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Transcription automatique par Ausha :

Je vous souhaite la bienvenue dans ce court épisode, cette étincelle. A nouveau, mon objectif aujourd’hui, il va être de réfléchir ensemble à un thème, une question qui nous permet quelque part de voir la vie, mais aussi les autres différemment et donc de nous aider à cheminer dans une vie remplie de sens. Et aujourd’hui, on va parler de mauvaise foi. Vous écoutez une étincelle du podcast Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand,conférencière et formatrice, et je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous, puis à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens. Alors, j’espère vous avoir fait sourire un petit peu avec mon introduction, car c’est vrai que lier quête de sens et mauvaise foi, fallait oser quand même. Et pourtant, on a vu déjà dans d’autres épisodes que nos relations de qualité ont clairement un rôle majeur dans le sens que l’on donne à nos vies. Sauf que quand on parle de relations de qualité, ou plutôt de relations, on entend aussi beaucoup parler de mauvaise foi. Et ça, moi ça m’a toujours beaucoup questionné, parce que croire que l’autre est de mauvaise foi, eh bien forcément ça peut légitimement agacer et impacter très négativement nos relations. Et je dis bien croire que l’autre est de mauvaise foi. Et je vais donc m’expliquer. J’ai notamment fait un épisode sur notre vision du monde et son impact dans nos relations. Alors, bien sûr, je vous mettrai le lien de cet épisode si vous ne l’avez pas écouté dans la description. Mais j’explique dans celui-ci que nous créons tous notre réalité finalement dans notre cerveau. Et que nous avons tous raison quelque part dans notre vision du monde. Et oui, nous avons tous raison dans la façon dont on voit le monde qui nous entoure, parce qu’on crée ce monde-là à travers nos expériences, nos filtres très personnels. Et quand j’explique ça en relation, vient très rapidement la question et la mauvaise foi, alors dans ce cas-là. Or, mes participants, ils le savent bien, j’aime bien les taquiner en général. pour répondre à cette question, déjà je le rappelle que nous mentons tous en moyenne entre 10 et 20 fois par jour et également qu’un mensonge répété plusieurs fois finit par devenir vrai pour notre cerveau. Oui là je sais, vous avez clairement besoin que je m’explique, alors on y va. Déjà quand je parle de 10 à 20 mensonges, cela inclut bien évidemment ce que l’on nomme les micro-mensonges sociaux. C’est-à-dire le « comment ça va ? » « ça va ! » alors que c’est lundi matin et clairement, vous préféreriez bien évidemment être dans votre lit plutôt qu’au bureau. Ce sont aussi, bien sûr, toutes les petits mensonges, toutes les petites omissions pour ne pas blesser les autres. Donc c’est ce qu’on appelle les micro-mensonges. En réalité, si on regarde les mensonges plus significatifs, une étude de… psychologie américaine, qui date de 1996 et qui est d’ailleurs souvent citée comme modèle de référence, fait, elle, plutôt mention de 1 à 2 mensonges en moyenne, ce qui est d’ailleurs confirmé par des études plus récentes. Alors, ouf, j’ai envie de dire, mais quand même, 1 à 2 mensonges en moyenne par jour, et 10 à 20 micro-mensonges dans une seule et même journée. Et ces petits ou gros mensonges et leur impact sur notre fonctionnement sont étudiés depuis bien bien longtemps. D’ailleurs, il existe un phénomène bien connu en psychologie cognitive qui est nommé l’effet de vérité illusoire. Alors cet effet, il s’agit en réalité d’un biais cognitif qui évoque la tendance du cerveau à prendre pour vrai une affirmation répétée à plusieurs reprises. Ah, c’est flippant, mais il y a encore plus flippant quelque part parce qu’on sait très bien que cela arrive même si on sait pertinemment que la fameuse affirmation répétée plusieurs fois est fausse. Alors il y a à nouveau une étude de référence qui date de 2015 sur cette thématique. Je vous mettrai d’ailleurs en description un résumé en anglais de cette étude. Et cette étude, elle a cherché à comprendre si le fait de connaître la vérité protège de ce biais cognitif. Eh bien, en réalité, non. Alors, nos participants dans cette étude, eh bien, ils connaissaient pertinemment la bonne réponse à une question. Mais ils devaient affirmer que la mauvaise réponse était la vraie. Un exemple utilisé dans cette expérience, eh bien, il devait affirmer que le sari est la jupe traditionnelle écossaise. Et ce qui a été montré, c’est que la répétition, justement, de cette mauvaise réponse, même de cette fausse réponse, par les participants, augmentait la probabilité qu’ils la jugent vraie. Alors, je sais très bien que là, vous vous dites, mais c’est juste pas possible ! Pourquoi ? Parce que c’est super dérangeant. Sauf que ce que l’on sait très bien, c’est que le cerveau, il fait cela notamment car il va à l’économie. Et la répétition, eh bien, tout simplement, ça crée une forme de fluidité cognitive, donc une facilité à traiter et retraiter une information. Donc oui, c’est hyper dérangeant. Et vous comme moi, quand on voit ce genre d’études, on se dit mais non, c’est pas possible. Moi, je fonctionnerais différemment. Alors, spoiler, quand on pense ça, nous aussi, on est dans un biais cognitif. Parce que, très clairement, tout comme les autres, on aurait ces bugs, ni plus ni moins, qui amènent à ces formes de difficultés. Et si on ajoute à cela, à ce qu’on vient de voir, le fait que nous avons aussi des faux souvenirs, dont je parlerai très certainement dans un autre épisode, et bien ça fait quand même… Beaucoup de possibilités d’être de « mauvaise foi » avec des gros guillemets. Alors, d’ailleurs, on trouve beaucoup d’articles sur comment gérer la mauvaise foi. Mais maintenant qu’on a compris ça ensemble, de quelle mauvaise foi on parle en fait ? Est-ce que vraiment je suis dans la tête de l’autre pour affirmer qu’il s’agit de mauvaise foi ? Et même, quelque part, si c’était vraiment le cas, qu’est-ce que cela dit de la personne ? Est-elle finalement suffisamment en sécurité relationnelle et émotionnelle pour oser dire « je ne sais pas » ou encore « je me suis trompée » . Alors, comme à chaque fois, le but n’est certainement pas d’excuser des comportements. L’idée, c’est de remettre de la douceur et de l’humanité dans nos liens. Or, quand on est sans arrêt en train de projeter que l’autre est de mauvaise foi, on sort finalement. De notre humanité, parce qu’on oublie justement que l’autre, il est humain. Oui, ces situations où nous pensons, bien sûr, être face à de la mauvaise foi, sont pénibles et clairement éprouvantes, bien évidemment. Par contre, plus on pourra prendre du recul sur ce que nous sommes en train de vivre, plus justement on saura faire face. Qu’est-ce qu’elle dit, cette situation de nous ? Sommes-nous quelque part, nous aussi, en train de privilégier le fait d’avoir raison plutôt que la qualité de la relation ? Si oui, qu’est-ce qu’on peut faire alors pour sortir de là ? Déjà, on peut peut-être se demander ce qu’on aurait à gagner à prouver à l’autre qu’il ment. Mis à part, bien sûr, faire plaisir à notre égo, là le risque majeur, ça va être d’humilier l’autre et d’abîmer un peu plus le lien. Donc quelque part, on n’a pas grand-chose. à y gagner dans ces situations-là. Alors, je reparlerai en détail de ces situations de controverse, parce que c’est de ça dont on parle, avec des techniques clés. Alors, pourquoi je dis que j’en reparlerai plus tard ? Tout simplement parce que les techniques de communication sans la posture psychologique qui va avec, ça va être stérile, ni plus ni moins. Donc, c’est pour ça que je préfère vraiment ne pas tout mélanger. Et pour l’instant, je préfère rester sur la compréhension des phénomènes. et donc sur notre posture psychologique à avoir dans ces situations-là pour être efficace. C’est pourquoi aujourd’hui, j’avais surtout envie de réfléchir à ce jugement clairement très péremptoire, il ou elle est de mauvaise foi. Cette sentence qui lamine quelque part toute possibilité de revenir à un échange sain et constructif. Encore une fois, un jugement qui plaque une étiquette définitive, oubliant toute la difficulté d’être un humain en relation. Donc comment faire ? Déjà, sortir de cette croyance et de ce jugement. Cela, sûrement, nous aidera à ne pas entrer nous-mêmes dans ce travers. Puis, on pourra revenir justement à nos objectifs. L’objectif, c’est-à-dire trouver une solution peut-être à une situation. Donc l’idée, ça va être de se concentrer plutôt là-dessus. Trouver une solution au lieu de chercher à prouver à l’autre qu’il serait de mauvaise foi. Est-ce que notre objectif, c’est garder un lien de qualité ? Alors, peut-être, pouvons-nous faire cette concession et laisser à l’autre la possibilité de préserver son égo. En résumé, à nouveau, nous ne sommes que des humains qui font de leur mieux. Et sans doute que celui ou celle qui, en m’écoutant, dira qu’il ou elle n’a jamais été de mauvaise foi, l’est peut-être, pour la première fois. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » . Si cela vous parle, les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.

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