une situation nous dérange, mais de moins en moins. Alors je vais prendre cette métaphore qui est bien connue de nos jours, qui est celle de la grenouille, qui ne se rend pas compte qu’on est en train de la cuire car le feu sous la marmite où elle se trouve augmente progressivement. Et bien tout comme cette grenouille, nous pouvons nous aussi nous habituer à la souffrance de la situation. Et malheureusement, pas à pas, ne plus ressentir que la situation ne nous convient plus. On arrive au terme de cet épisode et je voudrais vous inviter à deux réflexions, si vous le souhaitez, sur cette thématique que je trouve absolument essentielle. Tout d’abord, je vous invite à repenser à une situation où vous aviez cherché à beaucoup expliquer les choses. Et la question est, étiez-vous en train de comprendre ou de justifier ? Et la seconde question… pourra peut-être vous aider à envisager différemment une situation dans laquelle vous êtes actuellement. La question, elle n’est pas seulement pourquoi on justifie l’injustifiable, mais surtout, qu’est-on prêt à perdre pour rester lucide ? Voilà, allez, maintenant je vais m’arrêter là, car ce thème était très riche. Je remercie d’ailleurs l’auditeur qui m’a posé cette question, et j’en profite pour vous remercier très très chaleureusement. pour vos questions, vos commentaires, mais aussi vos notes et vos partages qui aident tout simplement ce podcast à grandir pas à pas. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée. Et on se retrouve ! Très vite, dans un prochain épisode.

Épisode. Et si la mauvaise foi n’existait pas ?

Le lien vers l’épisode se situe également : ICI

Transcription automatique par Ausha :

Je vous souhaite la bienvenue dans ce court épisode, cette étincelle. A nouveau, mon objectif aujourd’hui, il va être de réfléchir ensemble à un thème, une question qui nous permet quelque part de voir la vie, mais aussi les autres différemment et donc de nous aider à cheminer dans une vie remplie de sens. Et aujourd’hui, on va parler de mauvaise foi. Vous écoutez une étincelle du podcast Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand,conférencière et formatrice, et je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous, puis à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens. Alors, j’espère vous avoir fait sourire un petit peu avec mon introduction, car c’est vrai que lier quête de sens et mauvaise foi, fallait oser quand même. Et pourtant, on a vu déjà dans d’autres épisodes que nos relations de qualité ont clairement un rôle majeur dans le sens que l’on donne à nos vies. Sauf que quand on parle de relations de qualité, ou plutôt de relations, on entend aussi beaucoup parler de mauvaise foi. Et ça, moi ça m’a toujours beaucoup questionné, parce que croire que l’autre est de mauvaise foi, eh bien forcément ça peut légitimement agacer et impacter très négativement nos relations. Et je dis bien croire que l’autre est de mauvaise foi. Et je vais donc m’expliquer. J’ai notamment fait un épisode sur notre vision du monde et son impact dans nos relations. Alors, bien sûr, je vous mettrai le lien de cet épisode si vous ne l’avez pas écouté dans la description. Mais j’explique dans celui-ci que nous créons tous notre réalité finalement dans notre cerveau. Et que nous avons tous raison quelque part dans notre vision du monde. Et oui, nous avons tous raison dans la façon dont on voit le monde qui nous entoure, parce qu’on crée ce monde-là à travers nos expériences, nos filtres très personnels. Et quand j’explique ça en relation, vient très rapidement la question et la mauvaise foi, alors dans ce cas-là. Or, mes participants, ils le savent bien, j’aime bien les taquiner en général. pour répondre à cette question, déjà je le rappelle que nous mentons tous en moyenne entre 10 et 20 fois par jour et également qu’un mensonge répété plusieurs fois finit par devenir vrai pour notre cerveau. Oui là je sais, vous avez clairement besoin que je m’explique, alors on y va. Déjà quand je parle de 10 à 20 mensonges, cela inclut bien évidemment ce que l’on nomme les micro-mensonges sociaux. C’est-à-dire le « comment ça va ? » « ça va ! » alors que c’est lundi matin et clairement, vous préféreriez bien évidemment être dans votre lit plutôt qu’au bureau. Ce sont aussi, bien sûr, toutes les petits mensonges, toutes les petites omissions pour ne pas blesser les autres. Donc c’est ce qu’on appelle les micro-mensonges. En réalité, si on regarde les mensonges plus significatifs, une étude de… psychologie américaine, qui date de 1996 et qui est d’ailleurs souvent citée comme modèle de référence, fait, elle, plutôt mention de 1 à 2 mensonges en moyenne, ce qui est d’ailleurs confirmé par des études plus récentes. Alors, ouf, j’ai envie de dire, mais quand même, 1 à 2 mensonges en moyenne par jour, et 10 à 20 micro-mensonges dans une seule et même journée. Et ces petits ou gros mensonges et leur impact sur notre fonctionnement sont étudiés depuis bien bien longtemps. D’ailleurs, il existe un phénomène bien connu en psychologie cognitive qui est nommé l’effet de vérité illusoire. Alors cet effet, il s’agit en réalité d’un biais cognitif qui évoque la tendance du cerveau à prendre pour vrai une affirmation répétée à plusieurs reprises. Ah, c’est flippant, mais il y a encore plus flippant quelque part parce qu’on sait très bien que cela arrive même si on sait pertinemment que la fameuse affirmation répétée plusieurs fois est fausse. Alors il y a à nouveau une étude de référence qui date de 2015 sur cette thématique. Je vous mettrai d’ailleurs en description un résumé en anglais de cette étude. Et cette étude, elle a cherché à comprendre si le fait de connaître la vérité protège de ce biais cognitif. Eh bien, en réalité, non. Alors, nos participants dans cette étude, eh bien, ils connaissaient pertinemment la bonne réponse à une question. Mais ils devaient affirmer que la mauvaise réponse était la vraie. Un exemple utilisé dans cette expérience, eh bien, il devait affirmer que le sari est la jupe traditionnelle écossaise. Et ce qui a été montré, c’est que la répétition, justement, de cette mauvaise réponse, même de cette fausse réponse, par les participants, augmentait la probabilité qu’ils la jugent vraie. Alors, je sais très bien que là, vous vous dites, mais c’est juste pas possible ! Pourquoi ? Parce que c’est super dérangeant. Sauf que ce que l’on sait très bien, c’est que le cerveau, il fait cela notamment car il va à l’économie. Et la répétition, eh bien, tout simplement, ça crée une forme de fluidité cognitive, donc une facilité à traiter et retraiter une information. Donc oui, c’est hyper dérangeant. Et vous comme moi, quand on voit ce genre d’études, on se dit mais non, c’est pas possible. Moi, je fonctionnerais différemment. Alors, spoiler, quand on pense ça, nous aussi, on est dans un biais cognitif. Parce que, très clairement, tout comme les autres, on aurait ces bugs, ni plus ni moins, qui amènent à ces formes de difficultés. Et si on ajoute à cela, à ce qu’on vient de voir, le fait que nous avons aussi des faux souvenirs, dont je parlerai très certainement dans un autre épisode, et bien ça fait quand même… Beaucoup de possibilités d’être de « mauvaise foi » avec des gros guillemets. Alors, d’ailleurs, on trouve beaucoup d’articles sur comment gérer la mauvaise foi. Mais maintenant qu’on a compris ça ensemble, de quelle mauvaise foi on parle en fait ? Est-ce que vraiment je suis dans la tête de l’autre pour affirmer qu’il s’agit de mauvaise foi ? Et même, quelque part, si c’était vraiment le cas, qu’est-ce que cela dit de la personne ? Est-elle finalement suffisamment en sécurité relationnelle et émotionnelle pour oser dire « je ne sais pas » ou encore « je me suis trompée » . Alors, comme à chaque fois, le but n’est certainement pas d’excuser des comportements. L’idée, c’est de remettre de la douceur et de l’humanité dans nos liens. Or, quand on est sans arrêt en train de projeter que l’autre est de mauvaise foi, on sort finalement. De notre humanité, parce qu’on oublie justement que l’autre, il est humain. Oui, ces situations où nous pensons, bien sûr, être face à de la mauvaise foi, sont pénibles et clairement éprouvantes, bien évidemment. Par contre, plus on pourra prendre du recul sur ce que nous sommes en train de vivre, plus justement on saura faire face. Qu’est-ce qu’elle dit, cette situation de nous ? Sommes-nous quelque part, nous aussi, en train de privilégier le fait d’avoir raison plutôt que la qualité de la relation ? Si oui, qu’est-ce qu’on peut faire alors pour sortir de là ? Déjà, on peut peut-être se demander ce qu’on aurait à gagner à prouver à l’autre qu’il ment. Mis à part, bien sûr, faire plaisir à notre égo, là le risque majeur, ça va être d’humilier l’autre et d’abîmer