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Transcription automatique par Ausha :
Dans le premier épisode sorti dimanche dernier et consacré à la notion de sens au travail, nous avons essayé de voir si le travail a encore un sens. Aujourd’hui, nous allons voir quoi faire pour retrouver du sens au travail quand on semble finalement l’avoir perdu. Allez, je vous emmène avec moi. Vous écoutez Où est le sens ? Ici, une flamme s’allume. Celle qui éclaire le chemin, celle qui réchauffe, celle qui guide. Je suis Stéphanie Morand, conférencière et formatrice. Dans ce podcast, on explore ce qui donne direction, profondeur et vitalité à nos vies. Écoutez ce qui se réveille en vous et avançons ensemble vers ce qui fait sens. Alors, avant de commencer, une toute petite précision. Quand je parle de… Travail, ce n’est bien sûr pas que l’activité professionnelle. Il peut s’agir aussi, par exemple, de l’investissement d’une personne retraitée dans des associations. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que ça prend aussi beaucoup de place et de temps dans la vie de ces personnes-là. Et parfois aussi, le sens peut se perdre dans ce contexte, même s’il était bien sûr au démarrage parfaitement choisi. Donc cet épisode, il vous est oui aussi dédié. Toutes les personnes qui ont une activité à l’extérieur de chez eux, même si j’utilise le mot travail, remplacez-le par implication dans des associations par exemple, etc. Mais voilà, c’est pour toutes les personnes qui ont une activité à l’extérieur. Alors, le premier point à réfléchir si vous pensez avoir perdu le sens au travail, c’est qu’avez-vous perdu en réalité ? Est-ce que c’est le travail en lui-même qui n’a plus de sens ? Est-ce que ce sont les conditions qui ont changé et qui donnent donc l’impression d’avoir perdu le sens ? Est-ce que c’est le lien avec les collègues, l’encadrement, les clients, les bénéficiaires qui ne sont plus satisfaisants ? Ou est-ce nos propres aspirations quelque part qui ont changé ? Ces questions, elles sont importantes parce qu’elles permettent de faire la différence entre une fatigue, un épuisement et une réelle perte de sens. Car… parfois, oui, une fatigue peut nous donner l’impression d’avoir perdu le sens. Et le sens, il est peut-être alors seulement caché sous des liens devenus insatisfaisants, par exemple. Alors attention, comme je l’ai déjà dit dans l’épisode 1, que je vous invite à aller écouter si ce n’est pas encore déjà fait, l’idée n’est certainement pas de minimiser la souffrance au travail. La question du sens, elle n’est Pas à se poser clairement en l’état si vous vivez dans un environnement toxique. Parce que se poser cette question-là, ça serait presque minimiser votre souffrance et pourrait au contraire l’aggraver. Donc si vous avez des doutes, je le redis, je l’ai dit dans l’épisode 1, mais je le redis parce que c’est très important pour moi. Si vous êtes dans une souffrance professionnelle et que vous avez des doutes sur ce que vous traversez, faites-vous accompagner. Ça vous permettra justement d’éclaircir les situations que vous traversez et de mieux comprendre s’il s’agit d’un environnement inapproprié ou d’une perte de sens. Alors, revenons à la perte de sens. L’idée, ça va être de chercher où il peut encore se trouver, où se retrouver. Souvent, nous cherchons le grand sens, celui qui va nous épanouir sur de nombreux plans. Et ça, je vous envoie à nouveau vers l’épisode 1 où je l’avais expliqué. Or le sens, en réalité, il se cache souvent dans des actes très concrets, voire très simples. Pour nous aider à comprendre ça, on peut se poser la question qu’est-ce que mon travail, mon activité m’apporte et apporte concrètement ? Donc pas qu’à moi, aux autres, au monde. Se poser cette question-là… Qu’est-ce que le travail m’apporte et apporte concrètement ? Eh bien, ça permet de mettre en lumière une des trois voies du sens selon la logothérapie. Allez, la première voie du sens, c’est la création. Donc la création, ce que l’on crée, accomplit, qui est un facteur