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Transcription automatique par Ausha :
Nous sommes désormais en octobre, la rentrée est passée depuis longtemps et nous avons donc repris nos routines, nos habitudes et nos têtes de gens bien trop sérieux, notamment dans les transports en commun. Où sont passées nos envies d’enfants de découvrir le monde avec avidité et surtout avec légèreté ? Pourquoi pour certains auteurs, le sérieux est clairement devenu le mal du siècle ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble aujourd’hui. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez « Où est le sens ? » Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble. vers ce qui fait sens. Je vais commencer en vous racontant une petite histoire. Lors d’une formation Agilité Émotionnelle en entreprise, j’ai l’habitude de faire une micro-séance de yoga du rire. Alors si vous ne connaissez pas le yoga du rire, l’objectif est de se « forcer » à rire en groupe grâce à certains exercices et souvent ensuite le rire devient naturel car très communicatif. Et une fois dans un groupe, il y a eu un participant qui justement avait un rire, mais extrêmement, extrêmement communicatif. Donc, on a vraiment eu un fourrir collectif qui nous a fait un bien fou. C’était en fin de journée, c’était un moment absolument extraordinaire. Et dans le tram de retour, je repense forcément à ce moment. Et d’un coup, à nouveau, le fourrir me prend. Sauf que, eh bien, ce fourrir, je l’ai tout simplement bloqué. Et ça, eh bien, ça m’a pas mal interpellée. Parce que j’avais passé deux jours… à travailler la question du lâcher prise émotionnelle et aussi la libération du regard des autres. Et là, je me retrouve à bloquer quelque chose qui aurait été forcément extrêmement agréable. Mais j’ai, soyons honnêtes, tout simplement eu peur de passer pour folle à me marrer toute seule. Et ça, malheureusement, on le vit tous et toutes très fréquemment. Sur la question du rire, on entend souvent que les enfants rient 400 fois par jour contre seulement 15 fois pour les adultes. En réalité, cette statistique très répandue, elle n’a pas de source scientifique clairement identifiable. Donc attention avec ce genre de ratio. En revanche, des recherches qui datent de 2002 portant sur plus de 10 000 personnes montrent bien, oui, que la fréquence du rire diminue globalement avec l’âge. Nous ne rions pas assez, c’est évident. Mais nous avons également perdu notre spontanéité de l’enfant. Ainsi, même nos loisirs deviennent ni plus ni moins des projets à optimiser. Il faut être productif, que le projet soit valorisant, voire instagrammable. Même prendre soin de soi devient une injonction super sérieuse avec des routines en 8 étapes pour la skin care. Nous avons désormais du mal à simplement nous amuser pour nous amuser. D’ailleurs, un fait intéressant que vous avez sans aucun doute remarqué, souvent, on s’autorise à retrouver notre âme d’enfant en présence d’enfant. Le parent, il va tout à fait s’autoriser à faire de la balançoire quand son enfant est là. Par contre, il y a peu de chances qu’il le fasse seul en sortant du bureau pour décompresser. Alors pourquoi, en tant qu’adulte, en sommes-nous là ? Peut-être déjà, car le sérieux, ça nous donne une impression de contrôle, de maîtriser les choses et donc de se protéger. Le sérieux, ça permet d’éviter le regard des autres, le ridicule, mais aussi l’échec. D’ailleurs, ce qui est quand même questionnant, c’est que les jeunes indiquent désormais clairement la peur d’être gênant. Ça, c’est lié à l’omniprésence de l’image. De nos jours, tout peut être filmé et se retrouver sur les réseaux, avec malheureusement tout ce qui peut être lié à cela, le harcèlement notamment. Et forcément, ça ne les aide pas à oser sans avoir peur du ridicule. Finalement, nous perdons peu à peu notre spontanéité. Et être sérieux, eh bien oui, devient finalement ne surtout pas se mettre en danger. Alors attention, je ne dis pas que ce n’est pas légitime comme ressenti. Nous avons d’ailleurs tous et toutes déjà subi la moquerie ou pire du harcèlement. Nous savons donc à quel point cela peut être dur ou carrément terrible quand on parle de harcèlement. Nous avons donc appris à nous protéger. Mais cette protection, ça nous empêche de vivre notre vie mais aussi de trouver de la joie. Le sérieux nous empêche la curiosité, de faire quelque chose juste comme ça pour rien. de créer, de se tromper aussi. Et toutes ces choses-là, elles sont source de plaisir en réalité. Alors, vous allez peut-être me dire mais le monde, lui, il est sérieux, donc comment ne pas l’être ? C’est vrai qu’on pourrait le penser. Et à la fois, la légèreté n’est pas la superficialité. Car on peut être profondément engagé dans ce monde et pourtant savoir rire, jouer, faire l’idiot. Car Et si justement, la légèreté était un levier pour faire face à ce monde en tension ? Et c’est justement avec cette question-là que l’on recoupe la question du sens. Nous pensons souvent que le sens de nos vies se trouve dans des choses sérieuses. Un métier, des engagements, des responsabilités. Ce qui met d’ailleurs une pression assez importante. Or, ce que nous explique Viktor Frankl, le père de la logothérapie, donc la thérapie centrée sur le sens, c’est qu’une des grandes sources de sens se trouve en réalité dans l’expérience. Donc, dans ce que nous vivons, expérimentons, découvrons, ressentons. Et donc, pas seulement dans de grandes choses, de grands projets. La joie, le rire, la beauté peuvent être des expériences riches de sens. Car oui, une vie riche de sens, n’est donc pas forcément une vie grave, bien au contraire. Retrouver la légèreté, ça permet de se retrouver, retrouver ses envies réelles cachées, souvent, oui, sous des couches de sérieux. Et c’est ça qui peut nous remettre sur chemin vers le sens. Alors, maintenant que, j’espère, vous avez compris avec moi l’intérêt de se remettre un petit peu en tension, un petit peu en danger, et retrouver finalement la légèreté, la joie de l’enfance, quelques pistes justement pour y accéder. Tout d’abord, pour une fois, essayez de faire quelque chose sans aucun objectif. Sans le partager sur les réseaux, par exemple. Non, juste pour soi. Autre chose, ça je trouve qui est extrêmement puissant, retrouver des activités que l’on faisait enfant ou adolescent, des livres que l’on lisait aussi. Vraiment, repratiquer cette activité-là, c’est une sensation, si vous l’avez déjà fait, vous l’avez forcément vécu, c’est une sensation qui est très particulière parce que, oui, on a l’impression de retrouver l’enfant. Ça peut être un moteur très intéressant de retour vers notre âme d’enfant. Également, laisser une place à l’imprévu. Oui, alors ça, c’est pas simple, j’en conviens, dans nos vies extrêmement rythmées. Mais oui, parfois, se tromper de chemin. laisse place à l’imprévu et peut permettre une expérience très riche de sens. Autre chose, accepter d’être mauvais et aussi de rire de soi. Alors ça c’est pareil, c’est super difficile. Donc attention, quand je vous dis ça, c’est pas une injonction, c’est un chemin, c’est une piste tout simplement. Qu’est-ce qui peut nous aider à ça ? Déjà, se souvenir que tout le monde a été un jour débutant. et que personne ne maîtrise toutes les activités et tous les sujets. Allez, je vais même vous faire une proposition encore plus concrète, avec l’idée d’un défi. Alors, le défi que je vais vous proposer, il est tiré au sort dans le livre 365 jours pour retrouver son âme d’enfant, paru aux éditions Larousse. J’ai un petit peu peur d’écorcher le nom de l’autrice, donc je vais éviter, et à la place je mettrai le lien vers cet ouvrage très sympathique. dans la description de cet épisode. Donc j’ai tiré au sort un défi proposé parmi les 365 défis, et j’ai vraiment tiré au sort. Mais ce qui est assez rigolo, c’est que ça tombe bien, car le défi que je vais vous proposer, je l’adore vraiment, et je l’avais d’ailleurs réalisé avec une amie. Je suis sûre d’ailleurs qu’elle se reconnaîtra, et je l’embrasse donc très fort au passage. Ce défi, il est nommé « Ramène un trésor » . L’objectif, c’est d’aller se promener avec son âme d’enfant. Et cette âme d’enfant qui voit dans chaque caillou, chaque feuille, un trésor inestimable. Si vous vous prenez au jeu, oui, je vous promets qu’en effet, vous trouverez des trésors. Alors, vous allez peut-être me dire « Oui, mais quel objectif a ça ? » Eh bien, aucun, justement. Si ce n’est, peut-être, enfin… de prendre du plaisir à être ici et maintenant, de redécouvrir le monde avec des yeux d’enfant et de retrouver enfin la liberté que nous avons perdue en grandissant. Allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. À bientôt ! Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée. Et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.