un peu plus le lien. Donc quelque part, on n’a pas grand-chose. à y gagner dans ces situations-là. Alors, je reparlerai en détail de ces situations de controverse, parce que c’est de ça dont on parle, avec des techniques clés. Alors, pourquoi je dis que j’en reparlerai plus tard ? Tout simplement parce que les techniques de communication sans la posture psychologique qui va avec, ça va être stérile, ni plus ni moins. Donc, c’est pour ça que je préfère vraiment ne pas tout mélanger. Et pour l’instant, je préfère rester sur la compréhension des phénomènes. et donc sur notre posture psychologique à avoir dans ces situations-là pour être efficace. C’est pourquoi aujourd’hui, j’avais surtout envie de réfléchir à ce jugement clairement très péremptoire, il ou elle est de mauvaise foi. Cette sentence qui lamine quelque part toute possibilité de revenir à un échange sain et constructif. Encore une fois, un jugement qui plaque une étiquette définitive, oubliant toute la difficulté d’être un humain en relation. Donc comment faire ? Déjà, sortir de cette croyance et de ce jugement. Cela, sûrement, nous aidera à ne pas entrer nous-mêmes dans ce travers. Puis, on pourra revenir justement à nos objectifs. L’objectif, c’est-à-dire trouver une solution peut-être à une situation. Donc l’idée, ça va être de se concentrer plutôt là-dessus. Trouver une solution au lieu de chercher à prouver à l’autre qu’il serait de mauvaise foi. Est-ce que notre objectif, c’est garder un lien de qualité ? Alors, peut-être, pouvons-nous faire cette concession et laisser à l’autre la possibilité de préserver son égo. En résumé, à nouveau, nous ne sommes que des humains qui font de leur mieux. Et sans doute que celui ou celle qui, en m’écoutant, dira qu’il ou elle n’a jamais été de mauvaise foi, l’est peut-être, pour la première fois. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.

Épisode.pourquoi le vide nous fait-il si peur ?

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Transcription automatique par Ausha :

Aujourd’hui, je vais répondre à une question qui revient souvent quand on parle de vide existentiel, à savoir pourquoi le vide fait-il si peur alors qu’il ne contient rien. Nous allons parler de vide, parler de silence. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand,conférencière et formatrice, et je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous, puis à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens. Alors, pourquoi ce vide nous fait-il si peur, alors qu’il ne contient rien ? C’est quand même étrange quand on y pense. Le vide, par définition, il ne contient rien. Pas de menaces, pas de dangers concrets, pas d’événements dramatiques. Et pourtant, il peut nous angoisser, mais alors profondément. Comment, c’est quand même fou, comment est-ce possible que quelque chose d’absent peut-il produire autant d’inconfort et puis autant de fuite, ni plus ni moins, parce que ce vide, on cherche à le fuir. Alors, peut-être que le vide, il ne nous fait pas peur en réalité pour ce qu’il est. Peut-être qu’il nous fait peur pour ce qui nous enlève en réalité. Le vide Il enlève le bruit, il enlève tout ce qu’on connaît dans nos quotidiens, les notifications, les urgences, les objectifs, les rendez-vous, et surtout les rôles à tenir. Il enlève quelque part ce mouvement permanent dans lequel on se sent exister. Parce que oui, tant que nous sommes occupés, nous pensons savoir bien tout simplement qui nous sommes. On se définit beaucoup dans notre société par ce que l’on fait. Je suis celle qui travaille, je suis celui qui organise, je suis celui qui réussit, je suis celle dont on a besoin. Mais quelque part, quand tout ça se suspend, s’arrête, quand l’agenda se calme, par exemple pendant les vacances, quand l’enthousiasme retombe suite à un projet, une expérience vécue, quand ce fameux projet ne fait plus vibrer, alors il nous reste quoi ? Eh bien en réalité, il reste un espace. Et dans cet espace, il n’y a plus de définition évidente de soi. Et c’est ça, souvent, qui est aussi inconfortable. Le vide ne contient rien, certes, mais en plus de ça, il nous retire des béquilles. Des béquilles identitaires, ni plus ni moins. Et sans lesquelles, malheureusement, on va avoir tendance à vaciller. Mais il y a autre chose quand même aussi, qui me semble important. C’est que le vide, il nous… confronte quand même à notre liberté. Parce que