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Transcription automatique par Ausha :


Je vous souhaite la bienvenue dans cet épisode au cours duquel j’ai envie de vous parler d’un obstacle à la quête de sens, à savoir la recherche de perfection. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, une pensée. Un repère. Je suis Stéphanie Morand, logothérapeute, et je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous, puis à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens. Dans cet épisode, nous allons donc faire ensemble l’éloge de l’imperfection. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le sens, eh bien, il se nourrit d’authenticité et de liberté d’être. Or, La quête de perfection qui est imposée clairement dans notre société est un obstacle notamment à ces deux points. Alors ce sont par exemple les réseaux sociaux, la publicité qui nous montrent en permanence des standards de vie, de beauté qui sont proclamés comme parfaits. Sauf que le seul but de ces standards, c’est ni plus ni moins nous faire consommer encore et encore, tout simplement car ils sont inatteignables. Et même si nous savons très bien que ces standards ne peuvent certainement pas être attrapés, une part de nous l’espère et veut y croire quand même. Parfois, on est bien d’accord, c’est très inconscient, mais c’est quand même quelque chose qui est à l’œuvre. Pourquoi ? C’est notamment lié au biais de conformisme, c’est-à-dire un phénomène psychologique qui est largement démontré de nos jours. Ce biais de conformisme, il indique que nous sommes amenés à modifie nos opinions, nos comportements, nos choix, pour se conformer aux normes sociales et ou aux opinions majoritaires. Alors en entendant ça, il y a toujours une part de nous qui a tendance à être surpris et donc à rejeter ce biais dit de conformisme. Et c’est normal, car forcément ça nous dérange. Pourtant, ça a été largement étudié et prouvé. Et d’ailleurs, cela s’explique très aisément que nous avons tous ce biais de conformisme, tout simplement parce que nous sommes des animaux sociaux et nous avons clairement besoin d’être intégrés. D’ailleurs, nous savons très bien que pour notre cerveau, tout vaut mieux que l’exclusion. Alors, l’idée, bien évidemment, ce n’est pas de dire que consciemment, on souhaite avoir la même vie que les influenceurs. Mais malgré tout, la société nous envoie un message que c’est un standard qui est… désirable, et nous vend cela ni plus ni moins comme une perfection. Alors, pour mieux comprendre ce phénomène-là, mettez derrière le mot « influenceur » ce qui vous parle, bien sûr, parce que je ne parle pas forcément de ceux de la télé-réalité. Pensez peut-être tout simplement aux runners que vous suivez ou à des parents adeptes d’éducation bienveillante. Ce sont alors des normes de perfection qui sont sans cesse présentées. Et une part de nous, quelque part, se dit « pourquoi pas moi ? » D’ailleurs, un autre exemple, tout simple pour illustrer. Est-ce que, soyons très honnêtes, on n’a pas vu une nouvelle tendance, par exemple, par rapport à certaines chaussures, et quand on les a vues, on s’est dit « non, mais ça, c’est juste pas possible, c’est horrible » . Et puis, à force de les voir, de les voir et de les revoir encore, pourquoi pas, finalement ? Ça, ce n’est pas que le biais de conformisme, c’est aussi le biais de ce qu’on appelle de simple exposition. Mais voilà, un petit peu pour illustrer le propos qu’à force de nous montrer certains standards, on finit quelque part à les croire désirables. Et de là peut découler cette fameuse recherche de perfectionnisme. Or, le perfectionnisme, notamment dans sa volonté de faire ou vouloir toujours plus, amène quelque part une perte de plaisir. Un acharnement, du stress bien évidemment, une peur de l’échec aussi, et également bien sûr une perte de confiance en soi. Alors dit comme ça, on est clair, ça ne fait pas du tout envie. Sauf que malheureusement, ce perfectionnisme dans notre société se développe de plus en plus, ou en tout cas cette recherche de perfectionnisme. Or pas à pas, cela peut même créer quelque part de l’isolement social, par peur de ne jamais être assez. Et bien sûr, ça amène aussi une impossibilité d’oser, de tenter des choses qui