puissant de sens. Or, parfois, sous la pression, la fatigue, nous perdons de vue justement ce que le travail peut apporter au monde. Et ça ? Pour retrouver du sens, c’est important d’aller à la recherche, de se rappeler de ce que finalement nous créons. La seconde voie du sens, c’est l’expérience. Et ça, l’expérience, ça va passer par ce que l’on vit et ou reçoit. Donc la question, c’est quelles rencontres, relations, expériences ont encore de la valeur dans ce que je vis dans mon quotidien. Le sourire d’un client, d’un bénéficiaire par exemple, permet souvent de refaire émerger le sens qu’on a perdu sous la pression ou la fatigue. Et enfin, un accent. peut être très intéressant pour retrouver du sens, c’est notre positionnement. Nous n’avons souvent pas la main sur les contraintes, le salaire, les collègues, les conditions de travail, etc. Mais nous avons une liberté, notre façon de réagir face à cela. Et ça, eh bien oui, c’est une source très puissante car ça nous redonne notre liberté intérieure. Oui, nous choisissons en… permanence. Je vais m’expliquer, mais cette question-là, elle surprend souvent beaucoup mes participants et participantes en formation. Pourtant, c’est vraiment une notion importante car elle nous redonne du pouvoir et de la liberté. Ce que nous devons comprendre, c’est que nous avons toujours le choix. Oui, tous les matins, nous choisissons consciemment de rejoindre un travail qui peut-être ne nous convient plus. Je vous entends presque hurler là en m’écoutant. Et vous allez peut-être dire mais c’est complètement faux, j’ai des factures à payer, le loyer, etc. Et oui, vous avez tout à fait raison, c’est vrai. Mais par contre, on pourrait faire différemment et en subir les conséquences. L’idée, c’est que oui, on pourrait ce matin-là ne pas aller travailler. Mais par contre, on aurait bien sûr des conséquences. Donc nous avons en permanence le choix. Alors attention, quand je dis ça, le but n’est certainement pas de faire culpabiliser. Au contraire, bien comprendre cette notion-là, ça ramène de la légèreté. Comme je l’ai dit, oui, je pourrais ne pas aller travailler ce matin. Mais je choisis d’y aller pour ne pas subir les conséquences négatives. Comprendre cela, que l’on a choisi en conscience, ça permet peut-être d’être… un petit peu moins ronchons au travail. Ou en tout cas, de vivre la journée avec un petit peu plus de légèreté. Je vais prendre un exemple. J’adore souvent les formations parce qu’il y a toujours un côté un petit peu magique par rapport à ce qui se passe. Je m’explique. J’ai expliqué ce concept-là à un groupe et clairement on n’était pas d’accord avec ça. Me renvoyer à juste titre que la vie c’est pas si simple et que nous avons des obligations, etc. Et j’ai une participante qui, elle, dit Mais moi, je suis tout à fait d’accord avec vous. » Et elle nous explique que ça faisait des mois qu’elle vivait dans un environnement toxique au niveau professionnel. Et un jour, elle a compris ça. Elle a dit « Mais finalement, tous les jours, je choisis d’y retourner. » Et là, elle a pris une décision. Elle a tout quitté. Elle a démissionné. Alors, chapeau bas quand même à cette participante. Je ne sais pas, peut-être qu’elle m’écoutera, on ne sait jamais. Mais chapeau bas. Elle était maman solo. avec enfant en bas âge à cette époque-là, et elle a démissionné. Donc, vraiment, oui, chapeau, clairement. Par contre, ce qu’elle nous racontait, c’est que derrière, ça a été un immense cadeau, parce qu’elle a pu trouver le travail qui lui convenait en tout point, quelque part. Donc, ce qu’elle a vraiment mis en lumière, c’est que oui, nous choisissons. Mais attention, l’idée, encore une fois, n’est pas de se culpabiliser, mais de vivre les choses avec un petit peu plus de légèreté, comme je le disais. en se disant, ben ok, là, pour l’instant, j’en suis là. Pour l’instant, je choisis d’être, de rester dans ce travail qui ne m’épanouit pas. Et c’est ok, on verra plus tard si je fais un autre choix. Mais aujourd’hui, à chaque instant, je fais ce