tant que quelque chose nous oblige, nous pousse, une ambition, une attente sociale, une urgence, nous avançons presque mécaniquement dans nos quotidiens. Ça, je trouve qu’il y a une illustration dans nos vies qui le montre très bien, c’est les transports en commun. Surtout le matin, en semaine, quand ils sont bien remplis. On est là, tous ensemble, justement presque un petit peu de manière mécanique, sans se regarder, le regard dans le vide, en train de scroller ou d’écouter quelque chose mécaniquement. Nous suivons quelque part un chemin bien tracé. Mais quand plus rien justement s’impose dans le vide, qu’aucun sens préfabriqué ne tient plus, et bien c’est là qu’une question apparaît. Et maintenant ? Et maintenant, qui je suis ? Et maintenant, qu’est-ce que je choisis de faire et de vivre ? Et ça, clairement, c’est vertigineux. Parce que si rien ne nous contraint, si rien ne nous définit, quelque part, l’entière responsabilité de qui l’on est nous revient intégralement. Le vide, oui, il ne contient rien. Mais par contre, il ouvre toutes les possibilités. Ce que je crois, c’est que c’est cet infini qui peut nous faire peur. Nous préférons bien souvent une direction très imparfaite à l’absence totale de direction. Et ça, comme je le disais, c’est vertigineux. Il y a aussi quelque chose dans le vide, autre chose dans le vide. Il y a quelque part une façon de nous raconter des histoires. Je m’explique. On vit en réalité dans des histoires. L’histoire de qui l’on est. de notre parcours, de nos blessures, de nos traumatismes, de nos projets, de ce que nous sommes en train de construire. Et quelque part, ce vide, il nous enlève ces histoires-là. Il n’y a plus de chapitre clair, plus de… Ben voilà, ça, je suis comme ça, voilà qui je suis, voilà où je vais. Et sans cette histoire, qui je suis ? Donc, on vient de le voir. ce n’est pas le rien qui nous effraie en réalité. C’est l’absence de ce que l’on se raconte pour exister. Nous, en tant qu’êtres humains, on est quand même profondément attachés à la continuité, à l’idée que notre vie, elle va quelque part. On l’a décidé presque depuis tout petit, quand on nous a demandé pour la première fois qu’est-ce que tu as envie de faire plus tard. Donc on a, comme ça, un chemin absolument presque tout tracé. Or, le vide, il suspend ce mouvement-là. Il crée une parenthèse. Et quand même, il faut être honnête, nous ne savons plus très bien de nos jours habiter les parenthèses. Mais il y a encore quelque chose de beaucoup plus subtil. Le vide, il nous met donc face à nous-mêmes, mais sans distraction, sans performance, sans validation. Et ça, j’en ai parlé, nous sommes devenus très très sensibles à la validation extérieure. Il nous met face à nous-mêmes aussi sans comparaison. Non, il n’y a plus que nous et juste nous. Et malheureusement, nous ne sommes pas toujours très à l’aise avec cette rencontre-là. Parce que malheureusement, dans le silence, ou plutôt même heureusement, dans le silence remontent parfois des questions que nous évitons. Des doutes, des fragilités que nous avons, une fatigue profonde. Ou simplement même un… une absence d’élan, quelque chose qui nous a quittés. Le vide, eh bien oui, il ne contient rien, mais il révèle. Il révèle ce qui ne tient plus. Il révèle aussi ce qui était porté par l’habitude plutôt que par le désir. Il révèle aussi ce qui était rempli pour éviter de ressentir. Alors peut-être que le vide, il n’est pas effrayant en lui-même. Peut-être qu’il l’est parce que c’est un espace de dépouillement. C’est un endroit où l’on cesse momentanément d’être quelqu’un de défini. Et cela, ça peut ressembler à une disparition. Mais clairement, ce n’est pas une disparition. C’est une suspension, un seuil. Un moment où les anciennes certitudes se retirent. Sauf que, malheureusement, les nouvelles, elles ne sont pas encore apparues. Et c’est cet entre-deux-là qui est très inconfortable. Nous adorerions que le vide soit immédiatement remplacé par un nouveau projet, un nouvel amour, une nouvelle idée, une nouvelle direction. Mais parfois, le vide, il demande simplement à être habité, pas rempli, habité. Je l’ai dit, nous ne sommes pas à l’aise avec la rencontre de nous-mêmes. On ne nous a pas appris tout simplement à juste nous aimer pour le simple fait d’exister. Notre société nous fait croire que nous avons de la valeur parce que nous performons. Performons dans nos familles, dans nos métiers bien évidemment. Donc nous avons la croyance que notre valeur est associée justement à ce que nous produisons, à ce que nous faisons. Et donc nous n’avons pas pris cette habitude-là de nous rencontrer et juste nous célébrer ou nous vivre sans le faire justement. C’est pourquoi peut-être que le vide nous fait peur. Parce qu’il nous apprend une chose que nous n’avons pas apprise. Rester. Rester là, sans solution immédiate, sans réponse claire. Et ni même sans mouvement spectaculaire. Sans faire, donc, comme je viens de le dire. Et découvrir que oui, nous existons quand même. Peut-être que le vide, il ne nous menace pas. Peut-être qu’en réalité, il nous dénude. Et on est bien d’accord, c’est pas confortable. Mais peut-être que derrière la peur, il y a une invitation. Celle de se rencontrer sans rôle, sans bruit, sans récit, prêt à l’emploi et à servir aux autres. Le vide, oui, il ne contient rien. Mais dans ce rien, il y a tout un espace possible. Et parfois, justement, c’est là que quelque chose de plus juste peut naître. Pas dans l’agitation, mais bel et bien dans le vide. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.

Épisode. Les mots-clés de la logothérapie

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Transcription automatique par Ausha :


Je vous souhaite la bienvenue dans cet épisode de clarification des concepts. Car aujourd’hui, j’ai eu envie de répondre à la demande d’un ami qui m’a suggéré de faire un glossaire des termes de la logothérapie afin de mieux comprendre justement les différents mots employés. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici. Une flamme s’allume, celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Il est vrai que quand on découvre la logothérapie et l’analyse existentielle de Viktor Frankl, on peut être quand même un peu perdu face à des termes qui sont quand même assez inhabituels. Alors, déjà, ces deux termes, analyse existentielle et logothérapie. Pour faire simple, l’analyse existentielle, c’est le volet conceptuel, c’est-à-dire le fondement théorique et diagnostique. Et la logothérapie, c’est l’application thérapeutique. Donc tout simplement la boîte à outils. Et les termes utilisés dans cette pratique, ils peuvent être quand même complexes, à appréhender au début, car assez inhabituel comme je le disais. En réalité, il s’agit de termes provenant de racines linguistiques anciennes, donc principalement grecques et latines, mais aussi de créations propres à Viktor Frankl. A ce titre d’ailleurs, je rappelle que Viktor Frankl, c’était un psychiatre et un neurologue autrichien de renommée internationale. Alors, même s’il est un peu moins connu en France, il est donc le créateur de la logothérapie, qui est considérée ni plus ni moins comme la troisième école viennoise, après celle de Freud et d’Adler. Frankl, il est également rescapé des camps de concentration. Et cette épreuve extrême a été un laboratoire de ses théories, notamment sur la capacité de l’homme à choisir son attitude, et cela même dans la souffrance. Le livre « Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie » est son ouvrage le plus célèbre, dans lequel il raconte son expérience des camps de la mort. Allez, détaillons maintenant les termes les plus couramment utilisés dans cette pratique. Tout d’abord, pour mémoire, car je l’ai déjà dit dans d’autres épisodes, le mot « logothérapie » , il est construit sur la racine grecque « logos » , qui signifie à la fois raison, esprit et par acception sens. La logothérapie est donc une thérapie par le sens. Prenons un autre terme, la noesis. Comme d’autres mots, celui-ci vient de noûs, qui en grec ancien signifie esprit ou intellect. Et c’est un terme central dans la philosophie grecque, notamment chez Platon et Aristote. Pour eux, le noûs est la partie la plus élevée de l’âme, celle qui accède à la vérité. Pour Frankl, la noésis renvoie aux capacités à chercher du sens, y compris dans la souffrance. Il s’agit donc d’une activité intentionnelle de l’esprit humain. Et tous les termes suivants découlent donc de cette noésis en logothérapie. Par exemple, le terme noétique qui est quand même très utilisé dans cette pratique-là. Il est d’ailleurs utilisé par Frankl, notamment pour désigner la dimension proprement humaine de l’individu, qu’il préfère appeler ainsi, plutôt que spirituel, pour éviter toute confusion religieuse. Par contre, c’est vrai que la différence entre noesis et noétique, elle est très fine et subtile. Je dirais que le mot noesis est un terme philosophique désignant l’acte intellectuel, Et noétique est la dimension spirituelle de l’être humain où se situe la volonté de sens. Il ne s’agit donc pas d’une pensée abstraite, mais de la dimension d’une personne où se situe la volonté de sens. Et beaucoup de termes de la logothérapie sont en réalité des dérivés de la noétique. On parle par exemple de projection noétique. Projection noétique, il s’agit d’un processus de la dimension spirituelle de l’être humain. Cette notion évoque une orientation de l’existence vers un but. et ou une valeur qui donne une cohérence aux expériences vécues. Il ne s’agit à nouveau pas d’une simple action de la pensée, mais bel et bien une mobilisation de la capacité noétique, ou spirituelle pour faire simple, même si on a vu que c’était un peu réducteur, mais gardons en tête spirituelle pour commencer à appréhender ce nouveau terme de noétique. Donc, une mobilisation… comme je l’ai dit, de la capacité noétique pour redéfinir le rapport à l’événement. Cette projection noétique permet par exemple de se projeter après une épreuve afin d’y trouver un sens. En logothérapie, on trouve aussi le terme de no-dynamique. Alors toujours pareil, ça vient de nous, donc la dimension spirituelle pour simplifier et pour comprendre le terme. Ce terme de noodynamique, c’est une tension entre ce que nous sommes actuellement et ce que nous aspirons à devenir et ou à accomplir. Il s’agit donc d’un moteur, mais aussi d’un principal facteur de santé mentale, car cette noodynamique nous incite à être acteurs et actrices de notre quête de sens. La perte de la noodynamique est d’ailleurs l’une des manifestations de la détresse et du vide existentiel. Allez, je continue avec un autre terme, la névrose noogène, qui, elle, résulte d’un conflit au niveau du domaine noétique, c’est-à-dire du manque ou de la perte de sens. Ces névroses sont donc celles qui trouvent leur origine dans la dimension spirituelle plutôt que psychologique. Elles naissent d’un conflit spirituel, d’une crise existentielle ou bien sûr d’une perte de sens. Bon, allez, à ce stade, j’espère ne pas vous avoir trop perdu. Vous retrouverez la transcription complète de cet épisode dans sa description et j’espère que ça vous permettra, si vous le souhaitez, si ça vous intéresse, de reprendre justement ces termes tranquillement. D’ailleurs, il y aurait plein d’autres termes à définir, car la théorie de Viktor Frankl, elle est quand même riche et complexe. Or, mon but, ce n’est certainement pas d’être un podcast théorique. s’adressant à un public très averti. Mon objectif avec ce podcast, il est de mettre la beauté de la logothérapie au service de tous et toutes. Je vais donc seulement définir deux autres termes, déjà plus connus, car ils sont utilisés dans de nombreux accompagnements. Et donc ces deux termes sont la maïotique et le dialogue socratique. Les deux sont en réalité des outils du thérapeute de l’accompagnant. La maïotique, c’est le terme… issu de la tradition socratique qui est utilisée pour décrire la stratégie de dialogue du professionnel avec son patient ou avec son accompagné. Le but est d’aider le patient à accoucher de ses propres raisons de vivre et de ses valeurs cachées, notamment. Et le dialogue socratique, lui, décrit la méthode de communication utilisée, à savoir une posture non directive de questionnement permettant aux patients de trouver ses propres réponses. Voilà, je vais donc m’arrêter là, dans cet épisode un petit peu atypique, dont le but était d’éclaircir certains termes, clés de la logothérapie. Je suis bien sûr à votre disposition dans les commentaires pour continuer à échanger si besoin sur ces termes-là. Éventuellement, pourquoi pas, si ça vous intéresse, je pourrais rentrer un petit peu plus dans… la théorie et les termes utilisés en logothérapie, mais je pense que là, à ce stade, c’était important pour moi de revenir principalement sur cette dimension de la noétique autour de laquelle finalement tous les termes utilisés en logothérapie tournent. Donc la noétique qui est la dimension spirituelle de l’être humain. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. À bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée. Et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.