ne seraient pas parfaites. Or, pour vivre une vie remplie de sens, il faut notamment réussir à tester, à oser, à échouer aussi, et puis à recommencer ailleurs ou autrement. Il faut donc réussir à se débarrasser du perfectionnisme. D’ailleurs, nous devons comprendre que le perfectionnisme, il ne s’intéresse finalement qu’au manque, niant au passage le chemin parcouru et le potentiel. Car oui, parfois, l’échec sera plus porteur de sens qu’une réussite attendue, finalement. En plus de ça, d’ailleurs, j’utilise le terme d’échec, mais clairement, il n’est pas juste, c’est pas le bon terme. On devrait vraiment apprendre à le remplacer par expérience. D’ailleurs, imaginons un petit enfant qui apprend à marcher. Heureusement qu’à chaque fois qu’il tombe, il n’est pas en train de se dire qu’il est nul et qu’il n’y arrivera jamais. Non, bien évidemment, il est sûr de son succès à venir et donc il se relève et recommence. L’enfant, il ne considère pas chaque tentative comme un échec, mais bel et bien comme une expérience. Autre exemple, si vous ne réussissez pas un examen, on peut tout simplement le voir comme une simple information qui nous précise là où on doit encore travailler. Alors changer le terme d’échec par expérience, ce n’est pas juste de la sémantique, c’est ni plus ni moins à mon sens. comme un changement profond de philosophie de vie. Car c’est en sortant de cette croyance liée à l’échec qu’on peut pas à pas aussi faire taire le perfectionnisme. Car je le disais, le perfectionnisme est clairement un obstacle à la quête de sens. Je l’ai déjà dit aussi, mais c’est important de bien le comprendre. La quête de sens, elle se nourrit de créations, de tentatives, du fait d’oser des choses. Or, lui, le perfectionnisme, il nous incite à refuser l’expérience du chemin et l’imperfection. Mais ce que nous devons comprendre, c’est que l’imperfection, c’est la vie en réalité. La vie, elle est mouvement, changement perpétuel et harmonie. Alors, pourquoi le terme d’harmonie ? Eh bien, car c’est ce terme qui devrait être privilégié finalement au terme de perfection. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on ne vit jamais de moment parfait, par exemple. Non, si on regarde en détail, un moment qu’on a aimé, il faisait peut-être un peu trop chaud, il y avait peut-être trop de bruit, mais nous étions bien dans un moment donc harmonieux. Également, un artiste, il ne cherche certainement pas à créer une œuvre parfaite. Tout simplement parce que sinon, il ne pourrait jamais la terminer. Il cherche donc… plutôt à arriver à une harmonie, à quelque chose qui lui convient. Nous devons donc tous accepter de rechercher plutôt l’harmonie et de vivre, voire de célébrer nos imperfections. Ce sont notamment nos imperfections qui pourront éclairer notre quête de sens. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que nous croyons à tort que le sens, c’est une mission. Il devrait donc être associé à un métier, une réussite sociale. Or, le sens, il ne répond certainement pas à une logique consumériste. Il se découvre notamment dans l’expérience. Alors, je ne parle pas de vous mettre au tricot si cela ne vous appelle pas. L’idée n’est pas forcément de tout explorer à nouveau comme une nouvelle injonction à trouver le sens. Non, au contraire, le sens, il survient notamment lorsque nous sommes en accord avec nos valeurs. Et ces valeurs, souvent, elles trouvent leur source aussi dans les petites expériences du quotidien. Dans la qualité du lien, par exemple, que l’on peut avoir avec les autres, ou encore dans la façon d’être au monde. Mais pour cela, nous devons réussir à accepter que nous sommes des êtres humains qui ne font que de leur mieux. Donc… des êtres humains très imparfaits, dans un monde qu’il est tout autant. Réussir à faire taire le critique intérieur qui nous assène notamment de performer, d’être parfait. Pour faire exister cette part de nous qui, elle, ne demande qu’à explorer, à vivre ses imperfections et à rechercher quelque chose d’harmonieux. Ainsi, nous pourrons retrouver le plaisir d’être. Plaisir qui pourra alors… peut-être nous remettre sur le chemin du sens. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.

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