choix-là. Ce discernement-là, il nous permet, comme pour ma participante, eh bien, parfois, oui, de partir. Ou alors, eh bien, oui, de rester plus léger, comme je le disais. mais aussi de retrouver du sens dans des petites choses alors que nous l’avions perdu. C’est grâce à cela finalement qu’on va pouvoir se dire « bon, je fais ce choix-là, c’est vrai que c’est difficile, mais c’est vrai que j’aime bien la relation avec telle personne, telle personne, puis quand même, ça aide quand je fais telle tâche, etc. » Donc ça permet de nous reconnecter aux petites choses en lien avec le sens. Car comme je l’ai dit, c’est là qu’il se cache en réalité. Le sens dans les petites choses. Et d’ailleurs, ça va permettre de reconnecter le travail avec nos valeurs. Ça permet ainsi de se demander ce qui compte vraiment pour nous et de se poser ensuite la question « Quelles valeurs je peux encore exprimer dans mon travail ? » « Est-ce que je peux modifier quelque chose pour qu’il soit davantage en cohérence avec mes valeurs ? » Ainsi, dans des petites actions, remettre du sens permet de pouvoir exprimer à nouveau nos valeurs si importantes pour notre bien-être et notre santé mentale. Mais si… Après tous ces questionnements-là, on se rend compte que retrouver du sens, c’est vraiment pas possible dans notre métier actuel. Est-ce que la seule solution dans ce cas-là est partir ? Peut-être pas. Non, parce que parfois, comme on l’a vu, c’est impossible compte tenu de nos contraintes personnelles. Mais je le rappelle, le travail n’a certainement pas à être notre unique source de sens. Un autre exemple de participante. On travaillait justement la question des valeurs et cette participante m’expliquait que, eh bien, elle vivait très mal depuis quelques mois son activité professionnelle. En la faisant réfléchir aux valeurs importantes pour elle, elle a compris qu’elle croyait à tort que sa valeur fondamentale était la bienveillance. Elle avait beau mettre toute la bienveillance qu’elle voulait dans sa relation avec ses clients, elle ne se sentait pas nourrie. Et en l’écoutant, moi je me suis dit, je ne suis pas sûre que ça soit votre valeur. Number one presque. Et en réfléchissant, elle s’est rendue compte qu’en effet, pour elle, c’était la justice sa valeur la plus importante. Et elle avait l’impression que dans sa structure était vécu beaucoup d’injustices en lien avec la clientèle justement. Donc en réfléchissant avec elle, il n’était pas possible de quitter son travail, ou en tout cas elle ne souhaitait pas quitter son travail, mais elle a pris la décision de s’investir dans une association d’aide humanitaire qui lui a permis de remettre sa valeur de justice sociale au service ni plus ni moins du monde. Donc le sens n’est pas forcément dans ce que l’on fait, mais dans notre manière dont on contribue au monde. Et cela, oui, peut se vivre bien sûr dans le travail, mais aussi dans des associations, mais aussi par exemple dans l’art que nous offrons au monde, dans la relation avec nos voisins, dans un simple compliment même. offert à un inconnu, compliment qui lui aura alors illuminé sa journée. Notre société consumériste, elle nous a fait croire que le travail n’était plus seulement un moyen de subvenir à nos besoins et d’avoir des projets, mais aussi toute notre identité et notre unique source de sens. Et je crois qu’une fois qu’on a compris tout ça, il est grand temps de se réapproprier notre sens dans le travail. Oui, pourquoi pas, si cela vous parle. Mais surtout dans ce qui nous rend unique. Voilà, on est à la fin de cet épisode. Et je ne peux que vous souhaiter une belle réflexion, justement, sur ce qui vous rend unique. Mais allez, maintenant, je vous laisse reprendre votre chemin. A bientôt. Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode de Où est le sens ? J’espère vraiment qu’il vous aura apporté un éclairage sur votre chemin. Pour continuer à avancer ensemble, pensez à me suivre sur votre plateforme d’écoute préférée et on se retrouve très vite dans un prochain épisode.