Épisode. Astuce de communication pour remplacer « oui mais »

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Transcription automatique par Ausha :

Je vous souhaite la bienvenue dans ce court épisode, cette étincelle. Aujourd’hui, je vais vous proposer un petit outil de communication interpersonnelle et je vais bien sûr vous expliquer quel lien je fais avec la recherche de sens. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice, et je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous, puis à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens. J’ai donc envie aujourd’hui de vous parler d’une technique très simple et pourtant très puissante de communication. Alors, pourquoi la communication dans un podcast sur le sens ? Ce que nous avons vu dans les épisodes précédents, c’est que le sens se vit notamment dans la relation aux autres. Ainsi, ce qu’on doit comprendre, c’est que bien évidemment, parfois, le sens se vit dans de très grands projets, tels qu’avoir des enfants ou avoir de grands projets professionnels. Et puis, souvent aussi, le sens se vit dans des toutes petites choses du quotidien. Ces petites choses qui nous font sentir plus vivants, plus alignés, notamment avec nos valeurs. Ce ne sont donc pas forcément des moments spectaculaires, mais des moments où quelque chose en nous se déploie, s’ouvre. Donc oui, à mon sens, les petits outils de communication ont parfaitement leur place dans ce podcast et nous en verrons d’ailleurs pas mal. Alors du coup, personnellement, avant d’être logothérapeute, j’étais médiatrice familiale. Je le suis toujours quelque part. Et je suis devenue médiatrice familiale justement pour ce que je viens de vous expliquer. Parce qu’en apprenant plein de techniques pour gérer mes conflits comme ceux des autres, je vivais plein de moments eureka. comme on dit, où finalement j’étais plus en accord avec mes valeurs. Et donc, parce que j’apprenais à manier des outils de communication. Eh bien, c’est exactement ça le sens en réalité. Voilà, donc pourquoi ces étincelles, pour reprendre le titre du podcast ? Et ce que j’espère sincèrement, c’est que vous appropriez ce que je vais vous proposer au cours de ces étincelles vous produira, vous aussi. des moments plus grands, qui vous permettront de vous mettre ou de vous remettre sur votre chemin vers le sens. Alors, ce premier outil de communication, quel est-il ? Eh bien, ça va être de remplacer la locution « oui, mais » que tout le monde, on est bien d’accord, utilise. Alors, je suis persuadée, je vous vois déjà lever les yeux au ciel. Bien sûr qu’on ne peut que lever les yeux au ciel quand on entend un « oui, mais » . Ça nous agace profondément. Car on sait très bien que ce qu’il y a derrière le mais, lui aussi va nous agacer. Pourtant, à la base, c’est très positif cette locution. On valide l’autre par un oui. Mais malheureusement, directement ensuite, on y va dans l’opposition avec un mais. Et bien souvent, soyons honnêtes, ce oui mais, c’est ni plus ni moins l’équivalent d’un non. Donc l’idée, ça va être de remplacer cette locution. Par autre chose. Alors, on va garder le oui, bien évidemment, parce que lui, il est positif. Mais, on va remplacer le mais. Alors, comment on peut faire ça ? Eh bien, en remplaçant par oui et. Oui et à la fois ou oui et aussi. Et si on était dans l’opposition avec notre oui mais, là, on est dans la complémentarité avec le oui et. Ça signifie, symboliquement, tu as ton avis, j’ai mon avis. Et à la fois, on peut quand même continuer à discuter. Et ce « oui et » , il est utilisable absolument dans toutes les situations où vous êtes tenté de dire « oui mais » . Un exemple, allez tiens avec votre adolescent qui vous demande « je peux sortir ce soir ? » On pourrait être tenté de lui répondre « oui, mais tu rentres à 23h » . Donc l’idée, ça va être