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Transcription automatique par Ausha :
Aujourd’hui, j’ai très envie d’explorer avec vous un thème qui me semble absolument primordial, à savoir l’accueil émotionnel. Et nous allons ainsi enfin arrêter d’essayer de gérer nos émotions. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast « Où est le sens. Ici, une flamme s’allume. Une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans cet épisode, je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous et à avancer ensemble vers ce qui fait sens. Si j’ai eu envie d’évoquer ce thème dans cet épisode, c’est qu’au moment de sa préparation, j’étais très en colère. Mais vous savez, pas n’importe quelle colère. Celle qui n’a pas de réelle raison. En tout cas, pas de réelle bonne raison. Celle qui est agacement avant de devenir franche contrariété, puis vraie colère. Avec bien évidemment en plus une grande agitation intérieure. Alors cet état, on le connaît clairement tous et toutes. Mais souvent, dans un pareil cas, on se dit « Allez, il faut que je gère cette colère ! » Comme finalement s’il s’agissait d’un dossier à traiter, puis à classer. Sauf que, dommage hein ! Les émotions, elles ne répondent pas à cette logique très terre-à-terre. En effet, elles ont un message à nous transmettre, à savoir tout simplement qu’un besoin n’est pas rempli. Et surtout, surtout, elles demandent du mouvement. De ce fait, je ne suis pas à l’aise, personnellement, avec des termes tels que la gestion des émotions, comme on vient de le voir. Ou encore un autre terme avec lequel je ne suis pas à l’aise, qui est l’intelligence émotionnelle, parce que ça fait appel au mental. Je leur préfère des notions telles que accueil émotionnel et agilité émotionnelle, qui est un terme choisi par la psychologue et chercheuse sud-africaine Suzanne Devine. Pour ce dernier terme, donc celui d’agilité émotionnelle, il s’agit en réalité d’une logique d’écoute intérieure, de mouvement, et d’adaptation. Les enfants, d’ailleurs, sont de précieux enseignants pour nous montrer cette logique-là. Tout petits, ils vivent l’émotion dans leur corps. Ils sautent de joie, se roulent par terre de colère, manifestent les larmes aussi avec beaucoup de vigueur. Mais ensuite, notre société leur apprend que les émotions ne peuvent pas s’exprimer comme ils le souhaitent. Ils ont envie de sauter de joie, par exemple. mais ce n’est pas le moment puisqu’ils sont en classe et doivent écouter. Et ainsi, pas à pas, nous commençons à vouloir canaliser, gérer l’émotion. C’est un petit peu logique en même temps. Qui s’autoriserait à se rouler par terre de contariété en pleine réunion professionnelle ? Cette évocation nous fait un petit peu sourire. Pourtant, en réalité, c’est bel et bien cela dont nous aurions finalement besoin. Mais comme nous vivons dans une société où cela serait un peu mal vu, et c’est le moins que l’on puisse dire, nous devons trouver d’autres stratégies. Car oui, je le redis, nous devons vivre nos émotions et non chercher seulement à les gérer. Donc souvent, finalement, quand on dit gérer, on cherche à les refouler en réalité malheureusement. Et la colère, notamment à mauvaise presse. Elles seraient vécues comme une perte de contrôle. Enfin, soyons honnêtes, quand même, malheureusement, selon notre genre, la colère, elle ne sera pas accueillie de la même manière. Dans notre société, une colère masculine, elle est souvent perçue comme légitime. Alors qu’une féminine, elle a plutôt tendance à être dévalorisée. Alors, je vais être très claire, dans notre société, c’est l’inverse pour la tristesse, par exemple. Mais la colère, c’est vrai que c’est important de le comprendre. En réalité, même si elle peut être mal vue, elle peut être source d’une très grande puissance. Notamment pour changer ou faire changer une situation qui ne nous convient pas. En tout cas, ce que nous devons comprendre, c’est que la colère, c’est une énergie hormonale dont le but est donc de nous mettre en mouvement. Nous ne devons donc pas gérer notre colère, nous devons la vivre. Alors, non, je ne suis pas en train de dire que nous devons taper le ou la collègue qui nous casse les pieds, même bien au contraire. D’ailleurs, c’est souvent car nous n’avons pas sainement vécu notre colère que nous pouvons exploser malheureusement. Et oui, cette énergie intérieure, elle doit être libérée. Et si elle est muselée, elle ressortira forcément à un moment ou à un autre et malheureusement peut-être plus puissante et désordonnée. C’est pourquoi nous avons souvent peur de notre colère. Justement, car nous n’avons pas appris à la vivre. Nous essayons de la faire taire ou alors nous tapons de toutes nos forces dans un oreiller comme on nous l’a appris. Alors très clairement cette dernière pratique elle n’est pas inutile en soi mais je trouve qu’il y a quand même beaucoup plus efficace. En effet si vous avez déjà testé, on ressent bien une forme d’apaisement en suivant mais il peut y avoir aussi une forme d’inquiétude face justement à cette charge. Très agressif déployé. Alors pourquoi cette pratique est malgré tout efficace ? Quand on dit cette pratique, c’est le fait de taper dans un noyer par exemple. Elle est efficace malgré tout car elle libère l’énergie, elle la sort de notre corps. Donc la grande question, c’est pourquoi ne pas essayer de la sortir différemment ? Ce que je propose en formation par exemple, c’est tout simplement de faire le tour du bâtiment plusieurs fois en marchant très vite avec la volonté de vivre l’émotion. Ou encore, si on a la possibilité de s’isoler, de bouger tout simplement. Oui, bouger, danser, tirer la langue, pourquoi pas se secouer. Tout ce qui permet d’utiliser cette intense énergie de colère sans faire de mal à soi ni aux autres. Alors, je vais m’arrêter là pour cet épisode de présentation de l’agilité émotionnelle. Car, bien sûr, je ferai un épisode long sur ce thème, sur les différentes émotions, mais aussi, toujours, sur le lien avec la quête de sens. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, je voulais surtout commencer à vous proposer de sortir de la pure réflexion intellectuelle pour revenir enfin dans le corps. Car en réalité, c’est dans l’expérience que peut se vivre le sens. Donc ce que je vais faire, je vais vous laisser avec une musique. Je vais vous inviter, si vous le souhaitez, à libérer vos émotions grâce à son aide. Loin de tout regard, essayez de bouger, crier, danser avec l’intention de vivre les émotions que vous traversez. Et accueillez-les, enfin. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt !