Transcription automatique de l’épisode par Ausha :
Je vous souhaite la bienvenue dans ce court épisode, cette étincelle. Aujourd’hui, j’ai envie de répondre à une question que l’on me pose souvent sur la quête de sens. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez une étincelle du podcast Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume, une pensée, un repère. Je suis Stéphanie Morand, logothérapeute, et je vous invite à écouter ce qui se réveille en vous, puis à avancer ensemble vers ce qui fait sens. Alors, la question qu’on me pose souvent quand je suis amenée à parler de sens, eh bien c’est comment vivre quand ce que je trouve justement comme sens n’est pas reconnu ou compris par les autres. Alors cette question… Intellectuellement, je suis sûre que vous avez déjà la réponse. Intellectuellement, rapidement, on est amené à se dire, qu’importe finalement. Sauf que, émotionnellement, la réponse à cette question est quand même très différente. Pourquoi j’ai choisi de répondre à cette question ? Eh bien, tout simplement parce qu’elle touche à mes domaines de prédilection, que sont les thèmes de, bien sûr, le sens, mais aussi la relation, également l’estime de soi. Donc c’est forcément une question qui me touche quand même beaucoup. Et pour illustrer finalement ce que pourrait être cette question, on va prendre une personne qui deviendrait végane. On entend beaucoup ce genre de situation actuellement, et surtout beaucoup de souffrance associée justement à ce choix de vie qui correspond souvent à une question de sens. Et donc les personnes, on peut imaginer, certains s’engagent d’ailleurs, suite à leur choix de véganisme. s’engagent justement dans la protection animale. Et ce qu’on retrouve quand même souvent pour ces personnes-là, c’est que justement, elles sont confrontées dans leur choix de vie, alors que ça correspond réellement au sens qu’elles trouvent actuellement dans leur vie. Donc elles vivent finalement une difficulté assez marquée par rapport à cette caisse de sens, qui est, moi je vis ça comme réellement un véritable… sens dans ma vie, je me sens à ma place et pourtant on me renvoie que c’est pas juste, que c’est pas aligné, donc je me sens ni compris ni reconnu par mon entourage dans ce sens que j’ai enfin trouvé. Et ça c’est vrai que c’est quand même assez difficile à vivre. Pourquoi c’est difficile à vivre ? Tout simplement parce que l’un des besoins humains les plus importants c’est d’être justement reconnu par les autres et surtout… de ne pas se sentir rejeté. Donc forcément, il y a cette souffrance-là qui s’est activée. Et je parle bien de souffrance quand on se sent non reconnu, justement par ce qu’on met en place. Et ça, on le voit très bien dans l’observation cérébrale. Je m’explique, on parle de plus en plus en neurosciences du cerveau neurosocial, notamment dans son aspect de besoin absolu de lien et de ne surtout pas être rejeté par le groupe de référence. Alors, si ça vous parle, je vous ferai un épisode sur le cerveau neurosocial, parce que c’est vrai que ça, c’est quand même quelque chose que je trouve extrêmement important à comprendre, notamment dans la quête de sens, et notamment justement par rapport à cette question dans cet épisode. Donc, voilà, on a un besoin absolu de se sentir reconnu. Et quelque part, on se trompe un petit peu. justement dans notre ressenti. C’est à dire que forcément quand on met en oeuvre un projet qui est associé au sens de nos vies, on a du mal à le dissocier de toute notre identité. Dans notre société d’ailleurs on a quand même largement tendance à confondre l’être et le faire et Et forcément, nos projets comme ça… on a l’impression que c’est toute notre identité. Et alors, ce qui peut se passer, c’est que justement, si nos projets liés au sens sont critiqués par nos proches, eh bien, on a l’impression que c’est toute notre personnalité qui est justement rejetée et critiquée. Et donc, il y a un gros travail à faire pour réussir à se dissocier justement de nos actes, des œuvres que nous offrons au monde. Sauf que malheureusement… Comme je l’ai dit, quand forcément il y a du sens lié au projet que nous mettons en œuvre, c’est d’autant plus difficile de se dissocier. Pour aider à traverser justement ces situations où on ne se sent pas reconnu dans les projets remplis de sens pour nous que nous mettons en œuvre, déjà la première chose à faire, c’est d’apprendre à ne plus dépendre de la validation des autres. Alors je sais c’est difficile, pourtant apprendre à ne plus dépendre de la validation des autres, c’est essentiel car c’est un véritable obstacle à la réalisation, à notre réalisation. et donc on peut au fait de se créer une vie remplie de sens. Donc c’est vrai que travailler cette question-là, eh bien elle est centrale. Je vous renvoie d’ailleurs pour ça vers un des épisodes que j’ai mis en ligne sur deux bouquins qui parlent de cette thématique, notamment « Avoir le courage de ne pas être aimé » et également « Laisse les faire » . Donc dans cet épisode, je travaille cette question-là de ne plus attendre la validation des autres pour… réussir à pleinement se réaliser dans nos vies. Alors, oui, c’est difficile, bien évidemment, mais c’est ce qui nous permet d’arriver à ce qu’on appelle de nos jours la complétude. Alors, la complétude, c’est une thématique qui nous invite à ne dépendre finalement que de nous-mêmes. Alors, attention, là, ça peut paraître un petit peu individualiste dit comme ça. Au contraire, j’ai envie de dire. Plus on va justement pouvoir être en capacité par nous-mêmes d’avancer, de mettre en œuvre des projets, plus on peut se relier aux autres, mais de manière juste et alignée et adaptée. Parce qu’on ne sera pas dans l’attente que l’autre justement répondra à nos besoins. On sera dans cette capacité à affirmer nos valeurs, à affirmer le sens que nous trouvons à notre vie. Et donc, pourquoi pas ? aussi être en capacité à inspirer d’autres personnes. Donc c’est vrai que dans notre société de plus en plus individualiste, ces grands thèmes-là de répondre à soi-même à ses besoins peuvent amener justement à une petite incompréhension. Pour moi, dans mes propos, dans la façon dont je l’entends, c’est vraiment l’inverse presque de l’individualisme, puisque c’est une façon de revenir aligné dans ce monde, de pouvoir offrir notre personnalité pour pouvoir, pourquoi pas, inspirer les autres, comme je l’ai dit, et à la fois, sans attendre la validation. Alors, pour comprendre ça, ou en tout cas pour y arriver, pas à pas, parce que je pense que ça, c’est un très très long chemin, il y a quelque chose que l’on peut réfléchir ou travailler, c’est la question de la vision du monde. Alors, à nouveau, je vous renvoie vers un autre épisode. Je mettrai les liens en description, bien évidemment. Je vous renvoie vers un autre épisode où j’explique en détail cette notion de la vision du monde, qui est, pour la simplifier là aujourd’hui, qui est le fait que tout se construit finalement dans notre cerveau. Que nos expériences, principalement, colorent bien évidemment la façon dont on va voir tout ce qui nous entoure. Et donc tout ce qui est l’autre aussi. Donc en gros, pourquoi j’explique ça ? Ce que je veux expliquer par là, c’est que lorsque quelqu’un nous dit que notre projet n’a pas de sens, n’a pas de valeur, n’a pas d’intérêt, pourquoi pas ? Eh bien en réalité, ça ne dit rien de notre projet. Ça ne parle que de la personne, que de sa vision du monde, de sa façon de voir l’intérêt, le sens, etc. Plus on va traverser, justement, travailler cette notion de vision du monde, plus, pas à pas, on va réussir à se détacher, justement, de ce que les autres nous renvoient. Alors, c’est vrai que c’est quand même un gros, gros, gros travail. Là, on touche à quelque chose qui est assez central, notre besoin de lien, notre besoin d’être reconnu et notre besoin de sens. C’est pour ça que, forcément, moi, cette question elle-même touche, parce que je suis, bien sûr, moi aussi, impactée par ce ressenti-là par moment. Or, très clairement, Se créer une vie qui a du sens, c’est aussi une façon de retrouver une liberté intérieure, notamment vis-à-vis du regard des autres. Donc avançons sur nos chemins vers le sens. Celui-ci va aussi nous amener pas à pas à nous libérer de cette attente que nous avons, quelque part très infantile, ni plus ni moins, d’être reconnus et validés par les autres. Voilà, j’espère que je réponds un petit peu à votre question par rapport à ça. Si vous avez des commentaires, je les recevrai avec grand plaisir. Si vous avez besoin que je complète mon propos, je suis bien sûr toujours à votre disposition, notamment dans l’espace commentaires. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. À bientôt ! Vous venez d’écouter une étincelle du podcast « Où est le sens ? » Si cela vous parle… Les épisodes longs du podcast prolongent la réflexion. Venez m’y retrouver pour continuer à avancer, ensemble, vers ce qui fait sens.