de remplacer par « oui » et à la fois « tu rentres à 23h » . Donc vous voyez, c’est vraiment utilisable dans tout contexte où on est tenté d’utiliser ce fameux « oui mais » . Alors vous pensez peut-être, à juste titre, que c’est une toute petite chose. Eh bien oui, vous avez parfaitement raison, oui. Bien sûr que c’est une toute petite chose dans la communication. Eh bien justement, le secret d’une bonne communication, ça passe. par ces petits détails. Bien évidemment, il y a plein d’outils à disposition d’une meilleure communication. Mais c’est dans des micro-choses comme ça que, pas à pas, on va faciliter justement nos interactions. Testez-le et vous verrez que cette petite locution, elle est souvent reçue beaucoup plus facilement par l’autre. Et en plus de ça, il y a quand même quelque chose à comprendre. Si toute la journée, on utilise oui mais, Eh bien, toute la journée, ni plus ni moins, nous sommes dans l’opposition à l’autre. Si on remplace cette locution par un « oui et » , eh bien, on rentre dans la complémentarité. Et en plus de ça, on va bosser inconsciemment notre vision du monde. Alors, la vision du monde, j’en ai largement parlé dans un épisode dédié. Donc, je vous renvoie vers cet épisode et je mettrai bien sûr le lien en description. Et donc remplacer ce « oui mais » par un « oui et » , ça nous fait travailler consciemment et inconsciemment la vision du monde comme je le disais. Tu as ton avis, j’ai mon avis et pourtant nous ne sommes pas dans l’opposition même si les avis semblent complètement opposés. Alors l’idée n’est certainement pas par contre de remplacer le « mais » tout seul. Pourquoi ? Parce que tout simplement déjà ça serait impossible et surtout le mais, donc cette conjonction mais est quand même très intéressante, notamment en rhétorique. Pourquoi ? Parce que si on utilise deux bouts de phrases ou deux phrases qui semblent opposées et qu’on y met un mais au milieu, ce qu’il y a derrière le mais sera beaucoup plus facilement retenu. Je vais prendre un exemple tout de suite pour illustrer. si je dis par exemple Il serait bon d’arrêter de fumer mais ça va être difficile. C’est le mais ça va être difficile qui va être plus facilement retenu. Si à la place de ça, on dit à l’autre ça va être difficile d’arrêter de fumer mais c’est important pour ta santé. Eh bien, on entend bien que ce qu’il y a derrière, donc à savoir c’est important pour ta santé, sera plus facilement retenu. Voilà, donc je ne parlais pas de la conjonction mais parce qu’elle est intéressante. et importante à conserver, mais bien de la locution, oui mais, qui elle, malheureusement, souvent, crée une difficulté relationnelle. Alors, je disais, c’est un tout petit outil qui est simple et facile à mettre en place et pourtant puissant, et à la fois, ça prend quand même du temps pour modifier comme ça nos habitudes. Les professionnels de la communication, on a l’habitude de dire que chercher à mettre en oeuvre ces nouveaux outils, eh bien, c’est un petit peu comme apprendre une langue étrangère. Au début, on n’est pas à l’aise, on cherche nos mots. Et puis, plus on va s’entraîner, plus on peut devenir bilingue. Eh bien, c’est exactement ça aussi, apprendre de nouveaux outils de la communication dite bienveillante. C’est faire le travail, faire l’effort justement pour progresser pas à pas. Et ensuite, ça peut. complètement devenir une seconde nature. Alors, ce que j’aimerais beaucoup, c’est que vous testiez justement cette petite locution et puis pourquoi pas que vous veniez me dire sur Instagram ou ici, dans les commentaires, ce que ça a donné pour vous, quels sont les résultats, si justement vous avez testé avec votre adolescent comment il l’a reçu, cette phrase-là. Je serais donc ravie d’avoir de vos nouvelles. Mais en attendant… Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.