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Transcription automatique par Ausha :


Quand l’épisode d’aujourd’hui va sortir, nous serons déjà mi-septembre et peut-être que, comme beaucoup, vous êtes dans le tunnel des choses à faire et de l’emploi du temps à maîtriser. Mais et si cela était justement un obstacle au sens ? Pour réfléchir à ça ensemble, aujourd’hui je veux vous parler de balader un chat en laisse, de curiosité et de quête de sens bien évidemment. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez « Où est le sens ? » Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Cet été, j’ai donc eu à promener en laisse la petite Calie, une chatte de 7 ans. Alors, ne vous offusquez pas tout de suite, c’était suite à une opération avec une obligation de rester au calme au maximum. Mais j’ai quand même eu, suite à cette opération, envie de lui offrir quand même l’extérieur grâce au harnais et à une laisse. Et elle l’a d’ailleurs extrêmement bien accepté, ce qui m’a beaucoup surpris dès la première fois. C’était d’ailleurs la première fois aussi pour moi de promener un chat en laisse et je dois avouer que c’est un vrai concept philosophique, ni plus ni moins. Promener son chat en laisse, ça n’a absolument rien à voir avec ce qu’on voit sur les réseaux la majorité du temps. Pourquoi ? Parce que le chat, il attend 20 minutes pour démarrer, il fait trois pas, il s’assoit à nouveau, se relève, passe 20 minutes à renifler une feuille, puis marche. Fais demi-tour, etc., etc. Alors, vous allez peut-être me dire, oui, comme un chien, en fait. Alors, oui, comme un chien, sauf que si le chien, il passe 20 minutes à renifler une feuille, il y a de fortes chances qu’on lui dise, bon, on y va. Et dans ce cas, on y va. Sauf qu’avec un chat, le on y va, c’est, ah non, non, on n’y va pas. Alors, pourquoi ça m’a inspiré, finalement, cet épisode, cette expérience avec cette petite ? Eh bien, car si on vit… vraiment l’expérience de balader son chat en laisse, c’est super méditatif à regarder. Parfois, je le faisais d’ailleurs sans prendre mon téléphone et observer sa curiosité est finalement super inspirant. Pourquoi ? Parce que depuis combien de temps n’avons-nous pas vraiment observé une fleur ou une feuille avec curiosité ? Il est fort à parier que c’était il y a bien bien bien longtemps, car notre cerveau adulte, il est fait comme ça. Il se dit, ça je sais, ça je connais, donc pas le temps, finalement pas besoin plutôt de chercher à observer avec attention. En s’étant de rentrée, nous parlons objectifs, motivations, rarement de curiosité, ou en tout cas peut-être un peu moins souvent de curiosité. Pourtant… Si je reste du côté du cerveau et des neurosciences, la curiosité, elle est réellement indispensable. Ainsi, un article de l’école normale supérieure nous rappelle que les trois piliers pour garder un cerveau en bonne santé au cours du vieillissement, eh bien, sont l’activité physique, des relations sociales de qualité et rester curieux et avide d’apprendre tout au long de sa vie. Je vous mettrai cet article en description de cet épisode. Donc si on parle de l’art, et si un des enjeux pour cette rentrée, mais aussi pour le reste de l’année, ça serait de ne pas chercher à tout maîtriser, mais d’être curieux. La curiosité, ce n’est pas seulement apprendre ou accumuler des connaissances, c’est surtout accepter de ne pas tout savoir, ou plutôt de se souvenir que l’on ne sait pas tout. Non, on ne connaît pas cette feuille-là. Ou cette fleur-là. Je reprends ma métaphore de la balade avec Ali et je grossis le trait, bien évidemment, pour illustrer un petit peu mon propos. Je vous l’avais compris, avec cette histoire de feuilles, j’ai repris la métaphore de ma balade avec la petite Calie et grossis le trait, bien évidemment. Mais la curiosité, c’est donc rester ouvert à ce qui peut nous surprendre. Et c’est finalement une véritable… posture face à la vie, c’est passer du contrôle à l’exploration. Nous avons tendance, en tant qu’être humain, pour nous rassurer bien évidemment, à chercher des certitudes et à vouloir confirmer ce que l’on sait déjà. C’est d’ailleurs un des fonctionnements clés du cerveau, notamment pour économiser son énergie, et on nomme cela un biais de confirmation. Biais de confirmation, c’est bah oui, ça c’est une feuille, je le savais déjà. On n’a pas besoin d’y réfléchir, donc ça économise notre énergie cérébrale. La curiosité, elle nous sort justement de ça. Et elle nous invite à nous poser des questions plutôt qu’à chercher des certitudes. D’ailleurs, elle transforme aussi, parfois, des difficultés en occasion de découvrir quelque chose sur soi, sur les autres et le monde. D’ailleurs, quand on parle de curiosité, on pense souvent à quelque chose qui nous oriente vers le monde. On parle de voyager, rencontrer, découvrir, apprendre. Sauf qu’il existe… aussi une véritable curiosité envers soi-même. Ça, c’est pas simple quand même, parce que ça nous demande de sortir du filtre du jugement. Mais c’est se poser de manière neutre des questions telles que Pourquoi ai-je réagi comme ça ? Qu’est-ce qui m’anime vraiment ? De quoi ai-je vraiment envie maintenant ? Alors, comme je le disais, ça c’est ce genre de questions, c’est pas simple du tout. Car, bah oui, nous avons… plein d’angles morts en ce qui nous concerne. Mais se poser ces questions-là avec une véritable curiosité, c’est une véritable source de connaissance de soi et de chemin vers le sens. Mais la curiosité, c’est aussi une source de connaissance de l’autre. Nous passons notre temps à juger et à catégoriser. Il réagit comme ça parce qu’elle est comme ça. Et la curiosité… c’est un véritable antidote à cet obstacle à la vraie connaissance de l’autre. La curiosité, c’est accepter qu’il existe une histoire derrière chaque comportement. D’ailleurs, je pense que deux épisodes que j’ai déjà publiés sur ce podcast permettront de compléter ceci. Ces deux épisodes s’appellent « Nos souffrances invisibles » et « La fameuse vision du monde » . Je vous mets les liens en description. Pourquoi je vous propose ces deux épisodes complémentaires ? Tout simplement parce que je ne peux pas à chaque fois réinvestir en totalité les notions que j’aborde. Mais là, ce que j’expliquais avec cette notion de curiosité, c’est que plus on va faire preuve de l’envie de découvrir l’autre vraiment tel qu’il est, plus on va sortir du jugement que nous plaquons tous et toutes, ni plus ni moins, en permanence. Mais alors, et le lien avec le sens par rapport à tout cela ? Eh bien, la curiosité, c’est un véritable moteur de sens. Je rappelle que le sens, d’ailleurs, il ne se fabrique pas, mais il se découvre. Sauf que difficile de découvrir si l’on pense déjà tout savoir, sur nous, sur le monde et ou sur les autres. Nous nous fixons souvent des objectifs à long terme, surtout, comme je le disais, dans les périodes de rentrée. Mais souvent, le sens se découvre quand on prête attention ici. et maintenant, donc en sortant des objectifs à long terme. Car c’est ici et maintenant que les émotions sont présentes. Et les émotions, elles sont un indicateur précieux de ce qui nous convient et ou de ce qui nous fait vibrer. Les émotions, elles sont un appel. Un appel à changer quand c’est une émotion désagréable, la peur, la colère, ou à reproduire quand c’est une émotion agréable. La curiosité, cela nous rend donc disponibles aux appels de la vie. Et ces appels, ils sont notamment ceux du sens. Une petite précision, cependant, la curiosité n’est pas une qualité, selon les principes de la logothérapie. C’est plutôt une posture face à la vie, comme je le disais un petit peu en avant. Pourquoi cette précision est importante pour moi ? Eh bien parce que les qualités dans notre société, elles sont connotées… positivement, c’est plutôt valorisé. Et d’ailleurs, on nous indique qu’on doit les développer au détriment des défauts, et je mets bien de gros guillemets, parce que pour moi, il n’y a pas de défauts en réalité, mais plutôt des axes d’amélioration. Donc l’idée, c’est si on prend la curiosité non pas comme une qualité, mais comme une posture face à la vie, eh bien c’est neutre. Et si c’est neutre, eh bien c’est plus facile, en effet, d’être dans le non-jugement par rapport à… tout ce qu’elle peut nous proposer notre curiosité. La curiosité, c’est celle du chat, en réalité. C’est ni positif, ni négatif. C’est juste là, quand elle passe 20 minutes à observer intensément une feuille. Alors, on arrive bientôt à la fin de cet épisode, et j’ai envie, pourquoi pas, de vous proposer deux défis en lien avec cette thématique-là. Notamment, si vous avez envie de retrouver l’âme curieuse de l’enfant. Cette semaine, première proposition, cette semaine, choisissez quelque chose que vous faites en automatique. Le trajet vers le travail, se brosser les dents, promener son chien ou son chat. Et essayez de le vivre comme si c’était la première fois. Deuxième défi, posez-vous chaque jour une question dont vous n’avez pas encore la réponse. D’ailleurs, pas besoin de l’avoir la réponse. Juste, poser la question est suffisant. Pourquoi ? Tout simplement car cela éclaire tout ce que nous ne savons pas. Et oui, il y a un paquet de choses que nous ne connaissons pas. Et se rendre compte de cela, ça ouvre tout un univers de curiosité. Qui, je l’espère, vous offrira un nouveau sens à votre vie. Ou tout simplement, une chouette balade avec votre chat. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.